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Bordeaux : Son vin serait-il plus fiable que son eau du robinet ?
Bordeaux : Son vin serait-il plus fiable que son eau du robinet ?
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22 juillet 2011
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Bordeaux : Son vin serait-il plus fiable que son eau du robinet ?

Bordeaux : Son vin serait-il plus fiable que son eau du robinet ?

Des seuils élevés de perchlorates d’ammonium avaient été relevés en juin dernier dans plusieurs sources d’alimentation de l’agglomération bordelaise. Selon la préfecture de Gironde, qui s’est exprimée le 21 juin dernier, l’eau du robinet des bordelais serait néanmoins saine. Et selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), les perchlorates d’ammonium détectés ne sont ni cancérigènes, ni mutagènes.

Un quart des sources d’alimentation en eau de l’agglomération bordelaise avait été mis à l’arrêt le 1et juillet dernier, et ce en raison de la présence de taux importants de perchlorate d’ammonium dans l’eau. Cette pollution avait déjà été relevée dans les eaux de la Garonne en janvier dernier, avant de s’étendre en Gironde au cours du printemps. Selon plusieurs sources de presse, cette diffusion du perchlorate d’ammonium serait lié aux activités du groupe SNPE, spécialisé dans la chimie fine. Et suite à cette découverte, la Lyonnaise des Eaux avait recommandé, en qualité de distributeur, aux 35 000 foyers de la région de ne pas boire l’eau du robinet.

Selon Gérard Chausset, vice président de la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) et élu d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), ce conseil était venu à point nommé, car pour ce dernier « le perchlorate d'ammonium peut avoir des conséquences sur la santé en agissant sur la thyroïde ». Des taux atteignant jusqu’à 30 microgrammes par litre avaient été découverts, bien au dessus du seuil de toxicité fixé par la France, situant ce produit à 4 µg/l pour les nourrissons et 15 µg/l pour les adultes.

Depuis, l’Agence régionale de santé de l’Aquitaine (ARS) a néanmoins affirmé que l’eau, « ne présentant de danger pour personne, ni même pour les nourrissons », peut à nouveau être consommée par tous. Si les autorités insistent sur l’absence de lien avéré entre les perchlorates et « des effets cancérigènes ou mutagènes », des experts évoquent une probabilité de baisse en hormones thyroïdiennes. La préfecture a publié un arrêté enjoignant les industriels concernés par cette pollution à établir un diagnostic du site et de son environnement. En fonction des résultats, Patrick Stefanini se réservera alors la possibilité de prendre des mesures complémentaires.
 

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Eau Pollution Thyroïde