Pour la professeure Françoise Forette, la longévité est un privilège, à la condition que ceux qui avancent en âge soient actifs et en bonne santé. La révolution de la longévité concerne tous les secteurs, publics et privés, dont les responsables auront à apporter une réponse appropriée avec des solutions innovantes. A quel âge commence le vieillissement ? A la naissance. Jusqu’à 18 ans, il est synonyme d’acquisitions positives. Après, on commence à vieillir lentement, le terme exact étant la sénescence.
Être attentif aux premiers symptômes
A 50 ans, nous avons donc 30 ans de vieillissement derrière nous. C’est un peu l’âge charnière, celui où l’on se fait battre au tennis par son fils, où l’on se fatigue si l’on sort plusieurs soirs de suite, où l’on cherche une maison de retraite pour ses parents… Tout cela donne envie de réagir et de se prendre en charge. C’est surtout vrai pour les femmes avec la ménopause. Beaucoup de questions tournent alors dans la tête avant de trouver la bonne réponse. Attention au renoncement devant la vieillesse, il ne faut pas s’habituer à être vieux et aux baisses de performances. Un des premiers symptômes qui se déclare, c’est que nous ne sommes plus capables d’être en parfaite concordance avec le monde qui nous entoure. Plus on vieillit, moins on l’est. Aujourd’hui, les choses ont tendance à aller plus vite que notre capacité d’adaptation. Il y a aussi le stress de la vie, burn out ou preburn out. La fatigue, physique et intellectuelle. Quand l’organisme est épuisé, on ne peut pas aller bien dans sa tête. Et le mal-être s’amplifie. Si on n’agit pas, on fait le lit de la maladie. Et on a recours à la médecine traditionnelle.
De l’état physique à l’état psychique
Une autre discipline médicale est apparue depuis quelques années, une médecine préventive, de la prévention active, qui intervient avant la pathologie. Elle cherche à comprendre les causes du mal-être, de cette fatigue. Une médecine, privée surtout, qui s’occupe de la santé des personnes bien portantes et qui n’entre jamais en contradiction avec la médecine des soins. Ce sont des médecins anti-âge, des micronutritionnistes, des naturopathes…mais les gériatres ne sont pas en reste, car faire des centenaires actifs est un enjeu majeur des années à venir. Vieillir, bien sûr mais vieillir comment ?
« La grande nouveauté peut-être de ces dernières années, insiste Joël de Rosnay, scientifique, conseiller du président de la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette et auteur d’un livre, Une vie en plus, c’est que jusque-là, on étudiait les fonctions du corps séparément : les neurobiologistes s’occupaient du système nerveux ; les immunologistes, du système immunitaire ; les endocrinologues, du système hormonal… Ces disciplines, qui se parlaient peu, se sont mises à dialoguer les unes avec les autres. On n’hésite plus désormais à établir des ponts entre l’état physique et l’état psychique, entre le corps et l’esprit ; on s’intéresse également à l’influence de nos modes de vie et de notre environnement sur le vieillissement. »
Vieillissement de la population oblige, le « bien vieillir » devient une des préoccupations majeures des plus de 65 ans. Comment ressentez-vous cette tendance ? A quel âge se sent-on « âgé » ? Se préoccupe-t-on aujourd’hui davantage de sa santé ou de son bien-être et de son apparence physique ?
Répondez à notre sondage en cliquant ici
Ce sondage réalisé en collaboration avec BIEN-ÊTRE & SANTÉ, le mensuel N°1 de la Presse Santé Grand Public, fera l’objet d’un BAROMÈTRE DU BIEN VIEILLIR qui sera publié prochainement dans Bien-être & Santé puis CareVox en juin 2012.

Retrouvez chaque mois, gratuitement, Bien-être & Santé chez tous les pharmaciens abonnés.
Merci pour votre participation,
La rédaction CareVox
L'article continue page suivante ...