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Bactérie tueuse : Elle agit comme une colle forte dans l’intestin
Bactérie tueuse : Elle agit comme une colle forte dans l'intestin
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3 juin 2011 | 4 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Bactérie tueuse : Elle agit comme une colle forte dans l’intestin

Bactérie tueuse : Elle agit comme une colle forte dans l'intestin

La propagation de l’épidémie semble se stabiliser, mais l’origine et le mode de diffusion de la bactérie mortelle restent un mystère. La flambée des cas d’intoxications intervenue en Allemagne continue d’inquiéter. Selon l’OMS, 12 pays ont à ce jour signalé des personnes atteintes par la bactérie, toutes ayant un lien avec l’Allemagne. Potentiellement très dangereuse, la bactérie provoque des hémorragies du système digestif et, dans les cas les plus graves, des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU).

Ce sont désormais 19 décès, 18 en Allemagne et 1 en Suède, que l’on peut imputer à la bactérie mortelle qui sévit actuellement en Europe. La propagation semble néanmoins « stabilisée » aux dires du professeur Reinhard Brunkhorst, professeur de la Société allemande de néphrologie et responsable hospitalo-universitaire de la région de Hanovre, l’intéressé observant désormais 2 000 cas de contamination en Allemagne, principalement dans le nord. La mauvaise nouvelle, c’est qu’à ce jour les spécialistes n’ont trouvé aucun traitement efficace pouvant guérir complètement et rapidement les patients. Pou l’instant, les malades les plus gravement atteints reçoivent un médicament à base d’anticorps, Eculizumab.

Mais comme en convient Ulrich Kunzendorf, chef du service de néphrologie du CHU de Kiel, « l’efficacité de ce produit n’est pas encore reconnue ». La bonne nouvelle, c’est que la bactérie a été en partie identifiée. Et ce grâce à une équipe sino-allemande composée non pas d’épidémiologistes mais de microbiologistes et de généticiens. Les scientifiques pensaient avoir à faire à une bactérie extrêmement rare. Il s’agit en fait d’une dangereuse souche mutante, aussi toxique que collante, et qui résulte d'une fusion entre deux bactéries : la souche Escherichia coli entérohémorragique O104 (Ehec), très virulente, et EAEC 55989, souche bactérienne isolée en Centrafrique. La nouvelle souche ainsi formée produit la forme mortelle de la toxine et une "super-glu" qui aide la bactérie à "coller" à l’intestin avec une force jamais observée à ce jour pour E. Coli.

Et c’est la communauté scientifique internationale dans son ensemble qui est désormais mobilisée pour cerner cette bactérie hybride, dénommée Escherichia coli (EHEC) 0104:H4, et insensible aux traitements antibiotiques. Et comme si ça ne suffisait pas, la source de la contamination n’est toujours pas connue. L’arme la plus efficace reste la prévention : Les autorités recommandent vivement de bien se laver les mains avant et après manipulation de légumes crus et surtout de ne pas les consommer sans les avoir cuits, au minimum deux minutes, pour faire disparaître toute trace bactérienne.
 

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Commentaires
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par clostra (IP:xxx.xx4.144.71) le 4 juin 2011 a 13H22
clostra (Visiteur)

pour alléger le propos : le concombre cuit, c’est pas bon, hein, surtout les tartes au concombres !

pour revenir sur le propos : d’après ce que j’ai entendu, les antibiotiques pourraient être efficaces pour tuer le malade et les bactéries qui vont avec, délivrant leur toxine. J’ai "cru" comprendre qu’on évitait d’en donner aux malades (les premiers en étant décédés ?)

J’ai fièrement acheté mon concombre hier, et des tomates made in France (le concombre, je n’ai pas regardé...) et une laitue. et des pommes (remède contre LA maladie) et je vais - j’ai déjà fait ça pour certains de ces légumes - les laisser tremper environ 5 mn (au grand damne de la dame vivant aux US, de Strip Tease qui récupère l’eau de rinçage pour la boire - à voir et revoir - car toutes les vitamines vont passer dans l’eau) dans de l’eau additionnée de bicarbonate de soude (dans le rayon "sel" mais attention de ne pas confondre, dans la vinaigrette, ça fait pouahh), puis les rincer au moins une fois à l’eau claire.

et je les mangerai crus

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par Tarouilan (IP:xxx.xx0.60.210) le 4 juin 2011 a 15H52
Tarouilan (Visiteur)

Cette bactérie hybride, dénommée Escherichia coli (EHEC) 0104:H4, et insensible aux traitements antibiotiques. Et comme si ça ne suffisait pas, la source de la contamination n’est toujours pas connue ; Question, pourquoi, les chinois, russes, se précipitent.... les un pour immédiatment en décortiquer le génome, les autres, de façon des plus abrupte PRENDRE DES PRECAUTIONS DRASTIQUES...... ils se doutent de quelque-chose...... ?

>>>>>>>>Il est très difficile pour les autorités de surveiller et de savoir si une épidémie est causée par un agent naturel ou d’une attaque bactériologique.

D’une part, les bactéries peuvent avoir un effet mortel et peuvent être très létales. D’autre part, les agents sont très contagieux, ce qui peut accroître le nombre de victimes contaminées selon la zone d’impact.

Les agents bactériologiques ont la capacité de provoquer des épidémies. Ils pourraient éventuellement inclure une propagation secondaire de l’agent. Lors de l’incident, le nombre total des victimes sera difficile à déterminer, en raison du risque de propagation secondaire et des déplacements des personnes ayant été exposées à l’agent.

L’arme biologique est aussi un moyen de se battre contre un État ou un ennemi qui détient une supériorité militaire. L’agresseur n’a pas besoin de infrastructures importantes pour fabriquer un laboratoire clandestin.

D’autre part, c’est un attrait majeur pour les organisations terroristes qui ne veulent pas attirer l’attention, ni être repéré (Exemple : un petit laboratoire clandestin mobile). Enfin, par manipulation génétique, il est possible de rendre l’agent bactériologique plus résistant, plus virulent, plus durable et difficile à détecter.

Pour les agents bactériologiques, il n’est pas nécessaire d’avoir une grande quantité pour représenter une menace, mais il suffit qu’un groupe d’individus possède des agents très pathogènes pour provoquer une catastrophe.

Selon Lepick et Daguzan (2003), les terroristes choisiraient probablement une bactérie ou une toxine à la place d’un virus ou d’une rickettsie. Les infections à la rickettsie peuvent être traitées plus facilement avec des antibiotiques. De leur côté, les virus sont plus difficiles à cultiver et ont plus de difficulté à survivre dans l’organisme hôte. Les bactéries et les toxines sont généralement plus stables, plus toxiques et sont plus faciles à produire.

L’avantage incontournable des agents biologiques est l’impact psychologique et les conséquences de l’attaque si celle-ci est réussie : le désordre social, politique, économique, la panique sociale, le grand nombre de morts, la panique psychologique, peur du voisin, panique internationale, émeute, pénurie, ralentissement économique, isolement, etc. Les populations seront marquées psychologiquement et la région subira de lourdes pertes économiques (ralentissement des voyages, du tourisme, des activités journalières, réputation, fuite de main d’œuvre, etc).

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par ralph (IP:xxx.xx4.55.96) le 4 juin 2011 a 17H00
ralph (Visiteur)

Une bactérie hybride... Voyons, le H1N1 c’était 3 virus (humain, du cochon, du poulet) et, d’après certains on ne pouvait le produire qu’ en laboratoire.... Bahh, c’est juste une idée...

0 vote
par vidicelmar (IP:xxx.xx5.225.195) le 4 juin 2011 a 17H35
vidicelmar (Visiteur)

bonjour- tant qu’a charger la mule ;;l’origine ,le gouvernement iranien et oui ,,ainsi espagnols et plus generalement les europeens seront ravis