Bactérie ECEH : Après le concombre et le soja, la piste du biogaz

Selon des premiers tests, les germes de soja cultivées dans une entreprise de jardinage bio en Allemagne ne seraient pas à l’origine de l’épidémie d’E. coli. Dans le même temps, les experts scientifiques ont avancé l’hypothèse que la bactérie pourrait provenir des centres de production de biogaz, ce dernier étant produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales.
Le bilan de l’épidémie liée à la bactérie tueuse qui s’est abattue sur l’Europe est désormais de 22 morts (21 ont été déclarés en Allemagne, auxquels s’ajoute le décès d’une suédoise ayant séjourné dans ce pays). Des premiers tests réalisés sur des graines germées d’une ferme allemande soupçonnées de véhiculer la bactérie ont donné des résultats négatifs. Ces analyses avaient été réalisées dès l’annonce du ministre de l’Agriculture de Basse-Saxe, le 5 juin dernier, faisant état de la découverte par des enquêteurs de la trace de la bactérie dans une entreprise agricole et de jardinage bio, exploitant des germes de soja dans la localité de Bienenbüttel, à 75 km au sud de Hambourg. Outre les germes de soja, ceux de luzerne, de haricots mungo, de radis et de roquette, qui y sont exploités au même titre, auraient, pensait-on, également pu être liés à la contamination.
Motif des soupçons ? Des personnes contaminées ont mangé dans des restaurants approvisionnés par cette entreprise. Mais selon les premiers éléments la piste serait fausse, à l’image de celle du concombre espagnol ou même celle d’un restaurant traditionnel de Lübeck, dans le Land de Schleswig-Holstein, qui fut dans le collimateur des enquêteurs dans la journée du 4 juin dernier.
Les scientifiques allemands avancent désormais d’autres pistes, comme les centres de production de biogaz, où des déchets organiques auraient libéré de nouvelles bactéries. Ces déchets ont été utilisés comme engrais naturels, et les bactéries auraient survécu dans les plantations à cause du manque de pluie de ce printemps. Selon Bernt Schottdorf, responsable d’un laboratoire médical à Augsbourg, « il y a toutes sortes de bactéries qui n'existaient pas auparavant qui sont maintenant produites dans les bacs de fermentation. Elles produisent des hybrides, se mélangent les unes aux autres sans que l'on n'ait étudié ce qui se passe vraiment ». L’épidémie touche désormais près de 2000 personnes en Europe, et frappe en premier lieu le nord de l’Allemagne. Les hôpitaux de Hambourg, désormais débordés, sont relayés par des centres de soins dans les environs de la ville. Dans les hôpitaux concernés, les opérations non urgentes sont repoussés pour pouvoir accueillir les victimes d’E. coli.
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voici une autre piste : http://www.science.ulster.ac.uk/foo...

Merci pour le lien

C’est une possibilité sérieuse à envisager et en tous cas le signe d’une contamination fécale à un endroit ou un autre de la chaine. Notez que le serotype en question O104:H4 a déjà été retrouvé en Corée voila des années dans des cas d’infection isolés, pas dans une "épidémie" telle que celle qui concerne l’Allemagne en ce moment.
Une autre piste est celle qui vous a été suggérée par un autre commentateur. E. coli survit effectivement dans l’eau plus de 4 semaines pour autant que celle-ci ne soit pas trop chaude. On peut d’ailleurs conserver certaines bactéries (pas E. coli) plusieurs mois dans de l’eau pure à 4°C. En revanche, je ne pense pas que le contamination vienne de l’eau du robinet. Celle-ci est en effet (en tous cas en France) fortement javelisée surtout depuis que nous sommes en "vigipirate" rouge. Ce n’est pas le cas d’eau puisée par les particuliers ou par certaines installations de type agricole pour l’arrosage.








