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AVC, véritable urgence !
AVC, véritable urgence !
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12 juin 2014
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

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AVC, véritable urgence !

AVC, véritable urgence !

Les répercussions d’un AVC sont souvent dramatiques pour la personne elle-même et sa famille. Pourtant, un Français sur deux ne sait pas identifier ses symptômes et donc ne réagit pas assez vite. Or chaque minute compte.

À l’occasion de la 11e Journée mondiale de lutte contre les accidents vasculaires cérébraux, une enquête Ipsos (pour le laboratoire Boehringer-Ingelheim, août 2013) a été réalisée pour savoir ce que les Français connaissaient sur les AVC. Les résultats sont surprenants  : 61 % déclarent avoir dans leur entourage une ou plusieurs personnes ayant ou ayant eu un AVC, 95 % savent que c’est très grave et qu’il faut réagir vite, mais seulement un sur deux sait identifier une personne faisant un AVC et 31 % estiment ne pas savoir où s’adresser…

Un vrai problème, car les chances de récupération dépendent de la rapidité de la prise en charge thérapeutique de l’AVC. Une minute perdue, c’est deux millions de neurones détruits  ! Plus la personne est traitée tôt, moins le cerveau est abîmé. Le risque de mortalité est très abaissé et les séquelles sont moins graves. C’est dans les quatre heures et demie qui suivent le premier symptôme que le traitement est le plus efficace.

Conséquences de cette méconnaissance des signes évocateurs d’AVC et d’une prise en charge trop tardive  : en France, l’accident vasculaire cérébral est la première cause de handicap acquis de l’adulte (hors traumatismes), la deuxième cause de démence, la troisième cause de mortalité masculine et, on l’ignore souvent, la première cause de mortalité féminine. Au total, il provoque 32 500 décès par an.

AIT, attention !

Dans 30 à 40 % % des cas, l’AVC est précédé d’un phénomène avant-coureur souvent négligé  : l’accident ischémique transitoire ou AIT. Comme les symptômes régressent totalement et rapidement, la personne pense que tout est rentré dans l’ordre et, rassurée, ne consulte pas. À tort, car c’est un signal d’alarme comme la douleur thoracique avant un infarctus du myocarde. La fois suivante, dans une semaine, un mois, un an ou plus, les conséquences seront graves, voire mortelles.

Symptômes à connaître

Qu’il s’agisse d’un AIT ayant disparu en quelques minutes ou d’un véritable AVC qui ne régresse pas, les symptômes neurologiques apparaissent soudainement et sont identiques.

• Engourdissement, fourmillements, perte de sensibilité ou paralysie d’un membre ou d’un côté du corps.

• Diminution ou perte de la vision d’un œil ou des deux.

• Perte de la parole ou difficultés pour parler, articuler, comprendre.

• Chute ou troubles de l’équilibre, difficulté pour marcher.

• Troubles de la conscience, de la mémoire, confusion, agitation, crise d’épilepsie.

Encore une fois, même s’ils disparaissent rapidement, il faut les prendre au sérieux. Parlez-en à votre pharmacien qui saura vous diriger, au besoin, vers un service hospitalier pour un examen et un traitement préventif adapté à votre cas, mais ne tardez pas. Si les signes ne régressent pas, la personne la plus proche à ce moment-là doit vite appeler le 15, c’est une urgence absolue. Le cerveau souffre soit à cause d’un caillot de sang ou d’une plaque d’athérome qui obstrue un vaisseau (4 cas sur 5), soit à cause de la rupture d’un vaisseau qui entraîne une hémorragie.

Traitement après l’AVC

Un AVC doit toujours être pris en charge à l’hôpital, dans un service d’urgence cérébrovasculaire ou de neurochirurgie, pour réduire le risque de séquelle et de handicap (difficultés pour marcher, écrire, parler voire impossibilité, troubles de la mémoire…) ou, pire, de décès.

Ensuite, il s’agit de prévenir les récidives. AVC vite le 15, et après  ?.. la vie continue, a rappelé fort justement la campagne d’information lancée en octobre dernier par la fédération nationale France AVC et la Société française neurovasculaire, soutenue par Bayer Healthcare. Mais qu’il s’agisse d’un accident transitoire ou constitué, les spécialistes commencent par rechercher le ou les facteurs de risque vasculaire responsables  : hypertension artérielle, tabagisme, excès de cholestérol, diabète, fibrillation atriale (ou auriculaire) qui provoque palpitations et accélération du cœur. Puis prescrivent un traitement adapté, à respecter scrupuleusement, et une bonne hygiène de vie  : alimentation variée et équilibrée, activité physique régulière, moins d’alcool, pas de tabac.

EVELYNE OUDRY

ASSOCIATION

France AVC est une association d’aide aux victimes d’accident vasculaire cérébral. Permanences téléphoniques, groupes de paroles et différentes activités, gym, sorties culturelles pour rompre la solitude des malades et de leur famille.
France AVC, 7 avenue Pierre Semard, 01000 Bourg-en-Bresse. Contact Tél.  : 04 74 21 94 58. Site Internet  : www.franceavc.com

ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE
Certains hôpitaux comme le CHU de Montpellier proposent
des séances d’éducation thérapeutique aux personnes présentant un risque élevé de faire un AVC
et/ou en ayant déjà fait un.
Ces séances se déroulent individuellement avec un professionnel de santé ou collectivement avec d’autres patients et des soignants-
éducateurs.

RÉPONSES D’EXPERT

Dr Patrick Dury, Cardiologue libéral et hospitalier à Saint-Yrieix-la-Perche, Haute-Vienne.

« La télémédecine peut permettre d’éviter un accident vasculaire cérébral. »

C’est le manque de spécialistes dans ma région, une zone rurale désertifiée du Limousin, qui m’a conduit à développer un système de surveillance à distance des patients à risque de fibrillation auriculaire (trouble du rythme cardiaque). Grâce à une bourse accordée par le laboratoire Boehringer-Ingelheim, j’ai pu réaliser une étude sur 130 patients suivis à distance, équipés d’un appareil portatif autour du cou et de 2 électrodes qu’ils ont appliquées eux-mêmes 10 heures par jour pendant 11 jours.

Les enregistrements des électrocardiogrammes m’étaient transmis automatiquement et m’alertaient en cas d’anomalie. 28 % avaient déjà présenté un épisode de fibrillation auriculaire et 10 % avaient été victimes d’un AVC, les autres présentaient des facteurs de risque (hypertendus, diabétiques, insuffisants cardiaques). Pour 35 % d’entre eux, la télésurveillance a permis le diagnostic et le traitement d’une fibrillation auriculaire (notamment par anticoagulants), destiné à prévenir un AVC, ou l’ajustement de leur traitement. C’est concluant ! 


Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés

SOURCES

  • www.bienetre-et-sante.fr
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