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« Arrêtez de jeter un voile pudique sur le monde de la psychiatrie parce que ces malades vous font peur »
« Arrêtez de jeter un voile pudique sur le monde de la psychiatrie parce que ces malades vous font peur »
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1er septembre 2011
Auteur de l'article
Tichote, 28 articles (Rédacteur)

Tichote

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« Arrêtez de jeter un voile pudique sur le monde de la psychiatrie parce que ces malades vous font peur »

« Arrêtez de jeter un voile pudique sur le monde de la psychiatrie parce que ces malades vous font peur »

Dans un article précédent paru sur ce blog mais également sur CAREVOX, je citai une association parisienne l’AFoPEL. Je ne connais rien de cette association que ce site découvert en février de cette année.

Sur CAREVOX, j’ai reçu ce commentaire qui m’a alertée :
(IP:xxx.xx6.34.98) le 16 février 2011 a 11H13
"Ces troubles "borderline" ne trouvent-ils pas origine tout simplement dans des dissociations structurelles de la personnalité ?
Je trouve que le terme de "trouble borderline" est bien trop vague. La dissociation permet justement d’unifier le concept tout en expliquant la pluralité des problèmes rencontrés et la spécificité des symptômes de telle ou telle personne.
La dissociation se traite très bien en thérapie de façon personnalisée.
J’ai l’impression que cet article est surtout une publicité pour une association, et que la définition vague du concept permet a chacun de se sentir concerné.
Je trouve que cet article pourrait sans problème relever de la charlatanerie pour ne pas dire du sectarisme. Méfiance au sujet de cette association, donc..."
 
Puis j’ai tenté d’entrer en contact avec un thérapeute de l’Association. J’avoue que je ne sais que penser ??? En réalité, je crois que cette personne n’a vu en moi que la publicité que j’étais entrain de faire pour son Association mais jamais au grand jamais cela n’a été mon but.
 
Je cherche, je cherche désespérément en France une Association, un lieu où des personnes Borderlines en souffrance mais aussi où les accompagnants de ces malades pourraient trouver écoute et orientation.
 
Par contre j’affirme à la personne qui a rédigé ce commentaire que les Borderlines ne sont pas des « docteur Jeckyl et Mister Hyde ». Cette dissociation structurelle de la personnalité n’est qu’un des effets, parfois constaté chez certains patients, pas tous. La problématique est bien plus vaste.
 
Après une longue période de silence sur cette maladie, je reviens vers vous pour expliquer, tenter d’expliquer l’enfer que vit le patient atteint de ces troubles.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La définition médicale selon le DSM IV :
 
Trouble de la personnalité BorderIine (BorderIine Personality Disorder) ou Etat Iimite
 
Mode général d'instabilité des relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects avec une impulsivité marquée, qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :
 
  1. Efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imaginés
  2. Mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l'alternance entre les positions extrêmes d'idéalisation excessive et de dévalorisation (voir cIivage)
  3. Perturbation de l'identité : instabilité marquée et persistante de l'image ou de la notion de soi
  4. Impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (p. ex, dépenses, sexualité, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de bouIimie)
  5. Répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d'automutilations
  6. Instabilité affective due à une réactivité marquée de l'humeur (p. ex., dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours)
  7. Sentiments chroniques de vide
  8. Colères intenses et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (p. ex., fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées)
  9. Survenue transitoire dans des situations de stress d'une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères
Mon enfant était Borderline. Je la reconnais dans les descriptions N°1,2,3,4,5. Mon enfant avait été diagnostiquée et je ne le savais pas. Elle était majeure vous comprenez !
 
Dans le périple infernale pour trouver de l’aide dans une situation que je ne comprenais pas, je regrette qu’il n’y ait pas eu un temps pour qu’un de ses thérapeutes m’explique, m’encourage, m’oriente pour apprendre à lui venir en aide dans ses crises suicidaires, dans ses crises d’automutilation.
 
C’est pourquoi il faut parler de cette maladie car elle existe et fait d’énormes ravages parmi les jeunes. Je veux dire, je veux crier : « Arrêtez de fermer les yeux face au drame de ces personnes en lourde souffrance ! Arrêtez de jeter un voile pudique sur le monde de la psychiatrie parce que ces malades vous font peurs. Ils sont des êtres de chair, de sang et d’affects qui méritent tout notre amour »

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