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Animaux morts dans les fleuves de Chine : 13000 porcs et 1000 canards
Animaux morts dans les fleuves de Chine : 13000 porcs et 1000 canards
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26 mars 2013
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Animaux morts dans les fleuves de Chine : 13000 porcs et 1000 canards

Animaux morts dans les fleuves de Chine : 13000 porcs et 1000 canards

Comme l’a rapporté le China Daily en date du 25 mars dernier, un millier de canards morts ont été repêchés dans un cours d’eau de la province du Sichuan, au sud-ouest de la Chine. Retrouvés en état de décomposition, ils ont été recouverts de chaux et enterrés. Cette nouvelle intervient après la découverte, dans les mêmes circonstances, de 13 000 cadavres de porcs qui flottaient dans les eaux du Huangpu, qui traversent Shanghai. Dans les deux cas, et malgré le scepticisme des internautes, les autorités affirment que la qualité de l’eau n’a pas été affectée et qu’elle reste salubre. Les craintes à ce sujet sont d’autant plus fournies que le Huangpu fournit en eau potable 22% des 23 millions d’habitants de Shanghai.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle recette de porc caramélisé ou de canard à l’orange qui nous viendrait de l’empire du milieu. Non, la nouvelle est bien plus macabre et pourrait laisser un goût amer aux consommateurs friands de la carafe d’eau dans les restaurants. Le repêchage de 1 000 canards morts dans une rivière chinoise, intervenue quelques jours seulement après la découverte de 13 000 cadavres de porcs dans le fleuve traversant Shanghai a de quoi inquiéter. Ces deux affaires illustrent à quel point les carences de l’industrie agroalimentaire en Chine sont criantes.
 
Aucune responsabilité n’a été établie à ce jour, même s’il semblerait qu’une épidémie porcine soit à l’origine du décès des cochons et que des éleveurs aient été accusés de se débarrasser de leurs bêtes en les jetant dans la rivière. Dans le cas des palmipèdes, l’affaire est encore plus étrange. Et les oiseaux ont été repêchés, mis dans un trou, recouverts de chaux et enterrés. Yu Kangzhen, vétérinaire exerçant pour le gouvernement, s’est borné à expliquer que « cette situation a eu lieu car certains paysans connaissent mal la loi, ont de mauvaises habitudes et il y a des carences dans le contrôle et le niveau des soins ».

Dans un cas comme dans l’autre, les autorités insistent sur le fait que la qualité de l’eau n’a pas été affectée (à Shanghai, le gouvernement a indiqué que « ces derniers jours, des analyses d’échantillons ont eu pour résultat un niveau normal de la qualité de l’eau »). Et ce malgré les doutes fortement exprimés par l’ensemble de la population chinoise et relayés par les internautes. Et alors que les Chinois se méfient -avec raison- de l’eau qui coule de leur robinet, les autorités ne sont toujours pas en mesure d’apporter une explication à cette hécatombe animale. La pollution des cours d’eau, parfois avec de graves conséquences sur la santé, reste un fléau important en Chine où le rendement s’effectue presque partout au détriment de la qualité de l’environnement.

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