Amiante : pas de double peine pour les victimes

Le scandale n’a désormais plus les mêmes proportions. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre de la Santé Marisol Touraine sont intervenus auprès du Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva) pour demander un « traitement favorable » en direction des victimes. En conséquence, et comme cela a été confirmé dans un communiqué le 12 juin dernier, les victimes de l’amiante ne se verront plus obligées de rembourser des trop perçus d’indemnisation. Et selon la ministre, les 57 personnes déjà visées par un arrêt de la cour d’appel de Douai et ainsi contraintes à devoir rembourser des sommes allant de 3 000 à 28 000 euros, pourront bénéficier d’une « remise gracieuse ».
Pierre Pluta, président de l’Andeva, a fait part de sa satisfaction : « Il n’y a plus de doute possible, l’acharnement contre les victimes a eu ses plus belles heures. C'est fini ». Et Jean-Marc Ayrault s’est de son côté montré vivace face aux journalistes : « Je connais la souffrance de ceux qui sont victimes de maladies professionnelles ». Il est vrai que l’amiante, qui présente une réelle nocivité pour la santé, reste très présent dans les constructions aux quatre coins de l’hexagone. D’après les autorités sanitaires, cette fibre cancérigène menace près de 900 000 travailleurs du fait de leur exposition, et devrait entraîner plus de 100 000 décès à l’horizon 2025.
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