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Alzheimer : des mauvais gènes responsables ?
Alzheimer : des mauvais gènes responsables ?
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16 avril 2012
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Alzheimer : des mauvais gènes responsables ?

Alzheimer : des mauvais gènes responsables ?

Des chercheurs internationaux, qui se sont penchés sur les mécanismes aboutissant à la maladie d’Alzheimer, ont mis en évidence plusieurs gènes impliqués dans la mémoire et le vieillissement du cerveau. Ces travaux, qui aident à mieux comprendre la maladie d’Alzheimer, viennent de paraître dans la revue Nature Genetics.

Le volume de l’hippocampe, dans le cerveau, diminue lorsque nous vieillissons. Cette transformation entraîne des troubles de la mémoire plus ou moins prononcés en fonction du rétrécissement de cette structure cérébrale. Et dans le pire des cas, nous assistons au développement de la maladie d’Alzheimer… qui frappe déjà 26 millions de personnes dans le monde. Afin d’y voir plus clair et de cerner au mieux les variabilités génétiques affectées à la réduction du volume de l’hippocampe, une collaboration internationale de chercheurs, à laquelle ont participé en France Christophe Tzourio (Inserm U708/CNRS/CEA à Bordeaux pour l'imagerie) et Philippe Amoyel (UMR 744 Inserm à Lille pour la génétique), a procédé à différentes analyses en Europe et en Amérique du nord.

Les scientifiques ont notamment recoupé les études épidémiologiques concernant 9 232 personnes âgées de 56 à 84 ans (dont 2 000 dans l’hexagone). Et les intéressés indiquent que « 46 différences dans la séquence ADN des participants sont à priori associées à une réduction du volume de l’hippocampe, mais les facteurs déclencheurs des mutations n’ont pas encore été identifiés ». Les quatre gènes concernés par les variations génétiques sont :

-HKR, qui jouerait un rôle dans la mort cellulaire
-WIF1, connu pour être impliqué dans le développement embryonnaire
-DPP, associé au développement du diabète
-ASTN2, intervenant dans la migration neuronale

Christophe Tzourio estime tout particulièrement que « l’étude qui a été menée marque une étape clé car elle confirme que des facteurs génétiques sont associés à une structure cérébrale, l’hippocampe ». L’ensemble des scientifiques ayant participé aux travaux estiment qu’une nouvelle approche de la maladie d’Alzheimer vient d’être esquissée : « A terme, il sera peut-être possible de découvrir des moyens de retarder l’arrivée des troubles de la mémoire chez les personnes du troisième âge et, en allant encore plus loin, d’agir sur la maladie d’Alzheimer ».

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