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Allergies et intolérances alimentaires : quelles différences ?
Allergies et intolérances alimentaires : quelles différences ?
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29 juin 2011
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CERIN, 24 articles (Recherche en Nutrition)

CERIN

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Allergies et intolérances alimentaires : quelles différences ?

Allergies et intolérances alimentaires : quelles différences ?

Intoxications, intolérances, allergies… Souvent, on confond un peu les reproches que l’on fait aux aliments. Et surtout, on les accuse parfois trop vite d’être à l’origine de tel ou tel désagrément. Méfiez-vous des autodiagnostics !

Une personne sur trois s’estime allergique à certains aliments, mais la réalité de cette allergie est rarement prouvée. En France, la prévalence des allergies alimentaires chez l’adulte est estimée à environ 3 % de la population, soit dix fois moins (1) ! Dans la plupart des cas, les réactions à la consommation d’un aliment sont des intolérances individuelles et parfois des intoxications (souvent bénignes). Les mécanismes en cause et les moyens d’y faire face sont très différents.

L’allergie est une réaction de défense exagérée suite à la consommation d’un aliment ou d’un additif que l’organisme considère comme nuisible. Elle met en jeu le système immunitaire, avec la production d’anticorps. Elle se manifeste par des anomalies cutanées (rougeurs, démangeaisons), des troubles digestifs, des oedèmes, des symptômes respiratoires, voire dans les cas les plus graves un choc anaphylactique.

Tous les aliments sont susceptibles de provoquer une allergie chez une personne prédisposée. Chez les enfants, on évoque le blanc d’oeuf, l’arachide, le lait de vache (une allergie avec un taux de guérison élevé : 95% à l’âge de 15 ans). Chez les adultes, on retrouve beaucoup de fruits et de légumes : le groupe « rosacées » (pommes, poires, pêches, cerises, abricots), le groupe « latex » (kiwis, bananes, châtaignes), le groupe « ombellifères » (céleri, cerfeuil)… Le diagnostic repose obligatoirement sur différents tests avec l’allergène suspecté.

L’intolérance est une réaction d’irritation, le plus souvent au niveau de l’intestin. Elle se manifeste par des maux de ventre, nausées, vomissements, ballonnements, voire des troubles cutanés. Elle est due à certains composés contenus dans les aliments mais ne met pas en jeu le système immunitaire.

A côté des intolérances aux sulfites ou aux additifs, l’intolérance au lactose (ou sucre du lait) concerne très peu les enfants, mais surtout certains adultes. Elle est due à un déficit en lactase, l’enzyme qui permet la digestion du lactose. Mais là encore, trop de malaises digestifs lui sont attribués, il s’agit le plus souvent du syndrome de l’intestin irritable. Ainsi, beaucoup de tests d’intolérance au lactose se révèlent négatifs (2,3).

L’erreur classique est de supprimer ou de trop diminuer la consommation de produits laitiers. D’où des apports plus faibles en calcium, avec un risque accru d’altérations osseuses.

Selon l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), la grande majorité des intolérants au lactose peuvent tolérer sans symptôme une dose de 12g de lactose par jour, correspondant à un bol de lait, surtout si elle est accompagnée de nourriture(4) ou consommée fractionnée sur plusieurs repas. Elles peuvent enfin manger des yaourts et des fromages, dont le lactose est quasiment éliminé pendant la fabrication…

Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelles - www.cerin.org

SOURCES

  • 1. LR BEVA Nutrition. Focus scientifique n° 10.
    2 .Clinical Gastroenterology and Hepatology, volume 8, n°7, p. 581-586.
    3. Digestive and Liver Disease, volume 42, n°9, p. 616-619.
    4. EFSA Journal, volume 8, n°9, p. 1777.
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