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Alerte à l’amiante dans le RER et le métro
Alerte à l'amiante dans le RER et le métro
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16 septembre 2011 | 1 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Alerte à l’amiante dans le RER et le métro

Alerte à l'amiante dans le RER et le métro

La société AnsaldoBreda, qui travaille pour la RATP, affirme qu’il est question d’une présence d’éléments amiantés dans les rames des lignes 7 et 8 du métro parisien. En parallèle, de la poussière d’amiante a été découverte sous une rame du RER B lors d’un examen avant remise en service. Cette nouvelle a eu pour effet de déclencher une inspection de plusieurs rames de RER circulant en Ile de France. Des retards, perceptibles, devraient ainsi se faire sentir sur le réseau pour quelques jours encore. Comme l’indique la RATP, l’amiante avait déjà sévit dans le métro parisien. Mais ce qui est troublant, c’est que la rame du RER en question avait été rénovée. Si les usagers sont restés calmes, les conducteurs de la ligne B vivent dans la peur de l’amiante et menacent d’exercer leur droit de retrait.

Les usagers franciliens du métro et du RER sont-ils en danger ? La RATP affirme que le désamiantage des lignes de métro a été effectué dans les années 90, mais cette version est contredite par la société AnsaldoBreda, qui rénove actuellement une partie des rames : « Pour chaque voiture, nous ôtons de l'amiante. On en trouve partout : dans les cabines des conducteurs, autour des radiateurs, sous les wagons ». Et ce n’est pas tout. Le 12 septembre dernier au matin, le personnel des ateliers de maintenance de Massy-Palaiseau, dans l’Essonne, était désemparé. C’est là, lors d’un examen de routine qui devait avoir lieu avant la remise en service d’une rame rénovée de RER, qu’a eu lieu une découverte tout sauf rassurante. La régie s’explique : « Des poussières d’amiante étaient situées dans des coffres fermés situés sous les wagons et inaccessibles à la fois aux passagers et aux salariés ».

Le certificat d’absence d’amiante, obligatoire lors de la livraison du matériel, avait pourtant été fourni par un organisme indépendant. Par conséquent, une procédure d’examen s’est ainsi élargie à une quinzaine de rames, et 60 wagons sont inspectés un par un. Pour l’heure, il n’y a aucun élément indiquant la présence d’amiante dans d’autres wagons. Selon la RATP, le maintien à l’arrêt de cette quinzaine de rames a eu pour effet de perturber quelque peu le réseau aux heures de pointe, avec un trafic oscillant entre 85% et 90%. Et les syndicats de la régie ont fait part de leur inquiétude face aux risques encourus en travaillant à proximité de ces poussières, accusées d’être cancérigène et pouvant affecter l’appareil respiratoire.

Par ailleurs, si la régie assure que cette « présence infime de fibres » vient d’être découverte, les syndicats apportent une autre version des faits. Philippe Juraver, porte-parole de la CGT, affirme ainsi de son côté que «  l’alerte avait été donnée en juin, et en août un délégué du personnel est intervenu en réunion pour faire part du problème de l’amiante ». Laurent Gallois, de l’Unsa Transport, juge la situation inadmissible : « C’est incroyable. On laisse des trains circuler avec cette suspicion d’amiante, sans se préoccuper des éventuels risques d’inhalation pour les agents d’exploitation et les usagers. En plus, la direction a refusé notre demande de prélèvements dans des portions de tunnel ».

Finalement, comme l’a fait remarquer Joël Joseph, secrétaire de la CGT-RATP, «  le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a tout logiquement entamé une procédure de droit d’alerte ». Du côté des voyageurs, en revanche, aucun mouvement d’inquiétude n’a été constaté. Jean-Claude Jurvillier, président du Comité des usagers de la ligne B en vallée de Chevreuse, a jugé bon de préciser à cet effet que «  l’amiante n’est dangereux que si on l’inhale. Pour ma part, je ne suis pas inquiet ». Pour rappel, en 2002, la RATP avait été condamnée pour "faute inexcusable" à l’égard de deux salariés, ces derniers ayant été exposés, sans protection, aux poussières d’amiante.
 

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Mots-clés :
Risques Amiante
Commentaires
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par salarié ABF (IP:xxx.xx4.67.244) le 21 septembre 2011 a 18H19
salarié ABF (Visiteur)

Bonjour. Je suis salarié d’ansaldobreda france (ex CLBI) chargé de la rénovation des voitures de la ligne 13 (type MF77). D’une part, la societe AnsaldoBreda (Italie) n’est pas chargée de la rénovation des metros parisiens, mais a un seul marché avec la RATP. Les autres véhicules sont rénovées ailleurs. Ceux dans lesquels on a trouvé des poussieres contenant de l’amiante (MI 79) sont rénovés par ACC à Clermont Ferrand. Ensuite dire que les vehicules sont bourrés d’amiante est completement faux. Il y a des produits amiantés (ou susceptible de l’être) mais ces produits ont été stabilisés conformement à la loi, et donc aucune possibilité que cet amiante aille dans l’air. Par exemple nous enlevons les plancher en bois qui sont collés. Cette colle etant susceptible de contenir de l’amiante, par precaution la RATP demande de les traiter comme des produits amiantés. Les analyses (obligatoires par la loi) effectuées sur ces plancher n’ont jamais decelé d’amiante ni dans le bois ni dans la colle. Pourtant cela fait un gros volume de materiaux traités de la même maniere qu’un produit amianté, conformement aux directives de la RATP. D’autre part, la personne ayant diffusé ces fausses informations à la presse a aussi affirmé que le metier de notre entreprise (ABF) est l’amiante, alors qu’ aucun employé n’est habilité a travailler ces materiaux. Ces travaux sont effectués par une entreprise allemande, payée directement par la ratp, et hors marché de renovation avec AnsaldoBreda. Simplement la RATP profite du fait que ces voitures soient démontées pour faire retirer des materiaux amiantés (qui ont déjà subis les traitements de stabilisation), notament le produit d’insonorisation en sous caisse, qui est remplacé par un produit plus performant (insonastic). J’espere avoir pu apporter quelques eclaississements à ce sujet.