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A l’hôpital Antoine Béclère – projet Somno-VNI : la ventilation non invasive à domicile
A l'hôpital Antoine Béclère – projet Somno-VNI : la ventilation non invasive à domicile
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21 mars 2013
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A l’hôpital Antoine Béclère – projet Somno-VNI : la ventilation non invasive à domicile

A l'hôpital Antoine Béclère – projet Somno-VNI : la ventilation non invasive à domicile

Le Dr Gabriel Roisman est responsable de l’unité de Médecine du Sommeil (service du Pr Pierre Escourrou) de l’hôpital Antoine-Béclère (Hôpitaux universitaires Paris-Sud, AP-HP). Il pilote le projet Somno-VNI, qui consiste en la mise en place et le suivi de la Ventilation Non Invasive (VNI) à domicile pour les patients souffrant d’insuffisance respiratoire. Les indications de la VNI au long cours ont augmenté du fait du prolongement de la durée de vie et de l’accroissement de la prévalence de l’obésité sévère. Gabriel Roisman nous en dit plus sur le sujet.

Qu’est-ce que la VNI et à qui s’adresse-t-elle ?

La VNI regroupe l’ensemble des techniques d’assistance ventilatoire prenant en charge une partie ou la totalité du travail respiratoire en l’absence de dispositif endotrachéal (intubation et trachéostomie). Elle assure la fonction respiratoire en remplaçant la « pompe » ventilatoire interne, constituée des muscles respiratoires, par une pompe externe chez les personnes souffrant de défaillances respiratoires (maladies neuromusculaires, syndrome d’obésité hypoventilation, insuffisances respiratoires, etc…). Chez ces patients les anomalies respiratoires apparaissent d’abord au cours du sommeil et peuvent donc passer inaperçues. La ventilation administre de l’air, enrichi ou non d’oxygène supplémentaire, grâce à un masque recouvrant le nez et/ou la bouche. La VNI a permis de diminuer les complications liées à la ventilation invasive, en particulier les complications infectieuses. Initialement utilisée dans les services de réanimation dans le cadre du traitement de l’insuffisance respiratoire aiguë, elle est devenue progressivement la méthode la plus largement employée dans le traitement au long cours des patients souffrant d’insuffisance respiratoire chronique dans ses formes les plus sévères.

Comment assurez-vous la mise en place de la VNI et son suivi ?

Sa mise en place comporte le choix de l’interface et du respirateur, les premiers réglages de la machine, la surveillance clinique et paraclinique (monitorage nocturne et mesure des échanges gazeux, ainsi que la qualité du sommeil sous VNI). Ce monitorage doit permettre d’obtenir l’information nécessaire pour comprendre l’interaction patient-ventilateur pendant la veille mais également au cours du sommeil, car ce dernier modifie profondément la physiologie de la respiration. Le traitement par VNI nécessite un suivi régulier et de ce fait l’ensemble de ces évaluations doit être renouvelé de façon périodique, notamment dans le cas des maladies évolutives.

Dans le cadre de ce projet, vous proposez des séances d’éducation thérapeutique, comment se déroulent-elles ?

L’éducation thérapeutique du patient et de sa famille est un aspect essentiel tant à propos de l’évolution respiratoire de la maladie que des différents aspects susceptibles d’améliorer l’efficacité et la tolérance au traitement ainsi que la qualité de vie. Il s’agit notamment d’aider le patient à vaincre ses angoisses car il n’est pas facile de s’habituer à dormir avec un masque. Nous utilisons des supports didactiques pour expliquer clairement le fonctionnement et l’impact de cette thérapeutique et les bénéfices qu’elle procure.

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Sommeil Hôpital