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60 millions de consommateurs épingle les tarifs des soins dentaires
60 millions de consommateurs épingle les tarifs des soins dentaires
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4 décembre 2013
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pocher olivier, 4 articles (Rédacteur)

pocher olivier

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60 millions de consommateurs épingle les tarifs des soins dentaires

60 millions de consommateurs épingle les tarifs des soins dentaires

Selon une étude présentée par le magazine 60 millions de consommateurs, les tarifs pratiqués en soins dentaires sont excessifs et font l’objet de dérives inacceptables.

C’est ce qui pousse d’ailleurs bien des assurés à renoncer aux soins dentaires alors que nous sommes dans un domaine de santé publique que le Ministère de la santé délaisse totalement. Cette étude a été menée sur la base des données de la Sécurité sociale et de l’Observatoire citoyen des restes à charge en santé. Elle a vu la participation des collectifs de patients CISS et Santéclair, ainsi que des complémentaires santé. 


Le renoncement des soins dentaires dues aux dérives tarifaires des dentistes

Les tarifs des soins dentaires sont onéreux et de plus en plus dénoncés par les associations de consommateurs. Ils sont pourtant très peu remboursés par la Sécurité sociale. Le reste à charge demeure encore « trop cher » pour les assurés, même avec un complémentaire santé. Plus du tiers des assurés sont confrontés à ce problème. C’est la raison pour laquelle ils renoncent à se soigner. Les soins les plus onéreux sont notamment les prothèses (bridges, couronnes, inlay et les reconstitutions). En 2012, les dépenses pour ce type d’intervention représentaient 5 milliards d’euros, contre seulement 1 milliard d’euros de remboursement réalisés par l’assurance maladie.

En moyenne, le montant à la charge du consommateur après calcul des remboursements de la Sécurité sociale s’élève à 290 euros par acte de prothèse, et descend rarement, voire jamais en dessous de 200 euros. Ce reste à charge varie également selon les situations géographiques : il peut par exemple atteindre les 400 euros en région parisienne. Les dentistes estiment que les soins sont liés à un travail de haute technicité et sont justifiés par de nombreuses opérations lors de la pose d'une couronne dentaire

En guise d’illustration : le coût d’une couronne céramo-métallique varie autour de 600 euros. Le remboursement de la Sécurité sociale ne s’élève pourtant qu’à 75,25 euros, ce qui est l’équivalent de 70 % de la base de remboursement. La pose d’un implant coûte encore plus cher. Pour cette opération, les prix pratiqués dépassent les 2000 euros.

L'orthodontie et le financement inexistant pour les adultes

L’orthodontie fait également partie des soins incriminés. Ces travaux sont notamment facturés en moyenne 650 euros par trimestre. À Paris, ces prix vont s'envoler jusqu’à 1000 euros contre seulement 400 euros en Ariège. Les remboursements effectués par la Sécurité sociale ne s’élèvent cependant qu’à 193,50 euros par semestre pour les enfants de moins de 16 ans.

Par contre, la sécurité sociale se défausse complètement, en ne remboursant aucun soin. Elle laisse le soin aux mutuelles spécialisées de prendre en charge une partie des travaux liées à l'orthodontie avec des prestations souvent très limitées. Or ses travaux sont une nécessité pour ces assurés laissés pour compte.

Les dérives concernent également les soins appliqués. En effet, entre deux techniques équivalentes en termes de qualité de soins, les dentistes privilégient les solutions les plus onéreuses. C’est le cas par exemple des reconstitutions partielles de dent sous couronne et des inlay-core. L’écart tarifaire entre ces deux interventions peut notamment atteindre 150 euros. Or, on assiste actuellement à une généralisation des inlay-core. Pourrons nous voir un jour le ministère de la santé encadrer ces tarifs dénoncés par les associations au profit d'assurés qui ne peuvent plus se soigner ? 

Olivier Pocher
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