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1001 transplantations hépatiques à l’hôpital Henri Mondor (AP-HP)
1001 transplantations hépatiques à l'hôpital Henri Mondor (AP-HP)
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17 avril 2013
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Le Webzine de l'AP-HP, 323 articles (AP-HP)

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1001 transplantations hépatiques à l’hôpital Henri Mondor (AP-HP)

1001 transplantations hépatiques à l'hôpital Henri Mondor (AP-HP)

La première transplantation hépatique à l’hôpital Henri Mondor a été réalisée en 1988. 25 ans plus tard plus de 1000 greffes hépatiques ont été effectuées au sein de cet hôpital. Le Pr Azoulay, chef du service de chirurgie hépatobiliaire et le Pr Christophe Duvoux, responsable des aspects médicaux de la transplantation hépatique à l’hôpital Henri Mondor (AP-HP) reviennent sur l’histoire et les avancées des transplantations hépatiques, qui constituent la seule solution thérapeutique pour certaines pathologies où l’atteinte hépatique est grave et irréversible (cirrhoses, cancers du foie, hépatites fulminantes…).

Quel parcours pour le patient en attente de transplantation hépatique ?

En fonction de leur gravité, les patients candidats à la greffe sont admis dans l’Unité Fonctionnelle d’Hépatologie (Pr A Mallat) ou dans l’Unité de Réanimation Digestive (Pr G D’honneur). Ces Unités sont en charge de l’évaluation, du suivi et de l’inscription sur les listes des receveurs, l’Agence de la Biomédecine ayant la charge de la répartition des greffons. La décision d’inscrire le patient ou non sur la liste nationale d’attente est multidisciplinaire. Elle repose sur plusieurs critères, et notamment l’indication de la greffe, la capacité du candidat à supporter l’intervention tant au plan physique que psychologique…

En fonction du niveau d’urgence et de la disponibilité des greffons, un patient peut être dans l’obligation d’attendre de 24h à 12 mois. Les patients en attentes de greffes peuvent être atteints pour 40% des cas d’une tumeur hépatique (carcinome hépatocellulaire), 25% pour cirrhose alcoolique, 20 % pour cirrhose virale et également pour maladies plus rares comme les hépatiques fulminantes, ou des retransplantations qui représentent 10% des indications.

Quel suivi après la transplantation ?

Après sa transplantation, le patient est pris en charge dans le service de réanimation chirurgicale. La mise en place systématique d’un traitement immunosuppresseur permet de prévenir les rejets dans 85% des cas. Les risques encourus par le patient après sa transplantation sont les risques d’infections surtout en post opératoire car les patients sont fragiles. Le risque post opératoire de décès est de l’ordre de 7 à 10% les 3 premiers mois qui suivent la transplantation. Le patient séjourne dans le service de Réanimation pendant 8 jours puis reste dans le service d’Hépatologie pendant 2 à 3 semaines. Le patient, une fois sorti de l’hôpital, sera suivi très régulièrement en consultation externe d’Hépatologie.

L’équipe du Pr Azoulay poursuit ses activités de soins, recherche et enseignement dans le domaine. Différents programmes de transplantation hépatique ont été développés : programme de « bipartition », programme de transplantation hépatique « domino », transplantation partielle à partir d’un donneur vivant, et utilisation des greffons « marginaux » qui, dans des conditions particulières permettent de bons résultats. Le service est également spécialisé dans le traitement des cancers de type carcinome hépatocellulaire (cancer primitif du foie). 30 greffes de foie ont déjà été réalisées depuis le début de l’année, 84 ayant été réalisées en 2012.

L’hôpital Henri-Mondor a mis en place une politique active d’utilisation et de partage de greffon qui a permis de réduire de manière importante les délais d’attente de greffon avec des résultats en terme de survie après la greffe parmi les meilleurs (taux de survie à 10 ans >65%). Les perspectives de développement portent sur la mise en place d’un protocole de prélèvement hépatique après arrêt cardio-circulatoire et le recours à la machine à perfusion hépatique, afin d’optimiser la qualité des greffons.

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