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Un seul verre d’alcool peut mener au cancer
Un seul verre d'alcool peut mener au cancer
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18 février 2009 | 4 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Un seul verre d’alcool peut mener au cancer

Un seul verre d'alcool peut mener au cancer

L’Institut National du Cancer et la direction générale de la santé ont édité le 17 février dernier une brochure intitulée "nutrition et prévention du cancer". Le document livre des conclusions pour le moins explosives sur les risques liés à l’alcool.

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Un seul verre d’alcool peut mener au cancer

La brochure, que l’on peut consulter à cette adresse dévoile des chiffres surprenants. Le risque de cancer augmenterait en effet de 9 à 168% par verre d’alcool consommé par jour.

Certains cancers sont ici évidemment plus susceptibles d’apparaître que d’autres. Ainsi, le danger d’attraper un cancer de la bouche, du larynx et du pharynx se présente comme le plus en vue suite à un verre quotidien (risque accru de 168%). Viennent ensuite le risque de cancer d’œsophage (28% de risque supplémentaire) puis, dans les moins en vue, les cancers du sein (10%) et le cancer du côlon-rectum (9%).

En clair, et dans les cas les plus fréquents, le risque de cancer est favorisé par la production de métabolites mutagènes à partir de l’éthanol. Ce qu’on entend par verre quotidien se présente sous l’équivalent d’un ballon de vin de 10 centilitres, d’un demi de bière de 25 centilitres, d’un verre de whisky de 3 centilitres, d’un verre de pastis de 3 centilitres ou encore d’un verre de champagne de 10 centilitres. Chacun des cas de figures ici présentés recèle une quantité de 10 grammes d’éthanol pur.

Certes, dans l’hexagone la consommation d’alcool en litres d’alcool pur chez les personnes âgées de plus de 15 ans a diminué de moitié en 45 ans. Elle est passée de 26 litres en 1961 à 12,9 litres en 2006. Mais pour un pays qui se présente aux yeux du monde comme l’ambassadeur du vin, le choc est rude.

La filière viticole est en ébullition, et Jean-Claude Pellegrin, président de Vignerons13, s’emporte envers « une étude dénuée de fondement ». Les vignerons accusent le coup alors qu’ils se sentent déjà attaqués par un projet de loi en discussion à l’Assemblée nationale visant à restreindre l’accès des jeunes à l’alcool. Le poids des lobbies est-il en jeu ? Il est vrai que des produits gras et sucrés, hautement cancérigènes, ont obtenu le droit de diffuser une publicité auprès des jeunes.

Mariette Gerber, ancienne chercheuse à l’Inserm et qui a collaboré en 2007 à l’étude "Alcool et risque de cancers" dénonce quant à elle un message réducteur se limitant à « affirmer qu’il ne faut plus boire d’alcool ». Que l’on continue à boire de l’alcool, certes, mais il apparaît sage d’en réduire davantage la consommation. Selon l’Institut National du Cancer, en 2000, 10,8% des cancers chez les hommes et 4,5% des cancers chez les femmes seraient dus à l’alcool.

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Etudes Scientifiques
Mots-clés :
Cancer Alcool Vin
Commentaires
0 vote
(IP:xxx.xx6.107.192) le 18 février 2009 a 21H05
 (Visiteur)

Ca fait froid dans le dos. Alors, fini le pastis en terrasse ? Déjà qu’avec la crise les petits extra ne sont pas évidents, mais alors là...

3 votes
par Pascal GILBERT (IP:xxx.xx1.176.235) le 22 février 2009 a 18H29
Pascal GILBERT (Visiteur)

Bonjour,

Il ne suffit pas d’être parisien et fasciné par la santé pour produire des articles pertinents.

Je conseille le post sur le même sujet sur Agoravox, écrit par D. Dupagne. Ce dernier possède ce qui manque ici : la compétence pour analyser les données.

0 vote
(IP:xxx.xx2.198.104) le 23 février 2009 a 13H48
 (Visiteur)

on es un peu surpris on peu plus manger et boire il faut faire attention a tout un verre de vin de temps en temps on disais que c etait bien pour la sante maintenent ca me fait peur

0 vote
par Jean-Pierre (IP:xxx.xx6.80.26) le 17 février 2011 a 10H31
Jean-Pierre (Visiteur)

Je suis surpris de trouver sur votre site une référence à cette brochure de l’INCA qui a été dès sa parution désapprouvée par la Direction Générale de la Santé, et qui n’a finalement pas été distribuée aux médecins.

Cette brochure avait été rédigée par 4 rédactrices qui n’appartiennent pas à proprement parler au corps médical et inconnues de la plupart des membres exerçants de celui ci, particulièrement des spécialistes reconnus de la lutte contre le cancer.

Elle ne "dévoile pas de chiffres surprenants", comme vous le dites, elle les invente : ainsi le chiffre de + 168 % d’augmentation des cancers pour un verre par jour a été obtenu en multipliant par 7 le risque calculé pour un verre par semaine !! une approche du niveau CM2, alors qu’elle prétend reprendre le rapport du WCRF, une méta-analyse qui est considéré comme la référence en matière de cancer.

Ce rapport indique d’ailleurs clairement que la consommation modérée d’alcool a des effets positifs sur les maladies cardio-vasculaires, et à ce titre, comme la DGS, ne les déconseille pas. Il indique que le seuil de l’effet cancérigène de l’alcool n’est pas connu, ce que les 4 rédactrices ont traduit par "la première goutte est cancérigène".

Loin de dévoiler tous les chiffres de ce même rapport, la brochure de l’INCA "omet" de citer la mise en cause des boissons sucrées, des produits transformés et de la viande rouge dans la survenue des cancers : elle semble épargner la malbouffe.