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Toutes les news Santé
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6 novembre 2008
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Jean Zin, 23 articles (Rédacteur)

Jean Zin

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Toutes les news Santé

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Toutes les actus Santé du mois à ne pas rater. Au programme : le tabac impliqué dans l’apparition du cancer du sein, le risque des anti-inflammatoires en automédication, les dangers du téléphone portable, Internet est bon pour faire travailler nos neurones, la possibilité d’effacer des souvenirs sélectivement, des tomates OGM pour vivre plus longtemps, et bien d’autres...

- Le tabac impliqué dans le cancer du sein ?

Déjà mise en cause dans la croissance des tumeurs pulmonaires, la nicotine serait également impliquée dans le développement des tumeurs mammaires et la prolifération des métastases.

La nicotine viendrait se fixer sur ces récepteurs et par un mécanisme biologique complexe, accélérerait la prolifération des tumeurs mammaires.

Chang Yan Chen souligne que « les tests in vivo et in vitro montrent qu’aucune métastase n’apparaît après administration de nicotine ». Cette molécule agirait donc en combinaison avec d’autres pour en renforcer l’effet cancérigène.

A confirmer quand même...

Il faut noter aussi que le Zyban utilisé pour le sevrage tabagique peut être dangereux (ce qui semble évident puisque c’est de l’amphétamine !) même s’il n’y a eu que 25 morts sur 1 million d’utilisateurs.

- Le top 10 de la pollution mondiale

Une vaste enquête sur l’état de la pollution au niveau planétaire, réalisée par la Green Cross suisse et le Blacksmith Institute (Etats-Unis), a dressé la liste des des dix polluants ou sources de pollution les plus dangereux en 2008.

L’extraction artisanale d’or, qui utilise du mercure, extrêmement toxique, empoisonne de 10 à 15 millions de personnes chaque année travaillant dans des mines de petites entreprises.

L’eau sale : cinq millions de morts par an.

L’air intérieur pollué : l’équivalent de deux paquets de cigarettes par jour. La cause la plus significative de la pollution de l’air ambiant à l’intérieur des lieux d’habitation dans un monde en voie de développement est la combustion du charbon ou des carburants non transformés (bois, fumier animal et déchets) prélevés sur la biomasse pour le chauffage, la cuisson ou l’éclairage. On estime que plus de 80% des foyers dans les zones urbaines d’Inde et de Chine obtiennent ainsi leur énergie, et plus de 90% dans les zones rurales.

La fusion et le travail des métaux, L’industrie minière, Le traitement des déchets radioactifs, Le déversement incontrôlé des eaux d’égout, La qualité de l’air urbain, Les rejets d’acide de batterie non traité ni recyclé, etc.

- Des nanorobots pour détruire les tumeurs

En attachant des nanorobots à des bactéries sensibles aux champs magnétiques, il est possible de les guider jusqu’à la tumeur (ou l’organe voulu) grâce à un IRM (Imagerie par Résonance Magnétique). On est encore loin des applications....


- La piste des cellules germinales

Pour la première fois des chercheurs ont obtenu des cellules souches à partir de testicules humains. Elles présentent des caractéristiques identiques aux cellules souches d’embryons et pourraient être utilisées en thérapie cellulaire.


- Dangers des anti-inflammatoires en automédication

Une maladie ORL méconnue, grave et mortelle dans 7% des cas, la cellulite cervico faciale, serait due à la prise d’anti-inflammatoires.

Tout commence avec une angine ou un abcès dentaire mal soignés. En quelques heures ou jours, un tableau infectieux sévère s’installe. Le cou est douloureux, gonflé, la fièvre monte. Le diagnostic doit être posé rapidement, dans l’heure, grâce à un scanner réalisé en urgence. Car seule une intervention chirurgicale, lourde et pas toujours exempte de séquelles esthétiques, peut sauver le malade. En l’absence de traitement adapté, l’infection s’étend inexorablement et le pronostic vital est engagé. Il s’agit alors d’aller inciser largement le cou pour évacuer les abcès et éliminer les tissus nécrosés.

- Les dangers du téléphone sans fil ?

En fait il s’agit toujours de la même étude dont on ne finit pas d’analyser les données et qui confirme l’augmentation du risque d’un cancer très rare, ce qui reste un risque infime. Je reste persuadé que les véritables dangers des ondes électro-magnétiques ne sont pas les risques de cancer mais de perméabilité des cellules et de perturbations électriques ou immunitaires.

Les premiers éléments de ce travail très attendu viennent d’être diffusés. Ils plaident pour un risque notablement accru de développer une tumeur chez les utilisateurs réguliers. Le cas le plus net semble être celui du gliome. Ce cancer rare touche les cellules gliales du cerveau, c’est-à-dire celles qui entourent les neurones et dont on pense qu’elles les soutiennent. Le risque serait plus élevé chez les personnes utilisant un portable depuis plus de dix ans, avec des taux très importants, de 60 % dans les pays scandinaves, de près de 100 % en France et de 120 % en Allemagne. Pour le méningiome et le neurinome de l’acoustique, les chiffres semblent indiquer la même tendance mais sont bien moins nets.

Ces résultats ne sont pas du tout définitifs. L’analyse complète sera présentée en 2009. En l’état actuel, il s’agit tout de même de la première étude montrant un effet possible et néfaste...

- Surfer sur le net, bon pour les neurones !

Les chercheurs ont d’abord étudié l’activité cérébrale des volontaires pendant qu’ils lisaient un livre. Tous avaient alors une activité neuronale comparable, mobilisant les mêmes aires du cerveau. En revanche, au cours de la recherche sur internet, les volontaires expérimentés se sont distingués par une plus grande activité cérébrale et l’utilisation de zones du cortex (frontal, temporal et cingulé) que les novices ne mobilisaient pas au cours de ces recherches.

Cette activité mobiliserait dont davantage de circuits neuronaux que la lecture, sans doute à cause de la nécessité de faire des choix, de décider de poursuivre sur telle ou telle page web, suggèrent les chercheurs. Un peu de recherche quotidienne sur internet pourrait donc maintenir et même améliorer les fonctions cognitives et lutter contre les effets du vieillissement sur notre cerveau.

- L’excès de fer mis en cause dans le Parkinson

Un excès de fer dans les neurones serait l’un des facteurs de la maladie de Parkinson.

L’accumulation de fer entraîne un stress oxydatif qui détruit notamment les lipides et les protéines, entraînant la mort cellulaire.

- Effacer les souvenirs sélectivement

Les expériences sur la souris suggèrent qu’on pourrait effacer sélectivement de la mémoire à long terme certains souvenirs. Il suffirait pour cela de se rappeler un souvenir en même temps qu’on introduit une protéine spécifique (alpha-CaM kinase II) qui aurait la propriété d’effacer le dit souvenir. On savait déjà qu’on pouvait modifier un souvenir en s’en rappelant, mais à prendre avec des pincettes quand même...

- Connecter un seul neurone pour traiter une paralysie...

Des macaques temporairement paralysés d’un bras ont appris très rapidement à bouger leur main en utilisant une connexion artificielle entre le cerveau et le poignet. Originalité : un seul neurone suffit et on peut le choisir quasiment au hasard. Le cerveau s’en accommode. Un espoir de guérison pour des paralysies et une belle démonstration de la souplesse du cerveau.

Le système permettait à un neurone unique de commander deux mouvements musculaires selon le niveau d’activation : élevé, il déclenchait une flexion ; faible, il commandait une extension. Les mouvements de la main étaient détectés et servaient à déplacer le curseur sur l’écran, pour le même jeu que dans la première phase. Les macaques ont compris en moins d’une heure et dirigeaient efficacement le curseur dans le carré dessiné à l’écran.

L’un des intérêts de l’expérience vient du fait qu’un seul neurone suffit pour commander un – petit – mouvement. On peut espérer obtenir ainsi un signal plus simple à analyser. La grande surprise est que ce neurone peut être choisi pratiquement au hasard. Pour peu qu’il soit moteur, il sera utilisable même si, précédemment, il n’était pas du tout employé pour commander ce muscle-là. C’est le cerveau qui s’adapte et qui finit par trouver le neurone à activer pour obtenir un certain résultat.

Il n’y a rien là de si extraordinaire, sinon de pouvoir simplifier les automatismes en se basant sur un seul neurone car c’est une sorte d’application de la commande par la pensée récemment mise en oeuvre avec ces pauvres macaques ! C’est donc cette fois une commande par la pensée à son propre corps, mais on est très loin des réalisations...

- Une insuline intelligente

Un nouveau médicament qui détecte les niveaux de glucose et d’insuline pour la délivrer sur demande permettrait de réduire le nombre d’injections quotidiennes pour les patients atteints de diabète. SmartInsulin fonctionne par concurrence entre liaisons, dans lequel l’insuline (lignes oranges) est liée à un sucre (hexagones oranges) lui-même liée à une molécule en solution qui s’accroche aux sucres (cercle bleu). Lorsque le niveau de glucose (hexagones bleus) est élevé, il entre en concurrence avec l’insuline qui se trouve libérée dans le sang en fonction des besoins.

- Un coeur artificiel en tissus organiques

Le coeur a la propriété d’être fabriqué en grande partie avec des tissus biologiques. Cela permet une meilleure adaptation mutuelle entre l’organe artificiel et le reste de l’organisme. De fait, l’utilisation de ces matériaux permet d’éviter la coagulation du sang, principal risque qu’encourrent les malades lors d’une greffe d’éléments artificiels. Battant de la même manière qu’un coeur naturel, il en reproduit fidèlement les conditions de pressions dans la circulation sanguine. Pour mener à bien la mise au point de cet organe, le professeur Alain Carpentier a fait appel à des technologies utilisées par EADS, notamment dans les industries aérospatiales.

Les premières greffes sur des malades de coeurs artificiels utilisant les technologies du prototype présenté cette semaine à la presse devraient intervenir dans un peu moins de 3 ans.

Ajoutons qu’Alain Carpentier est l’inventeur des « bioprothèses » d’origine animale. La première implantation d’une bioprothèse a été faite par ce chirurgien en 1968. Le « talon d’Achille » des bioprothèses est leur détérioration à plus ou moins longue échéance, nécessitant une nouvelle opération tous les 10 ou 15 ans. D’où la nécessité de nouveaux matériaux. Voir aussi Futura-Sciences.

- Les bienfaits secondaires des statines

Cela fait un moment qu’on pense que les bienfaits des statines dépassent la régulation du cholestérol, en voici une démonstration, et ce n’est sûrement pas le seul effet favorable supplémentaire.

Les statines en plus de leur action sur le cholestérol freineraient le processus de vieillissement de la paroi artérielle.

Les statines sont normalement indiquées pour corriger les excès de cholestérol en bloquant sa production endogène dans le foie. Leur grande efficacité leur a valu, a leur lancement, le surnom de « pénicilline du cœur ». Depuis, l’apparition de certains effets secondaires importants (perte musculaire, insuffisance hépatique) qui ont même nécessité le retrait d’une molécule (la cérivastatine) a tempéré cet enthousiasme.

Malgré tout, l’intérêt médical des statines n’est pas remis en cause et elles demeurent un outil clé dans la lutte contre les maladies cardiaques. D’autant que ces molécules ne se contenteraient pas d’agir uniquement sur le taux de cholestérol sanguin. Elles agiraient également sur les cellules qui forment la paroi interne des artères en retardant leur vieillissement.


- Des tomates OGM pour vivre plus longtemps

En augmentant certains antioxydants de la tomate (Annthocyanins), ce qui la fait devenir violette, on pourrait augmenter la vie de souris de 140 à 180 jours grâce à leur action anti-cancer. Il faut être prudent, cependant, car l’action des antioxydants semble dépendre de la dose (trop d’antioxydant pouvant avoir l’effet inverse en diminuant la production endogène).

Jean Zin
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