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Toutes les actus santé du mois de février
Toutes les actus santé du mois de février
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4 mars 2009
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Jean Zin, 23 articles (Rédacteur)

Jean Zin

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Toutes les actus santé du mois de février

Toutes les actus santé du mois de février

Toutes les actus du mois, la revue de presse de la santé ...

- Parkinson, maladie auto-immune

Un dérèglement immunitaire, comme l’inflammation dans l’Alzheimer, pourrait constituer la véritable cause de la maladie de Parkinson car ce n’est pas une maladie génétique bien qu’elle dépende de l’âge (de l’inhibition des processus de réparation).

En s’infiltrant dans le cerveau, des cellules du système immunitaire, les lymphocytes T, contribueraient à détruire les neurones atteints dans la maladie de Parkinson.

Nous avons déjà montré que les neurones meurent par apoptose ou mort programmée au cours de la maladie. Et nous savons maintenant que les lymphocytes T sont bien capables de déclencher cette apoptose.

Pour arriver aux endroits précis où le cerveau est atteint, les lymphocytes T doivent recevoir un signal d’accès, à partir des vaisseaux sanguins voisins. Notre objectif est désormais de neutraliser ce signal pour bloquer la destruction des neurones par le système immunitaire.

PLUS DE 120 000 personnes sont atteintes par la maladie en France, dont 55% d’hommes.11 000 nouveaux cas environ et 3500 décès sont dus à la maladie chaque année.3% des plus de 75 ans environ sont atteints, et 1% des plus de 65 ans ; elle est rare avant 40 ans.LES FORMES FAMILIALES constituent moins de 10% des cas.


- Schizophrénie et troubles bipolaires

Grâce à une très vaste enquête épidémiologique compilant les données médicales de plus de 9 millions d’individus aux liens de parenté connus, des chercheurs suédois ont découvert des déterminants génétiques communs à la schizophrénie et aux troubles bipolaires (psychose maniaco-dépressive). Ils suggèrent même dans leur article publié dans The Lancet que des liens existent entre les deux pathologies.

- Les prématurés font des adolescents à risque

Des études récentes, comme Epipage de l’Inserm, ont montré que les grands prématurés ont un risque important de troubles cognitifs et psychomoteurs au cours de la petite enfance. Les données les plus récentes des registres suédois, sur plus de 500 000 sujets, confirment, elles, que la prématurité est associée à une augmentation du risque de troubles psychiques nécessitant une hospitalisation chez l’adolescent. Le risque de psychose, de tentative de suicide ou de conduite addictive entre 8 et 30 ans est d’autant plus grand que l’âge gestationnel était faible.

Comparativement à ce que l’on observe pour des sujets nés à terme, le risque d’admission en service psychiatrique est augmenté de plus de 50% pour un âge gestationnel de 24 à 32 semaines et de 20% pour un âge gestationnel de 33 à 36 semaines. Pour les prématurés légers (âge gestationnel de 37 à 38 semaines), le risque reste supérieur de 8%.

Les différences d’activité cérébrale pour le langage liées au sexe ?

Les voies de la perfection ne sont pas tout-à-fait les mêmes entre hommes et femmes, même s’il n’y a qu’une seule science (et un monde commun).

Les hommes activent davantage que les femmes les zones cérébrales classiques du langage. Par ailleurs, quel que soit le sexe de la personne, les participants ayant une performance verbale faible activent davantage une zone cérébrale (le cingulaire antérieur) tandis que ceux montrant une performance verbale élevée activent plus le cervelet.

- Le groupe d’hommes ayant de hautes performances en fluidité verbale activent davantage que les trois autres groupes de participants deux zones cérébrales (le précunéus droit et le cortex préfrontal dorsolatéral gauche) et plus faiblement une autre zone (le gyrus frontal inférieur droit),

- Chez les femmes ayant des performances faibles en fluidité verbale, les chercheurs ont observé une activation plus importante du cingulaire antérieur gauche que chez les femmes ayant des performances élevées.

En dissociant pour la première fois les effets du sexe et de la performance sur l’ampleur des activations cérébrales, cette étude montre soit un effet exclusivement lié au sexe de la personne, soit un autre effet exclusivement lié à la performance, soit un effet lié aux deux facteurs dans des régions cérébrales différentes.


- La douleur de l’envie

Les douleurs psychiques sont ressentis dans le corps, physiquement.

Les chercheurs ont trouvé que le sentiment de l’envie stimulait le cortex cingulaire antérieur dorsal, la même région associée à la douleur physique, tandis que la schadenfreude activait le striatum ventral, chargé de traiter la gratification.

Ils ont aussi observé que ces signaux "gratifiants" étaient plus forts lorsque la personne enviée par le sujet rencontrait des problèmes. Ces résultats démontrent pour la première fois la relation dynamique existant entre douleurs et plaisirs sociaux et suggèrent aussi que le cerveau humain pourrait plus traiter les expériences sociales abstraites comme des expériences physiques que tout ce que l’on a pu croire auparavant.

- Grippe, vers un traitement universel ?

Si cela se vérifie, c’est incontestablement une grande nouvelle qui pourrait éradicer la grippe mais il faudrait s’inquiéter des conséquences tant les virus font partie de notre génome peut-on dire, en tout cas de notre co-évolution. Ainsi, on pense que les virus nous nettoient de certaines cellules cancéreuses et on sait que l’hygiénisme déséquilibrant le système immunitaire est responsable de nombreuses maladies auto-immunes...

Des chercheurs ont isolé des protéines, recrées en laboratoires, capables de neutraliser plusieurs souches différentes de grippe saisonnière ainsi que les virus pouvant provoquer des pandémies comme celui de la grippe aviaire.

Ces protéines sont en fait des anticorps dits monoclonaux car ils dérivent d’une même lignée cellulaire. Ils agissent, et c’est une découverte aussi, en empêchant le virus de changer de forme, sans cette métamorphose celui-ci ne peut pénétrer dans les cellules. Pour ce faire, ces anticorps se lient à une protéine qui se trouve à la surface du virus de la grippe appelée hémagglutinine (HA). Or l’HA a une structure génétique relativement stable d’une souche à l’autre ce qui rend ces anticorps efficaces contre plusieurs souches.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Pollution et mortalité : un lien prouvé à l’échelle de la France entière

Les auteurs se sont intéressés à trois indicateurs de pollution : le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2) et l’ozone (O3). Leurs niveaux respectifs ont été régulièrement relevés entre 2000 et 2004. Les résultats ont ensuite été comparés aux registres de mortalité de neuf villes : Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse.

Il en ressort que plus les taux de pollution sont élevés, plus les risques d’hospitalisation et de mortalité « à court terme » sont importants. « Le risque de décès toutes causes ou pour causes cardiovasculaire et cardiaque est significativement associé à l’ensemble des indicateurs de pollution étudiés ».

- Trop de travail nuit à la santé

Une étude publiée par l’American Journal of Epidemiology indique que ceux qui travaillent plus de 55 heures par semaine ont de moins bonnes facultés mentales que ceux qui travaillent huit heures par jour.

Les auteurs d’études associent ce résultat aux problèmes de sommeil, de dépression et aux risques de maladies cardiovasculaires dont souffrent ceux qui travaillent de longues heures.

- Auto-médication contre l’obésité

Alli n’est pas un médicament nouveau : c’est en quelque sorte un demi-cachet de Xenical (orlistat), un médicament contre l’obésité vendu uniquement sur ordonnance. GSK a passé un accord laboratoire suisse Roche pour en faire une version dosée à 60 mg au lieu de 120 mg pour le Xenical. Il s’agit d’un inhibiteur des lipases gastriques qui réduit l’assimilation des graisses ingérées lors d’un repas. Il est destiné aux personnes obèses (12,4% de la population française) ou en surpoids (29%).

Il ne s’agit en aucun cas d’une aide pour affiner sa silhouette avant l’été, encore moins d’une pilule miracle : la prise de l’orlistat doit obligatoirement être accompagnée d’un régime hypocalorique, pauvre en graisses, et d’exercice physique pour aider à la perte de poids.

Pour Rue89, c’est surtout une pilule qui vous punit quand vous mangez de la graisse en vous donnant la diarrhée ! Cela n’empêche pas qu’il est aussi dangereux d’être obèse que de fumer.

- Cancer du poumon : la pauvreté et pas seulement le tabac

L’incidence du cancer du poumon est généralement plus fréquente au sein des classes sociales défavorisées. La consommation plus élevée de tabac de ces populations ne permet pas d’expliquer une telle différence.

Le cancer du poumon représente la 1ère cause de mortalité en Europe chez les hommes et la troisième chez les femmes. Il existe une association forte entre le risque de survenue d’un cancer du poumon et le niveau d’éducation, avec les taux les plus forts généralement observés au sein des classes sociales défavorisée.

Après avoir pris en compte la consommation de tabac dans chaque classe sociale, l’excès de risque des classes sociales défavorisées reste significatif (2,3 pour les hommes et 1,6 pour les femmes). Les chercheurs concluent que les différents niveaux de consommation de tabac permettent d’expliquer un peu plus de la moitié des cancers supplémentaires mais certainement pas leur totalité.

- Effets cancérigènes de l’alcool, de la viande et des béta-carotènes

L’Institut national du cancer et la direction générale de la santé viennent de publier une brochure stigmatisant certaines pratiques nutritionnelles favorisant l’apparition de cancers. L’alcool y tient une place de choix.

La brochure indique aujourd’hui : « l’augmentation de risque est significative dès une consommation moyenne d’un verre par jour. » Elle conclut par cette recommandation : « la consommation d’alcool est déconseillée, quel que soit le type de boisson alcoolisée (vin, bière, spiritueux, etc.). » Il est désormais bien loin le temps où le corps médical tolérait (voire recommandait…) « trois verres de vin par jour pour les hommes, deux pour les femmes ».

L’étude date en fait de 2007 et ne s’intéresse qu’au cancer sans prendre en compte les bienfaits sur d’autres plans qui peuvent être supérieurs dans certains cas où les risque de cancer sont tès faibles, même si on ne peut nier les ravages de l’alcool. Il y a des études qui montrent le contraire et ce type de conclusion est absurde au regard du célèbre French paradox, mais c’est comme pour les anti-oxydants, on ne peut généraliser : il faut distinguer au moins entre jeunes et vieux. Il semble effectivement que des petites quantités d’alcool mais surtout de vin sont très bénéfiques lorsqu’on prend de l’âge. Le resvératrol contenu dans le vin est même le seul véritable traitement anti-âge à l’heure actuelle. Il est vrai que, disponible en pharmacie, il n’y a plus besoin de boire du vin... Pour le béta-carotène, c’est plus nouveau.

Apprécié dans certains aliments (surtout comme colorants…) et souvent utilisé comme facteur de bronzage, le bêta-carotène n’est pas aussi inoffensif qu’on pourrait – ou voudrait – nous le faire croire. Ses propriétés antioxydantes sont bien réelles et son utilisation comme complément alimentaire est souvent recommandée. On le trouve dans de nombreux végétaux, comme les poivrons, les carottes, l’épinard, la laitue, la tomate, la patate douce, le brocoli, le cantaloup (un melon), la courge et l’abricot. Mais son utilisation n’est pas sans risque, selon l’INCA, qui dénonce leur absorption totalement inutile comme complément alimentaire puisqu’une alimentation équilibrée suffit amplement à pourvoir au besoin. Par contre, une utilisation à forte dose (20 à 30 mg/jour) non seulement ne présente aucun effet protecteur contre le risque de cancer, mais encore, augmente significativement le risque de cancer du poumon en potentialisant les effets du tabac chez les fumeurs.

La consommation de viande reste autorisée, voire conseillée (le manque de fer, dont la viande est riche, est la carence la plus fréquente), mais moyennant certaines précautions. Ainsi, l’INCA fixe une limite recommandée à 500 grammes de viande rouge par semaine, mais demande de compléter l’apport de protéines avec une alternance de viandes blanches, de poissons, de légumineuse et d’œufs. En revanche, les charcuteries, en particulier grasses ou très salées, sont à proscrire autant que possible.

Le rapport de l’INCA précise que le risque de cancer colorectal est accru de 29% par tranche de 100 grammes/jour, et de 21% pour 50 grammes supplémentaires de charcuteries quotidiennes.

- Confirmation de l’effet anticancérigène de la vitamine C

Bien qu’il prenait de fortes doses de vitamines C, Linus Pauling est mort d’un cancer... mais à plus de 90 ans !

L’idée que l’acide ascorbique puisse avoir des vertus anticancéreuses n’est pas nouvelle. En son temps, Linus Pauling (le « papa » de la vitamine C, prix Nobel de Chimie 1945) avait suggéré un tel rôle pour des doses élevées supérieures à 2 grammes par jour. Pourtant les études menées depuis aussi bien chez l’animal que chez l’homme ont donné des résultats contradictoires.

« Nous apportons aujourd’hui la preuve des propriétés anti-prolifératives et donc anticancéreuses de l’acide ascorbique » explique Michel Fontès directeur du laboratoire Thérapie des Maladies Génétiques de l’Université de la Méditerranée à Marseille. Son équipe a en effet pu démontrer que l’acide ascorbique avait une action inhibitrice sur les gènes impliqués dans la prolifération cellulaire.

Un premier essai sur des souris porteuses de tumeur a montré, sur un modèle animal de cancer, qu’un traitement par injection augmentait fortement la survie des souris, réduisait la croissance de la tumeur et inhibait la formation de métastases. "Les cellules cancéreuses semblent avoir une appétence particulière pour la vitamine C qui provoque leur destruction. Les meilleurs résultats ont été obtenus chez les souris qui avaient reçu les plus fortes doses".

- Un test urinaire pourrait suffire à repérer un cancer de la prostate

En fait, le cancer à la prostate étant d’évolution lente, des médecins prétendent qu’il ne sert à rien de le dépister (surtout si le traitement est la réduction de la testostérone), mais quand même, la "sarcosine" manifestation d’un cancer qui nous ronge...

La présence d’un acide aminé, la sarcosine, témoignerait de la présence d’une tumeur de la prostate. Cette découverte ouvre l’espoir d’un dépistage facile et rapide, après une simple analyse d’urine. En outre, le rôle de cet acide aminé dans le déclenchement ou l’évolution de la tumeur pourrait mener à de nouvelles voies thérapeutiques.

Jean Zin
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