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Sevrage tabagique : la nicotine seule n'explique pas la dépendance !
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29 janvier 2009 | 2 commentaires
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La rédaction CareVox, 174 articles (Comité de rédaction)

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Sevrage tabagique : la nicotine seule n’explique pas la dépendance !

Sevrage tabagique : la nicotine seule n'explique pas la dépendance !

Les chercheurs ont découvert que la nicotine seule ne déclenche pas la dépendance au tabac. Cette découverte expliquerait pourquoi les médicaments de sevrage tabagique sont inefficaces à long terme.

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La nicotine seule n’explique pas la dépendance

Sevrage tabagique : quelle efficacité pour les substituts nicotiniques ?

La nicotine est généralement considérée comme le principal composant responsable des propriétés addictives du tabac. Et pourtant, cinq jeunes docteurs de l’UPMC, sous la direction du Docteur Jean-Pol Tassin, Directeur de recherche à l’Inserm, viennent de prouver que la nicotine seule ne suffit pas à déclencher de dépendance chez la souris. D’autres composés du tabac, les inhibiteurs de monoamine oxydase (ou IMAO), s’avèrent indispensables pour en révéler le pouvoir addictif. « En fait, nous avons montré qu’un récepteur (le récepteur 5-HT1A) protége l’animal des effets de la nicotine et que les IMAO permettent de lever cette protection » expliquent Christophe Lanteri et Sandra Hernandez.

« 80% des utilisateurs de patchs à la nicotine recommencent à fumer ».

Cette découverte pourrait expliquer pourquoi les substituts à la nicotine, utilisés dans le sevrage tabagique, sont inefficaces à long terme. Chez les candidats à l’arrêt du tabac, les chewing-gums et les patchs sont efficaces au début du traitement, tant que les effets des IMAO persistent. Mais, au bout de quelques semaines de sevrage, le récepteur 5-HT1A redevient fonctionnel et la nicotine seule ne suffit plus à combler le manque chez le patient. « On peut espérer que ces nouveaux résultats permettront l’élaboration de traitements plus efficaces » affirment les deux chercheurs. Ce travail a été réalisé au sein d’une équipe de recherche du CNRS au Collège de France en collaboration avec une équipe du centre de recherche Saint-Antoine (INSERM/UPMC).

Source de l’information : Communiqué de Presse - 5 jeunes docteurs de l’UPMC – Université Pierre et Marie Curie à l’origine d’une découverte sur le sevrage tabagique Université Pierre et Marie Curie

La rédaction CareVox
Mots-clés :
Cigarette Tabac
Commentaires
7 votes
par Christophe de Bellabre (IP:xxx.xx8.6.60) le 31 janvier 2009 a 20H20
Christophe de Bellabre (Visiteur)

Le plus grand mensonge est peut-être en train de tomber : la dépendance à la nicotine n’a jamais existé. Pour ma part, j’ai essayé d’arrêter de fumer à plusieurs reprises avec l’aide de pseudo-médicaments à base de nicotine et autre molécule, de médecin, de tabacologue, de psychologue,... sans jamais réussir. Finalement, j’ai réussi sans rien, du jour au lendemain et sans aucun problème, depuis plus de six ans et demi, comme d’ailleurs la très grande majorité des fumeurs qui réussissent. Je l’explique dans un livre paru ce mois-ci, aux éditions Demeter (le livre pour arrêter de fumer). Ce livre est une adaptation d’une formation que je dispense en entreprise depuis plusieurs années, développée avec l’un de mes frères qui a aussi arrêter du jour au lendemain... Je souhaite beaucoup de courage et de volonté à ces chercheurs, le tabac n’engendrant pas de dépendance mais une simple accoutumance, ils ne sont donc pas prêts à trouver un "médicament" pour "soigner" une "maladie" qui n’existe pas ! A considérer que le tabagisme soit une maladie... Le blog du livre pour arrêter de fumer

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par Docteur Pierre ROUZAUD (IP:xxx.xx0.4.127) le 18 juin 2009 a 18H35
Docteur Pierre ROUZAUD, 1 article (Médecin)

A la suite du scoop de JP TASSIN et des articles parus dans LE MONDE et MARIANNE ,la Société française de tabacologie et l’Alliance française contre le tabac se sont associées pour dénoncer les fausses interprétations et rappeler ainsi l’état des connaissances scientifiques sur la nicotine.Les substituts nicotiniques ont une efficacité démontrée et sont "recommandés dans l’aide à l’arrêt du tabac chez les patients dépendants"(afssaps.) Les substituts nicotiniques ont une excellente tolérance clinique.Ils permettent un taux de réussite du sevrage tabagique d’environ 60% par rapport au placébo comme le démontre la dernière revue de la librairie Cochrane.Les données expérimentales chez la souris s’effacent devant les résultats de centaines d’études chez l’homme.De toutes façons ,il n’était pas besoin de faire de longues études ,ni de sacrifier des rats innocents pour comprendre que la nicotine n’est pas une drogue addictive.Depuis le temps que nous prescrivons de la nicotine sous forme de patch ou comprimés ,nous n’avons jamais observé de dépendance ni aux patch ,ni aux comprimés.Seules les gommes à la nicotine entrainent une dépendance rare ,mais c’est la dépendance à la machouille et non à la substance.Les pharmacologues en culotte courte feraient mieux de ne pas rechercher le scoop mais les mécanismes profonds des addictions qui sont bien plus compliqués qu’une libération d’un quelconque neuromédiateur.(pour en savoir plus :lettre 54 et 55 de TABAC & LIBERTE site :www.tabac-liberte.com)

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