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Septicémies dues à des greffes capillaires
Septicémies dues à des greffes capillaires
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29 septembre 2008
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Roseline, 56 articles (Rédacteur)

Roseline

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Septicémies dues à des greffes capillaires

Septicémies dues à des greffes capillaires

Malheureusement et heureusement, en février dernier, suite à une hospitalisation à Romans (Isère) d’une personne souffrant d’une septicémie résultat d’un streptocoque, les centres de Paris, Rennes, Nantes et Bordeaux, dirigés par le même gérant qu’une clinique de Lyon, se sont vus être le centre d’un intérêt national.

Cette personne avait subi une greffe capillaire dans le centre de Lyon.

Du coup, des contrôles ont été effectués dans un premier temps à Lyon où la déclaration du cas a été signalée.

Puis, Les autorités de la santé ont également mis les autres centres sous surveillance.

Apparemment, les centres de Paris (XVIIe arrondissement) et de Rennes ont cessé leur activité.

Ceux de Nantes (Clinique de médecine esthétique capillaire) et de Bordeaux (clinique de micro implants capillaires) se sont vus également passé à la loupe.

Ces enquêtes ont eu lieu le 22 et le 23 septembre 2008.

La Direction Général de la Santé (DGS) a informé que « ces deux inspections ont mis en évidence des non-conformités dans les procédures d’hygiène et de prévention de la transmission des infections bactériennes ».

Puis, elle a précisé : « Une suspension d’activité temporaire de ces sites est en cours ».

LA DGS explique : « Les infections bactériennes apparaissent rapidement avec des signes cliniques d’emblée évocateurs (infection cutanée, fièvre, etc.) et nécessitent une prise en charge médicale ».

Si vous êtes concerné(e)s, les autorités sanitaires « recommandent donc aux personnes ayant reçu des soins dans ces établissements et développant ce type de symptômes d’aller consulter leur médecin traitant ».

En plus, un numéro vert a été mis en place sur la page horaire de 9h00 à 19h00 pour les personnes concernées.

Car, l’assurance maladie n’a aucun moyen de retrouver les patients de ces centres.

Vous pouvez, donc, contacter le 0 800 880 700.

En parallèle, le ministère de la Santé a prit contact avec les directions départementales et régionales des affaires sanitaires et sociales afin qu’elles s’organisent pour « exercer une vigilance particulière sur tout signalement qui pourrait être rapporté relatif à ce type d’activités ».

La DGS communique les informations suivantes : « Des inspections ciblées seront diligentées en tant que de besoin ».

Cette affaire a, également, obligé les autorités à plancher sur « un renforcement de la réglementation » encadrant l’activité de micro-greffes capillaires et « plus largement, des actes à visées esthétique ».

La préfecture du Rhône est, aussi, intervenue, mardi, auprès du Conseil régional de l’ordre des médecins.

Le procureur de la République avait antérieurement ouvert une enquête préliminaire ayant conduit à une information judiciaire contre X du chef de « mise en danger de la vie d’autrui ».

Il ne faut pas oublier que depuis 1997, 2 500 patients ont été traité par la technique de la bandelette.

Certains diront que c’est bien fait, car ce sont des actes esthétiques inutiles.

Mais, même si certaines personnes n’en avaient pas franchement besoin, d’autres voulaient réparer une réelle souffrance psychologique due à leur apparence physique.

Dans tous les cas, ces hommes et femmes doivent-elles nécessairement subir des problèmes médicaux supplémentaires qui peuvent dériver vers d’autres problèmes graves ?

Je ne pense pas !

Ce n’est pas une exagération, car les risques sont de deux ordres :

- Soit une infection bactérienne qui survient rapidement après l’opération

- Soit une infection virale

En plus, Joël May, directeur de la Ddass du Rhône précise que « les médecins qui y ont exercé ne pouvaient pas ne pas voir que les conditions d’hygiène n’étaient pas conformes ».

C’est navrant.

Roseline Buarotti
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