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Revue de la santé juin 2008
Revue de la santé juin 2008
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25 juin 2008
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Jean Zin, 23 articles (Rédacteur)

Jean Zin

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Revue de la santé juin 2008

Revue de la santé juin 2008

- Il n’y a pas que le sexe qui est bon dans le Viagra !
Le Figaro 14.05

La molécule préserve également la santé des mitochondries, ces organites de la « respiration » de la cellule. Enfin, la pilule bleue de l’amour prévient la détérioration des performances de la contraction cardiaque, habituellement observée chez ces souris quand elles vieillissent ».

Le journal relève par ailleurs que le sildénafil pourrait servir au traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire.

Une étude parue en 2005 dans le New England Journal of Medicine a comparé chez 278 malades répartis en plusieurs groupes, l’effet de doses croissantes de Viagra avec un placebo. Le sildénafil a significativement amélioré le périmètre de marche, la plus grande amélioration clinique survenant chez les malades les plus gravement atteints.

- La tomate pour traiter l’hypertrophie bénigne de la prostate ?

Le lycopène, un antioxydant contenu dans la tomate, pourrait aider au traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate.

Le dosage de lycopène employé au cours de cet essai correspond à la consommation d’environ 50 ml par jour de pâte de tomate.

- Des anti-inflammatoires contre le cancer
L’Express, numéro 2965, 05.05

Des médecins de l’université de Californie à Irvine ont montré, grâce à une étude sur 375 patients, qu’il était possible de réduire de 95 % le risque de réapparition de polypes, signe précurseur du cancer du côlon, en utilisant une combinaison d’un anti-inflammatoire et d’un anticancéreux.

D’autres chercheurs de l’université Rutgers (New Jersey) ont mis au point un cocktail médicamenteux composé d’un anti-inflammatoire et d’une molécule contre le cholestérol, qui empêche le cancer de la prostate de progresser et d’atteindre son deuxième stade, beaucoup plus agressif.

- Les oméga-3 contre l’inflammation
Belle Santé, juin 2008

Consommer 2,2 g d’EPA (acide eicosapentanoïque) et de DHA oméga-3 par jour permettrait aux personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde de réduire de 30 % la prise de médicaments anti-inflammatoires.

Des chercheurs de l’université de Dundee au Royaume-Uni ont recruté 97 personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, âgées de 37 à 78 ans. Elles ont pris quotidiennement pendant 9 mois soit des capsules d’huile de foie de morue contenant l’équivalent de 2,2 g d’EPA et DHA, soit des placebos.

59 % des volontaires ayant reçu des oméga-3 ont pu diminuer de 30 % la prise d’AINS, sans aggraver les symptômes de leur maladie, contre 19 % dans le groupe placebo.

- Confirmation du rôle antidépresseur des oméga3

Une étude conduite sur plus de 1300 personnes, âgées en moyenne de 75 ans, a révélé qu’un taux sanguin élevé d’oméga 3 est associé à une moindre fréquence des symptômes dépressifs au sein de ce groupe. Au vu des résultats, un acide gras oméga 3 particulier a retenu l’attention des chercheurs : l’EPA ou acide eicosapentaénoïque. Celui-ci est, en effet, présent en plus faible concentration chez les individus souffrant de dépression alors que des taux élevés sont retrouvés pour les volontaires sans aucun problème dépressif. En d’autres termes, de forts taux d’EPA semblent associés à une moindre fréquence des symptômes dépressifs.

L’effet bénéfique d’un tel apport pourrait être encore plus important chez la personne âgée, expliquent les chercheurs, chez qui la synthèse de DHA et d’EPA à partir des précurseurs est moins efficace.

- Diagnostiquer avant d’être malade

Ces cavités gravés dans la pointe d’une fibre optique permettent aux chercheurs de détecter une unique protéine dans des échantillons de sang. Chaque puits dans cette image est d’environ 2,5 micromètres de diamètre et se trouve à l’extrémité d’un fil d’une fibre optique.

Ce système pourrait permettre de détecter les touts débuts d’un cancer ou d’une maladie d’Alzheimer (ou d’autres maladies) bien avant que les symptômes ne se déclarent. On peut penser malgré tout que la détection d’une seule protéine mène à des erreurs de diagnostic mais cela permettra du moins de faire des examens plus approfondis.


- Un vaccin contre Alzheimer efficace chez la souris

Des chercheurs de l’Université de Rochester ont créé un vaccin capable de générer une réponse immunitaire à la protéine de bêta-amyloïde, responsable de la formation des plaques dans les cerveaux des personnes ayant la maladie d’Alzheimer. Les souris vaccinées ont démontré des aptitudes d’apprentissage et mémorielle normales alors qu’elles ont été génétiquement conçues pour développer une forme agressive de la maladie. Le cerveau des souris ainsi vaccinées ne présentait pas de plaques et n’avait pas de protéines tau anormales.

Les chercheurs qui ont publié leurs résultats dans la revue Molecular Therapy du mois de mai estiment que ces premiers résultats sont encourageants mais préviennent qu’il faudra au moins trois ans avant d’envisager un essai clinique sur l’Homme.

- Traiter l’Alzheimer par stimulation électrique du cerveau

La stimulation électrique de l’hypothalamus (en vert) par des électrodes implantées dans le cerveau donne des résultats encourageants dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, notamment pour la mémoire et la production de neurones, mais dont l’efficacité reste à confirmer sur le long terme.


- Un robot dans le cerveau

En fait ce système motorisé permet de repositionner les électrodes implantés dans le cerveau pour des prothèses neurologiques ou pour servir d’interface avec un ordinateur.

- Traiter l’obésité en bloquant le nerf vague

Deux électrodes sont implantées chirurgicalement dans la partie supérieure de l’estomac pour bloquer les signaux du nerf vague. Dans l’illustration ci-dessus, les flèches vertes indiquent des signaux neuronaux qui vont du cerveau à l’appareil digestif, tandis que les flèches bleues indiquent les signaux qui vont de l’estomac et des intestins au cerveau. Un petit régulateur qui contrôle la fréquence et l’amplitude des signaux électriques est implanté sous la peau et relié aux électrodes (ici en gris) par des fils. Les signaux électriques peuvent être changés au cabinet du médecin par l’intermédiaire d’un contrôleur sans fil. L’appareil est actuellement testé dans des essais cliniques avec des résultats encourageants.


- Un gel qui arrête instantanément les saignements

A base d’un peptide synthétique, ce gel se révèle capable d’arrêter les saignement en quelques secondes.



- Les nanotubes sont bien cancérigènes
Le Figaro 22.05

Les nanotubes de carbone peuvent entraîner une inflammation, des lésions, et un cancer quand ils entrent en contact avec les tissus mésothéliales qui entourent les organes dans le corps, selon de nouvelles études réalisées sur des souris.

L’équipe américano-britannique dirigée par Ken Donaldson, de l’université d’Édimbourg, a toutefois montré que seuls les nanotubes de grandes dimensions provoquent une inflammation et des lésions du mésothélium, la membrane qui recouvre les poumons (plèvre) et la cavité abdominale.

Les globules blancs chargés d’éliminer les corps étrangers présents dans les alvéoles pulmonaires sont incapables d’« ingérer » les fibres dépassant une certaine taille.

Le risque qu’il y a à manipuler des objets contenant des nanotubes semble minimal parce que les fibres sont fortement incrustées dans le matériau. En revanche, nous sommes plus préoccupés par le sort des travailleurs qui fabriquent ces objets.

Par contre, on avait cru que les fullerènes (en forme de ballon) n’étaient pas dangereux pour la santé mais leur capacité de pénétrer dans le cerveau et à l’intérieur des cellules pourraient aussi créer des problèmes même si cette propriété pourrait aussi être utilisée par la médecine.

- Interdiction des biberons en plastique au Canada

Les biberons en plastique vont être interdits au Canada ! Les autorités sanitaires craignent des problèmes hormonaux et neuronaux chez les bébés.

La principale substance dans le collimateur est le bisphénol A (ou BPA), un composé connu de longue date puisqu’il a été pour la première fois synthétisé par un chimiste russe en 1891. Sa capacité d’agir sur le système hormonal humain comme sur celui des mammifères en imitant l’effet des hormones œstrogènes l’ont fait classer dans la catégorie des perturbateurs endocriniens, et de nombreux débats scientifiques tournent autour de possibles effets négatifs sur la fertilité et la reproduction humaine.

- Du pyralène (PCB) dans le Rhône

Des analyses de sang révèlent que les riverains du Rhône et de la Seine présentent des taux élevés de PCB, alias Pyralène, et semble montrer un lien avec la consommation de poissons locaux.

- L’industrie du suicide en Suisse
Le Nouvel Observateur, no 2273

La Suisse est l’unique pays au monde qui autorise l’aide au suicide. Quatre associations en ont fait leur mission. Mais Dignitas est la seule qui accepte massivement les étrangers mais réclame la coquette somme de 6 000 euros à tous ceux qui veulent quitter ce monde.

L’hebdomadaire relève que faute de local depuis l’été dernier, les deux dernières personnes « aidées » par Dignitas ont rendu l’âme « sur un parking ».

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Ludwig A. Minelli (le fondateur de l’association) a décidé de remplacer le pentobarbital par le suicide au gaz. Ou plus exactement, par l’étouffement avec un sac en plastique rempli d’hélium. « L’intérêt » ? Pas besoin de prescription médicale.

- Google Health

Google Health, à l’image du service concurrent HealthVault de Microsoft lancé en octobre dernier, permet aux utilisateurs d’entrer ses données médicales, comme son poids, son âge, sa tension, ses différents traitements, ses ordonnances, etc. Avec ces données, le service pourra assister l’utilisateur dans la gestion de sa santé, en l’avertissant de la prise de ses médicaments ou des éventuelles contre-indications / interactions entre plusieurs traitements. Ce suivi médical pourra être partagé avec le médecin du patient, une pharmacie ou une clinique.

Jean Zin
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