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Quand précarité rime avec obésité
Quand précarité rime avec obésité
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25 juillet 2008 | 1 commentaires
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Myriam, 3 articles (Rédacteur)

Myriam

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Quand précarité rime avec obésité

Quand précarité rime avec obésité

En France, la prévalence de l’obésité chez les ménages ayant un revenu mensuel net inférieur à 900 euros est 1,5 fois plus élevée que dans la population générale*.

Une alimentation trop riche ?

En effet, il semblerait que l’alimentation des personnes vivant dans des conditions précaires est globalement plus riche en calories. Elle comporte trop de graisses saturées et de viandes transformées (saucisse, pâté, salaisons…), beaucoup de féculents raffinés (pain blanc, riz blanc…) ou d’intérêt nutritionnel moindre (frites, croquettes…).

Les revenus modestes de cette classe sociale les poussent souvent à raisonner en terme de coût et non pas en terme de qualité nutritionnelle. Ainsi, elle va opter pour des aliments plus gras et plus sucrés qui sont généralement les moins chers au dépend des fruits et des légumes qui coûtent plus chers.

Un mode de vie trop sédentaire

Le revenu mensuel n’est pas la seule explication à la relation entre précarité et obésité. Elle peut aussi être expliquée par un mode de vie sédentaire et le manque d’activité physique à cause d’un accès limité à des espaces verts et à des équipements sportifs.

Le temps libre est alors le plus souvent passé devant la télévision, augmentant ainsi la tentation pour les produits sucrés et gras qu’ils voient à longueur de journée défiler lors des spots publicitaires.

Des mesures collectives s’imposent pour prévenir l’obésité

Sachant que pour qu’une personne puisse respecter les recommandations nutritionnelles il faut qu’elle dépense au minimum 3,60 euros/jour, et que les personnes vivant en situation précaire ne peuvent pas débourser plus de 2,50 euros/jour*, un travail sur le plan collectif et politique est donc vraiment indispensable à ce niveau, pour qu’une alimentation saine et équilibrée devienne une réalité pour tous.

* Darmon N, Drewnowski A, Briend A., Energy-dense diets are associated with lower diet costs : A community study of French adults, Pub Health Nutr, 2004 ; 7:21-27.

Myriam
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Mots-clés :
Obésité
Commentaires
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(IP:xxx.xx9.127.66) le 26 juillet 2008 a 14H42
 (Visiteur)

Ce constat est retrouvé dans l’ensemble des pays occidentaux et des pays dits émergeants. On doit aussi rajouter que le problème dépasse la simple dimension nutrition. Dans une société basé sur l’avoir les plus pauvres sont les plus frustrés et mangent pour tenter de se réconforter. Leur moyen de consommer afin de pas se sentir exclus est d’ acheter beaucoup c’est plys rassurant quand on vit au jour le jour On pourrait aussi parler de la pauvreté de plus en plus stigmatisée de la société hyper narcissique ... pour conclure qu’il n’y a aucune volonté réelle sur le plan politique d’agir.