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Pacemakers : cible potentielle de pirates informatiques !
Pacemakers : cible potentielle de pirates informatiques !
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20 juin 2008 | 5 commentaires
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FredOn76, 4 articles (Rédacteur)

FredOn76

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Pacemakers : cible potentielle de pirates informatiques !

Pacemakers : cible potentielle de pirates informatiques !

Les pacemakers et défibrillateurs cardiaques équipés de la technologie sans fil peuvent être piratés avec un risque potentiellement fatal pour les patients. C’est ce que vient de démontrer une équipe de chercheurs américains lors d’une expérience récente.

Le pacemaker : comment ça marche ?

Un pacemaker est une mini-pile électrique implantée sous la peau qui permet de donner au cœur un meilleur rythme lorsqu’il est trop lent. Le pacemaker pallie aux défaillances du cœur en envoyant directement de petites stimulations électriques qui permettent de contracter le cœur.

Les pacemakers équipés de technologies sans fil

Les pacemakers et défibrillateurs cardiaques implantés qui sont équipés de technologies sans fil sont vulnérables au piratage informatique. La technologie sans fil permet de paramétrer le pacemaker sans avoir à effectuer une opération chirurgicale qui consiste à prendre puis remettre l’appareil dans le thorax du patient. Les cardiologues peuvent ainsi contrôler à distance le bon fonctionnement de ces implants et de les ajuster, ce qui évite des visites répétées chez le médecin ou des opérations chirurgicales.

« Une vulnérabilité au piratage informatique »

Une équipe de chercheurs de l’universite Amherst du Massachusetts, de celle de Washington, et de la Harvard Medical School, ont réussi à pirater un défibrillateur cardiaque. Des pirates informatiques pourraient donc, avec le sans fil, reprogrammer à distance un pace-maker à l’insu du patient.

Les pacemakers équipés de la technologie sans fil communiquent avec l’extérieur grâce aux ondes radio. Les scientifiques ont capturé ce signal radio avec du matériel courant disponible dans le libre commerce et ont réussi à obtenir les informations médicales confidentielles sur le patient. L’équipe a ainsi pu obtenir les données personnelles du patient (nom, date de naissance, numéro de sécurité sociale) et les signes vitaux enregistrés comme l’électrocardiogramme. Pire : ils ont pu modifier les indications thérapeutiques contenues dans le pacemaker, et notamment les réglages qui déterminent quand le défibrillateur doit agir sur le cœur. Une telle reprogrammation peut rendre d’une part le défibrillateur incapable de répondre à des dysfonctionnement graves du cœur et également provoquer un choc électrique suffisamment intense dans le cœur pour être fatale à un individu. Heureusement, pour l’instant le piratage ne peut se faire qu’à quelques mètres de la personne, mais les risques demeurent important car la technologie évolue rapidement.

Une expérience qui a valeur d’avertissement envers les fabricants.

“L’un des objectifs de cette recherche est d’encourager l’industrie des équipements médicaux à penser plus sérieusement à la sécurité et à la protection des informations médicales des patients, surtout dans la perspective d’une généralisation des technologies du sans fil”, explique l’un des auteurs, le cardiologue William Maisel de la faculté de médecine de l’université Harvard (Massachusetts).

Kadayoshi Kohno, professeur de sciences informatiques et d’ingénierie à l’Université de Washington à Seattle, explique que c’est un risque sérieux à moyen terme puisque les implants seront de plus en plus équipés la technologie sans fil : "dans les années 70, l’être humain bionique était un rêve mais les avancées de la technologie en font aujourd’hui une réalité et les gens auront de plus en plus de micro-ordinateurs très sophistiqués dans leur corps dotés de capacités sans fil. Notre but est de s’assurer que ces équipements soient sûrs, efficaces et protégés d’interférences extérieures".

“Heureusement, il y a déjà des garde-fous en place mais les fabricants de prothèses informatisées doivent faire mieux”, ajoute William Maisel. En effet, des millions de personnes portent ce type d’implants dans le monde…

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Risques Pacemaker
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(IP:xxx.xx1.248.179) le 21 juin 2008 a 10H04
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il convient de mettre en perspective les différents risques que peuvent induire les technologie sans fils et les dispositifs médicaux.

Il y a deux manières d’agir sur un appareil électronique avec une technologie sans fil.

- soit comme décrit dans l’article par un acte intentionnel, condition que l’appareil ait une liaison sans fil et que le pirate connaisse tout le protocole et dispose des outils pour le faire , une fois ceci satisfait, il faut encore trouver un mobile. (au sens pénal)

- Soit agir de manière non intentionnelle, provoquer un dysfonctionnement suite à l’élévation du niveau de pollution électromagnétique ambiant ou est utilisé l’appareil.

Ce deuxième aspect concerne tous les appareils électroniques et toutes les sources de pollution électromagnétiques et depuis quelques années les principales sources de pollution du milieu sont les systemes de communication par radio. (GSM, WIFI, UMTS, RFID, WIMAX UWB etc... dont le développement est exponentiel.

Il s’agit de la compatibilité électromagnétique entre les appareils et/ou le milieu ou ils sont utilisés.

Afin d’être immunisés contre les niveaux de pollution du milieu ou ils vont être utilisés, les appareils répondent a des normes de compatibilité électromagnétique et en particulier d’immunité aux champs électromagnétiques rayonnés.

Pour ce faire, ils sont testés a un niveau sensé être beaucoup plus faible que le milieu ou ils vont être utilisés

La plupart des appareils sont testés avec un niveau de 3V/m .

les appareils électroniques a usage médical sont très variés et divers, ils sont utilisés pour des soins ou pour des aides au diagnostic le stimulateur cardiaque est historiquement le premier appareil a avoir été crée mais il ne représente que 1,5% environ des appareils et bientôt beaucoup moins étant donné le développement des autres appareils.

Ces appareils doivent répondre a la norme 60601-1-2 et aux sous normes correspondant aux essais d’immunité.

lire les tables V et VI de ce document : http://www.ce-mag.com/archive/05/01...

Les dispositifs médicaux comportent deux catégories d’appareils , les appareils critiques et ou implantés d’immunité 10V/m (pacemaker , pompe a insuline, etc...)

Les autres appareils d’immunité 3V/m, les thermomètres électroniques, (les lecteurs de glycémie permettant de doser l’insuline, les tensiomètres etc...)

pour la France le parc total d’appareil n’est pas bien connu mais on peut l’estimer a environ 20 millions d’appareils (rien que les thermomètres électroniques sont au nombre de 15 a 17 millions) à brêve échéance le parc de lecteur de glycemie risque d’atteindre 1 a à 2 millions étant donné l’épidémie.

Le parc d’appareils critique et ou implantés est d’environ 800 000 selon l’afssaps les stimulateurs cardiaques comptant pour environ 350000.

le problème de la compatibilité électromagnétique est très grave, L’afssaps responsable du bon fonctionnement de ces appareils ne donne aucune information sur les risques et son incapacité a assurer ses mission est révélé au cours de cette audition le 5 juillet 2006 a l’assemblée nationale .

son représentant interrogé par les parlementaires sur le nombre de dispositifs médicaux répond 800000 c’est qu’il ne connait pas la définition des appareils qu’il est chargé de surveiller.

lire le rapport 3431 de l’opecst

Comme d’habitude une agence de sécurité sanitaire ne sait rien , une vrai spécialité française depuis l’amiante.

NB les rigolos de l’afsset et du ministère de la santé encouragent a polluer jusqu’a 61V/m en des endroits ou sont utilisés des appareils d’immunité 3V/m , des utilisateur seront ou ont déjà été tués par le comportement honteux de certains apparachik qui siègent dans ces instances.

Comme on le voit un risque peut en cacher un autre bien plus important par son étendu ,son évolution et le comportement de ceux qui doivent prévenir les risques et non les dissimuler comme au bon temps de l’amiante la protection qu’est sensée apportée l’afssaps est complètement bidon .

2 votes
par ranjo (IP:xxx.xx1.248.179) le 21 juin 2008 a 12H18
ranjo (Visiteur)

derapage de clavier, "sensé être beaucoup plus faible que le milieu ou ils vont être utilisés" remplacer "faible" par "elevé", naturellement

1 vote
par alberto (IP:xxx.xx8.9.128) le 21 juin 2008 a 13H51
alberto (Visiteur)

Merci pour cet excellent commentaire !

2 votes
par Oncle Sam (IP:xxx.xx5.92.38) le 22 juin 2008 a 11H47
Oncle Sam (Visiteur)

Article passionnant.

Il faut continuer avec des initiatives de ce genre.

J’aimerai en savoir plus sur le sujet, il faudrait faire un dossier. Nous allons, en effet, disposer de plus en plus d’aides électroniques et électriques pour faire face au poids de l’age. Si l’on peut pirater un pacemaker qu’en sera-t-il des doseurs d’insuline, des prothèses auditives ?

il faudrait demander à Joël de Rosnay ce qu’il en pense.

A très bientôt,

Oncle Sam

1 vote
(IP:xxx.xx7.39.234) le 24 juin 2008 a 12H25
 (Visiteur)

Et Chirac dans tout ça ?:-p