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Les principales actus santé - octobre 2008
Les principales actus santé - octobre 2008
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10 octobre 2008
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Jean Zin, 23 articles (Rédacteur)

Jean Zin

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Les principales actus santé - octobre 2008

Les principales actus santé - octobre 2008

- Analyse-minute de votre ADN par une puce électronique

James Landers vient de réaliser un prototype d’une puce capable d’analyser notre ADN en 30 mn seulement et à un coût très bas. "With his a lab-on-a-chip, ‘it takes just 30 minutes to do the work it would take three technicians and three instruments to complete in a week".

En fait l’analyseur portable actuel le plus efficace ne demande que 6 heures.

- Lien entre âge du père et risque de psychose maniaco-dépressive chez l’enfant
Le Parisien, L’Humanité

Le Parisien note en bref que « les enfants dont le père a 55 ans ou plus (à leur conception) développent environ 37 % de chances supplémentaires de souffrir de psychose maniaco-dépressive que des bambins de pères âgés d’une vingtaine d’années », selon une étude suédoise.

Le journal indique que « le mécanisme qui fait qu’un âge avancé chez le père entraîne des troubles psychologiques chez l’enfant serait génétique ».

L’Humanité aborde également cette étude menée par Emma Frans, du centre de recherche Karolinska Institutet de Stockholm.

Le quotidien cite cette dernière, qui précise qu’« à la différence des femmes, la division des cellules sexuelles chez les hommes se poursuit tout au long de sa vie, ce qui accroît le risque de changement génétique avec les années ».

- L’hippocampe responsable de la schizophrénie ?

Le sous-développement d’une aire du cerveau impliquée dans l’humeur et la mémorisation serait responsable de l’apparition de troubles schizophréniques.

Il s’agirait d’un défaut de maturation des neurones dans l’hippocampe. Plus exactement, dans une petite zone de cette structure bilatérale, le gyrus dentate.

Le gyrus dentate est une zone connue pour son rôle dans la régulation de l’humeur et dans la mémoire de travail. C’est aussi un des rares endroits dans le cerveau qui est le siège d’une neurogénèse : de nouveaux neurones y naissent et meurent quotidiennement.

- L’inflammation source de démence

Les infections et les lésions susceptibles de causer des réactions inflammatoires peuvent accélérer la dégénérescence des patients atteints de démence.

Selon une étude Britannique, parue dans Biological Psychiatry, les infections et les lésions susceptibles de causer des réactions inflammatoires peuvent déclencher des épisodes de délire chez les personnes âgées et les patients atteints de démence. Une découverte susceptible de modifier le comportement thérapeutique des soignants en charge de ce public.

Les chercheurs ont également découvert que les inflammations provoquaient la production de la protéine IL-1beta dans l’hippocampe, la partie du cerveau qui gouverne la mémoire et l’apprentissage. On sait que cette protéine aggrave les dommages nerveux pendant les accidents cérébrovasculaires, et une augmentation de son taux sanguin a été associée à un déclin cognitif. Ces nouvelles données vont inciter le personnel médical à s’interroger sur ses pratiques. Afin d’éviter une aggravation de la démence, il convient de prévenir chez les personnes âgées et atteintes de troubles comportementaux l’apparition d’une réaction inflammatoire systémique. Elle apparaît lors d’infections parfois banales et fréquentes comme les cystites mais également en cas de fracture (suite à une chute) ou lors d’une effraction cutanée qu’elle soit involontaire (blessure) ou intentionnelle (chirurgie programmée).

- Le déclin cognitif précéderait le décès de 6 à 15 ans !

C’est surtout le nombre d’années de déclin des capacités mentales qui est étonnant. Cela voudrait dire qu’on ne survit pas très longtemps à son cerveau ?

Ont été observés des changements accélérés dans les capacités mentales des individus, qui signalent une phase de déclin terminal des années avant la mort. Le commencement de ce déclin est différent pour les divers types de capacités cognitives. La vitesse perceptuelle, qui mesure la rapidité avec laquelle les individus peuvent comparer des figures, commence à décliner environ quinze ans avant la mort. La capacité spatiale commence à décliner près de huit ans avant la mort. Et la capacité verbale commence à décliner environ six ans et demi avant. L’auteur note que les capacités verbales déclinent fortement dans la phase terminale.

- Du chocolat contre l’inflammation

On constate que l’inflammation est un paramètre essentiel de la dégénérescence mais aussi que les antioxydants manifestent toujours leurs bienfaits malgré les doutes introduits par plusieurs études. On peut penser que tout est dans la dose car, paradoxalement, un excès d’antioxydant pouvant diminuer la production endogène d’antioxydants, leur effet pourrait s’inverser à partir d’un certain seuil.

S’accorder un petit plaisir en grignotant un ou deux carrés de chocolat (et pas plus !) deux à trois fois par semaine permet de lutter contre l’inflammation chronique et diminue les risques d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral.

Les résultats publiés dans le Journal of nutrition montrent une diminution de l’ordre de 17% du niveau de PCR chez les amateurs de douceurs. Un chiffre modéré mais qui correspond, selon les auteurs, à une réduction du risque de maladies cardiovasculaires d’un tiers chez les femmes et d’un quart chez les hommes.

Le meilleur effet est obtenu par la consommation moyenne de 6.7 grammes de chocolat par jour soit environ une demi-tablette par semaine. Au-delà de cette quantité, la protection tend à disparaître. Le bénéfice apporté par le chocolat serait du à la quantité importante d’antioxydants contenus dans les graines de cacao, en particulier des flavonoïdes ainsi que d’autres types de polyphénols.

- Le massage diminue l’inflammation

- Des bactéries contre les maladies auto-immunes

Des souris exposées précocement à des bactéries commensales intestinales sont protégées contre l’apparition du diabète de type 1.

Une confirmation pour la théorie hygiéniste expliquant les maladies autoimmunes ou les allergies par un dérèglement du système immunitaire qui se retourne contre lui par manque de germes à combattre. En tout cas des bactéries intestinales protègeraient du diabète de type 1 ou diabète du jeune, considéré jusque là comme génétique.

- Asthme et allergies, le paracétamol en cause

Une vaste étude dirigée par le professeur Richard Beasley de l’Institut de recherche médicale de Nouvelle-Zélande met en évidence un lien entre la prise de paracétamol durant la première année suivant la naissance et l’apparition d’asthme, d’allergies et d’eczéma durant l’enfance.

Au début de l’été, c’est une étude européenne qui a également confirmé le lien entre la prise régulière de paracétamol et l’asthme chez les Européens adultes. Les résultats montrent que les adultes qui prennent du paracétamol au moins une fois par semaine sont trois fois plus susceptibles de souffrir d’asthme que les personnes prenant ces médicaments moins régulièrement.

Le paracétamol pourrait déclencher ces pathologies en diminuant la quantité d’antioxydants présents dans les poumons, principalement le glutathion qui joue un rôle important dans la protection des voies respiratoires contre les effets nuisibles de la pollution atmosphérique et de la fumée de cigarette.


- Augmenter la production d’endomorphine par génothérapie

En augmentant les gènes producteurs d’enkephalin grâce au virus de l’herpès, on pourrait traiter la douleur sans les inconvénients de la morphine.

- Un nouvel antibiotique tiré du chanvre contre les bactéries résistantes

Un des composés du cannabis (un cannabinoïde) s’est révélé à la fois très efficace contre certains staphylocoques résistants (MRSA) et sans effet psychotrope, ce qui pourrait en faire un antibiotique bon marché extrait des cultures de chanvre.


- Supervirus contre cancer

Des chercheurs canadiens ont fait état d’une découverte majeure liée à l’utilisation de virus pour cibler et détruire les cellules tumorales, une approche thérapeutique connue sous le nom d’oncolyse virale.

Ils ont découvert qu’une famille de composés appelés inhibiteurs d’histone désacétylase (HDAC) pouvaient transformer les virus oncolytiques en de puissantes armes contre le cancer. Les HDAC inhibent les enzymes responsables de la modulation de la structure des chromosomes dans les cellules tumorales.

"Un traitement à l’aide de ces composés permet d’augmenter de façon spectaculaire la vulnérabilité de ces cancers aux virus oncolytiques", souligne l’un des auteurs, le Dr Hiscott. "Cette association thérapeutique stimule de façon marquée et inattendue la capacité de ces virus à cibler et à détruire les cellules tumorales".

Ces résultats prometteurs vont rapidement conduire à la mise au point de nouveaux traitements expérimentaux pour les cancers du sein, de la prostate et du côlon ou d’autres tumeurs primitives qui résistent actuellement à la virothérapie. Des essais sur l’Homme pourraient avoir lieu d’ici un ou deux ans.

Voir aussi Futura-Sciences.

- Trop de calcium augmenterait les risques de cancer de la prostate

Les hommes dont la calcémie (quantité de calcium dans le sérum sanguin) atteint les valeurs les plus élevées de la fourchette considérée comme normale présenteraient un risque trois fois plus grand de développer un cancer de la prostate.

On savait déjà que les cellules tumorales du cancer de la prostate possèdent un nombre anormalement élevé de récepteurs sensibles au calcium ainsi qu’à l’hormone parathyroïdienne. Produite par la glande du même nom, cette dernière régule la quantité de calcium dans le sang, un paramètre physiologique très important. On sait également que l’hypercalcémie est souvent liée à des cancers, et notamment à des métastases osseuses. Par ailleurs, plusieurs études (dont Epic, sur 142.251 hommes européens) ont montré qu’une forte consommation de laitages augmente le risque d’un cancer de la prostate. Mais le mécanisme précis qui relierait la calcémie au cancer de la prostate reste inconnu. Il pourrait s’agir, à l’inverse, d’un effet secondaire si la cause était à rechercher du côté de l’hormone parathyroïdienne.

- Les dangers des plastiques alimentaires

Maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, concentration anormale d’enzymes hépatiques… Selon une étude britannique, le bisphénol A, largement utilisé dans les plastiques alimentaires, serait particulièrement nocif pour la santé humaine. Partiellement interdit au Canada, ce produit avait déjà fait l’objet de fortes suspicions.

Le bisphénol A, ou BPA, est de nouveau sur la sellette. Employé comme élément de base (monomère) dans la fabrication de polymères, notamment les polycarbonates, il était considéré à l’origine de sa découverte... comme un œstrogène de synthèse (c’est-à-dire mimant l’activité de cette hormone sexuelle féminine). Les polycarbonates, se présentant comme un plastique transparent, sont partout autour de nous. On les trouve dans les CD mais aussi, et surtout, dans les emballages et les récipients alimentaires, comme les biberons.

Les participants qui présentaient les plus forts résidus de BPA avaient presque trois fois plus de risque que la moyenne de souffrir d’une maladie cardiovasculaire ou d’un diabète de type 2, constate David Melzer. Des anomalies hépatiques ont également été relevées chez plusieurs participants.

- Les fullerènes toxiques ?

Bien qu’aucun signe de toxicité ne soit encore connu, l’étude prouve que le risque d’accumulation dans les organismes vivants est bien réel.

Avec leurs cousins les nanotubes de carbone, les buckyballs, ces molécules en C60 ressemblant à des ballons de football portent en elles l’espoir de révolutionner notre vie, pour transporter jusque dans les cellules des substances médicamenteuses actives contre le cancer ou pour stocker efficacement de l’hydrogène destiné à alimenter voitures électriques et ordinateurs portables.

Les buckyballs étant facilement détruits par la lumière du Soleil, leur chance de persister longtemps dans l’environnement sont réduites mais rien ne prouve qu’ils ne s’accumuleront pas au sein même d’organismes au point de devenir toxiques.

La capacité des buckyballs à s’accumuler dans les tissus semble supérieure au cas du fameux DDT. Celui-ci est très peu soluble dans l’eau mais ça ne l’empêche de se retrouver en quantités non négligeables dans des sédiments. La même chose pourrait arriver avec les fullerènes qui risqueraient de s’accumuler dans les vers dont se nourrissent les poissons, à des taux là aussi peut-être dangereux pour la chaîne alimentaires.

- Des cellules souches de la peau pour produire de l’insuline

Jean Zin
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