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Les différents traitements de l’ostéoporose
Les différents traitements de l'ostéoporose
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18 avril 2008 | 1 commentaires
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David Elia, 34 articles (Gynécologue)

David Elia

Gynécologue
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Les différents traitements de l’ostéoporose

Les différents traitements de l'ostéoporose
  • LES TRAITEMENTS DE L’OSTEOPOROSE : ILS SONT NOMBREUX !

Excepté le traitement hormonal de la ménopause, très peu de femmes connaissent l’existence des quatre types de traitements indiqués dans la prévention des fractures de l’ostéoporose. Comment fonctionnent-ils ? Qui peut en bénéficier et combien coûtent-ils ?

  • QUELS SONT LES TRAITEMENTS DONT ON DISPOSE POUR PREVENIR L’OSTEOPOROSE ?

Il faut bien comprendre que l’os est un tissu en perpétuel renouvellement. Il existe des cellules qui détruisent l’os, elles font des forages dans la matière osseuse, tandis que d’autres forment de l’os, elles réparent en comblant immédiatement les trous réalisés par les cellules destructrices. Si l’équilibre est rompu, que les destructeurs deviennent trop actifs et les réparateurs inefficaces, l’os s’affaiblit, il devient poreux et peut se casser plus facilement.
Aujourd’hui, excepté le traitement hormonal de la ménopause, les traitements indiqués dans la prévention des fractures sont nombreux.
L’objectif est de rétablir l’équilibre, de stopper les dégâts ou de renforcer des os très fragilisés ou de faire les deux. Ces traitements sont le raloxifène, les bisphosphonates, le tériparatide et le ranélate de strontium. Ils permettent d’agir sélectivement, en renforçant par exemple la réparation (tériparatide) ou en contrant la destruction (bisphosphonates, raloxifène) ou en faisant les deux (ranélate de strontium).

Les estrogènes, à la base du traitement de la ménopause (THS), sont des hormones qui freinent la destruction osseuse. Ainsi, les femmes qui bénéficient du THS sont en général à l’abri de la perte osseuse. Les estrogènes sont capables de prévenir toutes les fractures : poignet, fémur et vertèbres. Mais tout dépend de la quantité d’estrogènes contenue dans le THS. Ainsi, certains THS protègent l’os, d’autres non. Et actuellement, la tendance est plutôt à la dose hormonale modérée. Il convient donc d’y faire très attention.


  • LE RALOXIFENE (COMPRIMES)

Le raloxifène est une molécule surprenante qui agît dans certains endroits du corps comme des estrogènes et dans d’autres à l’inverse des estrogènes. Par exemple, il diminue de 70% le risque de cancer du sein. Au niveau des cellules osseuses, il ralentit la résorption osseuse. C’est à ce titre que le raloxifène est commercialisé en France pour prévenir les fractures vertébrales. Il crée parfois des bouffées de chaleur et est contre-indiqué en cas de risque de phlébite.

  • LES BISPHOSPHONATES (COMPRIMES)

Ils agissent comme les estrogènes, en diminuant la destruction osseuse, aussi bien au niveau du fémur que des vertèbres et du poignet, mais ce ne sont pas des hormones, ces médicaments sont du domaine de la rhumatologie. Ce sont des molécules très actives sur tous les sites, dont la dernière génération ne nécessite qu’une prise par semaine, voire
depuis peu, une prise tous les mois. Ils sont parfois mal tolérés au niveau de l’estomac et demandent pour cela de respecter les modalités d’administration.


  • LE RANELATE DE STRONTIUM (SACHET)

Ce traitement est le dernier disponible (depuis janvier 2006). Il est français et original car c’est le seul à agir en freinant la perte osseuse et en formant de l’os. Ce mode d’action est d’importance puisque les femmes concernées à partir de la ménopause perdent beaucoup d’os (2,5% par an les dix premières années)… Le ranélate de strontium forme de l’os et renforce la charpente (squelette) osseuse. Le ranélate de strontium permet ainsi de prévenir les fractures aussi bien au niveau du poignet que des vertèbres ou encore du col du fémur. Il a été démontré qu’il est efficace quel que soit l’âge de la patiente, de 50 ans à plus
de 80 ans, et présente l’avantage que l’augmentation de la densité minérale osseuse soit en adéquation avec son efficacité contre les fractures. Il est pratiquement exempt d’effets secondaires et n’a pas de contre indication spécifique.


  • LE TERIPARATIDE (INJECTABLE)

Le tériparatide est l’équivalent de la parathormone, une hormone fortement impliquée dans le métabolisme osseux. Mais il est extrêmement coûteux (400 euros pour 28 jours) et réservé aux cas exceptionnels et extrêmes, c’est-à-dire aux femmes qui ont déjà eu plus de deux fractures vertébrales.


  • QUELLES SONT LES GRANDES AVANCEES ?

Depuis août 2006 seulement, le raloxifène, les biphosphonates et le ranélate de strontium sont remboursés par la Sécurité sociale, en dehors de toute fracture préalable, à condition seulement de présenter une faible densité osseuse et des facteurs de risque. Auparavant, seules les personnes ayant déjà eu une fracture pouvaient en bénéficier.

Autre grand évènement survenu en août 2006, le remboursement de l’ostéodensitométrie pour la plupart des femmes concernées par cette maladie dans un certain nombre de conditions. Ces traitements, prescrits à bon escient, devraient permettent d’éviter
des milliers de fractures.
Les femmes doivent savoir que l’ostéoporose n’est pas une fatalité, on dispose de moyens efficaces et variés.

Les estrogènes, à la base du traitement de la ménopause (THS), sont des hormones qui freinent la destruction osseuse. Ainsi, les femmes qui bénéficient du THS sont en général à l’abri de la perte osseuse.Les estrogènes sont capables de prévenir toutes les fractures : poignet, fémur et vertèbres. Mais tout dépend de la quantité d’estrogènes contenue dans le THS. Ainsi, certains THS protègent l’os, d’autres non. Et actuellement, la tendance est plutôt à la dose hormonale modérée. Il convient donc d’y faire très attention.


  • QUELLE EST LA DUREE MOYENNE DES TRAITEMENTS ?

La plupart de ces produits (sauf le tériparatide) vont être administrés longtemps, plusieurs années. La tendance actuelle est de donner un produit pendant 5 ans, puis d’analyser les effets obtenus avant de décider de la pertinence de le poursuivre (ostéodensitométrie, réévaluation des facteurs de risque, etc.).
Il est aussi classique de changer de traitement après quelques années. Par exemple, on peut proposer à une femme ayant bénéficié d’un THS jusqu’à 60-65 ans et n’ayant plus de symptôme de la ménopause, de se tourner vers le ranélate de strontium, le raloxifène ou un bis phosphonate. Ensuite, selon l’évolution 5 ans plus tard, on réévalue l’efficacité du traitement afin de décider si on le poursuit.

Tous les articles du docteur David Elia sur www.docteurdavidelia.com
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Commentaires
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par ciacia (IP:xxx.xx1.227.234) le 29 janvier 2009 a 16H00
ciacia (Visiteur)

Bonjour Nous sommes élèves de 1ere Sciences Technologique de la Santé et de Social dans le cadre de nos Activités interdisciplinaires qui portent sur le sujet de l’ostéoporose nous aimerions avoir des renseignement sur le sujet. Plus particulièrement sur le personnel de santé qui s’occupe des personnes atteintes de cette maladie. Nous cherchechons beaucoup de renseignements mais nous ne trouvons pas beaucoup de contacts a appeller... Si vous connaissez une association qui pourrais nous donnez la moindre information merci de nous répondre... bonne fin de journée et merci de votre aide :-)