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Les dernières actus en Santé
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1er août 2008 | 2 commentaires
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Jean Zin, 23 articles (Rédacteur)

Jean Zin

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Les dernières actus en Santé

Les dernières actus en Santé

Pourquoi il faut manger des pommes de terre quand il fait chaud, le vieillissement est-il une maladie ?, Un nouveau gel permettant de gonfler les seins sans chirurgie...Toutes les dernières nouvelles en Santé dans cette revue de presse.

- Attendre une heure après le repas avant la baignade : une légende !

Attendre une heure après avoir mangé avant d’aller se baigner, alors que la chaleur est accablante et que l’eau de la piscine est si invitante ? Rien d’autre qu’une légende urbaine bien ancrée dans les moeurs, disent les experts.

On encourage même les nageurs olympiques à manger un peu avant une compétition, et on leur permet d’avoir un goûter avec eux sur le bord de la piscine. Leurs entraîneurs ne craignent pas une seconde de voir une moitié de banane ou quelques bouchées d’une barre nutritive provoquer des crampes qui mettront fin à leur course

Ce qui n’est pas une légende par contre, c’est l’hydrocution et le fait qu’il y a chaque années de nombreux morts surtout, mais pas seulement, dans les lacs de montagne trop froids...

- Manger des patates quand il fait chaud

Riche en potassium, la pomme de terre peut devenir une précieuse alliée durant l’été. Elle peut combler la perte de ce nutriment que l’on subit lorsque la chaleur ou la pratique d’une activité physique nous fait transpirer.

Ayant étudié six types de pommes de terre cultivées en Amérique du Nord, les chercheurs ont découvert qu’en découpant la pomme de terre en petits cubes, on réduit de 50 % la disponibilité du potassium. Et si ces petits cubes sont trempés dans l’eau avant la cuisson, cette réduction atteint 75 %.

C’est pourquoi ils recommandent de faire bouillir les pommes de terre, soit entières, soit découpées en gros morceaux.

« La meilleure façon d’obtenir le maximum de ce minéral essentiel avec la pomme de terre est de la cuire au four avec la pelure, précise Hélène Baribeau. On perd un peu de potassium si on la pèle, mais la concentration demeure bonne. »

- Pourquoi on a besoin de 200 fois moins de vitamine C

On vient de découvrir qu’une molécule (GLUT1) responsable du transport du glucose dans le sang servirait préférentiellement au transport de la vitamine C, ce qui expliquerait pourquoi on ne fabrique plus de vitamine C car nos besoins sont beaucoup plus faibles que pour les autres animaux qui la synhtétise. Reste que les primates consomment beaucoup plus de fruits que nous et ont un apport en vitamine C bien supérieur. Est-ce que cela voudrait dire qu’il serait utile de prendre de la vitamine C quand on est diabètique ?

Molécule essentielle à la vie, l’acide ascorbique, ou vitamine C, est fabriqué à partir du glucose chez tous les mammifères... sauf chez les humains et d’autres primates, ainsi que chez le cochon d’Inde et les chauves-souris frugivores. Chez ces espèces en effet, des mutations ont rendu inactive une enzyme qui permet de synthétiser l’acide ascorbique à partir du glucose.

GLUT1 est absent dans les globules rouges de souris, alors que ceux des autres primates, du cochon d’Inde et des chauves-souris frugivores présentent les mêmes particularités que les globules rouges humains. Ce mécanisme de compensation s’est imposé au cours de l’évolution de ces dernières espèces. Un mécanisme tellement efficace qu’au final, l’homme a besoin de 200 fois moins de vitamine C que ce que synthétisent certains mammifères.

- La vitamine D animale plus efficace que la vitamine D végétale

La vitamine D peut être endogène ou d’origine animale (D3, cholécalciférol), résultant de l’irradiation UV du 7-dehydrocholestérol au niveau de la peau, ou d’origine végétale ou provenant des levures (D2, ergocalciférol). Les 2 types de vitamines doivent être hydroxylées pour former la vitamine D active. Des travaux récents ont suggéré que la vitamine D2 était moins efficace que la vitamine D3, avec une estimation de l’efficacité de la vitamine D2 de 30-50% de celle de la vitamine D3.

- Les acides gras trans interdits en Californie
Le Parisien, Le Monde 28.07

Les acides gras trans seront interdits en Californie en 2010.

Le gouverneur Arnold Schwarzenegger a promulgué avant-hier soir une loi interdisant l’utilisation de ces graisses hydrogénées dans les restaurant de son Etat.

Les acides gras trans sont soupçonnés d’augmenter les risques de maladies cardio-vasculaires et les maladies cardio-vasculaires représentent la première cause de mortalité en Californie.

- La consommation régulière de café n’augmente pas le risque de mortalité

Les données de deux cohortes américaines concluent que la consommation régulière de café n’est pas associée à une augmentation de la mortalité. A l’inverse, un effet bénéfique sur la mortalité et notamment sur la mortalité cardiovasculaire est retrouvé et doit être investigué par d’autres études.

On avait d’ailleurs vu le mois dernier que la consommation de café pouvait aider à lutter contre les cancers de la peau. Il pourrait protéger aussi du Parkinson mais il peut malgré tout causer d’autres maladies...

- Hausse mystère des infections nosocomiales et de la listériose
Libération, Le Figaro 22.07

Libération s’interroge : « Mais que se passe-t-il sur le front des infections bactériennes ? ».

Une étude révèle une forte hausse des infections nosocomiales. (…) Et dans le même numéro, une autre étude note une « forte recrudescence des cas de listériose en France ».

Deux hausses surprenantes, et sans explication claire.

La hausse des cas de listériose, cette infection due à l’ingestion d’un aliment mal conservé, est la plus étonnante. L’incidence (…) de la listériose avait diminué notablement de 1987 à 2001, puis elle s’est stabilisée jusqu’en 2005 autour de 3,5 cas par million d’habitants.

Et là, elle a « augmenté brutalement » à 4,6 cas/million d’habitants en 2006 et atteint 5 cas/million en 2007 ».

La plupart des régions sont touchées et une augmentation similaire a été observée dans plusieurs pays européens.

Il n’existe pour l’instant aucune raison à cette augmentation.

Concernant les infections nosocomiales, l’autre étude du BEH indique que « quelque 1 000 signalements, totalisant 3 239 infections nosocomiales rares ou graves, ont été reçus en 2006, en hausse de 16 % par rapport à 2005 ».

Le quotidien retient le « retour » de Clostridium difficile, dont « nul ne sait » le pourquoi.

Le Figaro aborde également cette « recrudescence de la listériose en France, (…) particulièrement chez les personnes âgées (…) et celles immunodéprimées ».

Parmi les différentes hypothèses, les chercheurs évoquent une modification des habitudes alimentaires ou de conservation des aliments.

Ils n’excluent pas non plus la distribution de nouveaux produits qui pourraient être un nouveau vecteur de contamination. Ils citent également la baisse de la teneur en sel des aliments, ou encore la consommation accrue de produits crus.

L’InVS avance des explications plausibles mais n’en privilégie aucune. De nouvelles habitudes alimentaires, les sushis par exemple, et l’allongement des dates limites de péremption sont envisagés. La diminution de la quantité de sel dans les plats cuisinés, qui répond aux recommandations des autorités sanitaires, pourrait elle aussi jouer un rôle. Mais il ne s’agit que d’hypothèses de travail...

En fait Science&Vie rapporte qu’un hôpital de Birmingham tenterait de résoudre le problème des infections nosocomiales en remplaçant robinets et poignées de porte par des éléments en cuivre qui auraient des propriétés bactéricides.

- L’ibuprofène contre les candidoses résistantes
Courrier International, numéro 924

Courrier International remarque que « les maladies nosocomiales sont une des plaies de l’hôpital. Pour trouver la parade, une équipe portugaise a étudié de près un champignon responsable de ce type d’infections ».

Candida albicans fait l’objet de l’attention particulière d’une équipe du laboratoire de microbiologie de la faculté de médecine de l’université de Porto (FMUP).

Le quotidien portugais se penche sur les « raisons de l’augmentation de la pathogénicité du champignon », qui « commencent à être identifiées ».

Avec une certaine surprise, il a constaté que le champignon était génétiquement très instable. Confronté à divers environnements, il a la capacité de répondre aux stimulations qui viennent de l’extérieur en développent facilement de nouveaux mécanismes de pathogenèse et de résistance.

Les chercheurs ont constaté que C. albicans était doté d’un mécanisme très efficace, les « pompes à efflux », qui en quelques millionièmes de seconde expulsent tout antifongique. Il s’agit d’une stratégie très proche de celle utilisée par certaines cellules malignes des tumeurs humaines.

Diário de Notícias relève que grâce à de l’ibuprofène, Anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), « les chercheurs ont réussi à rendre au champignon sa sensibilité au traitement antifongique ».


- Fumer avant 17 ans, question de gènes

La découverte d’un ensemble de variations génétiques présentes chez près de la moitié de la population et ne s’exprimant que chez les adolescents de moins de 17 ans est étonnante. Et ce d’autant plus qu’elles induisent un risque 1,6 à 5 fois plus important de développer une forte dépendance tout au long de leur vie pour ces fumeurs (trop) précoces !

Celles-ci sont toutes situées au même endroit, au sein de gênes codant pour des récepteurs nicotiniques neuronaux. Du nombre de ces récepteurs et de leur fonctionnement pourrait résulter la dépendance. Les variations génétiques observées n’auraient pourtant aucune influence sur les fumeurs plus tardifs.

La découverte vient en effet s’ajouter aux études qui avaient démontré, il y a un peu moins de dix ans que les fumeurs précoces avaient plus de chances de développer un cancer du poumon.

- De l’inégalité (génétique) entre les hommes

Il y a de quoi s’étonner qu’on puisse considérer comme une découverte qu’il y a une détermination génétique du niveau de dopamine et donc d’activité ! La paresse est-elle innée ? titre-t-on, comme si la paresse existait. Il est certes bon de rappeler que les gens actifs et sportifs ne doivent pas leur activité à leur excellence et que les condamnations morales ou la pensée positive n’y feront rien ou presque. Il faudrait surtout prendre en compte la souffrance de ceux qui manquent de dopamine et sur laquelle j’attirais l’attention (des souffrances sans mots), même si c’est certainement un facteur de survie de partager une population entre risquophiles et risquophobes.

Dans un article récemment publié dans la revue Physiological Genomics, une équipe de chercheurs de l’Université de Caroline du Nord annonce avoir trouvé six sites chromosomiques, chez la souris, fortement corrélés avec l’appétence pour l’activité physique. Dans une autre étude à paraître dans le Journal of Heredity, la même équipe a identifié 17 autres sites génétiques qui contrôlent le niveau d’activité physique chez la souris grâce à une interaction les uns avec les autres, un effet génétique connue sous le nom d’épistasie. Ensemble, les gènes en question comptent pour environ 84% des différences de comportement entre les souris qui présentent des niveaux d’activité faible et les souris les plus dynamiques.

Ils précisent également que des études ultérieures ont démontré que les variations génétiques ont une incidence sur les niveaux d’activité de la souris en en provoquant d’importantes différences dans leurs cerveaux. Selon eux, une grande partie des gènes est impliquée dans la régulation de la dopamine, un neurotransmetteur qui a un effet globalement stimulant.

- Le vieillissement une maladie comme une autre ?

Les conceptions réparatrices d’Aubrey De Grey d’une vieillesse à traiter comme une maladie gagneraient en crédibilité. Les 7 causes du vieillissement à traiter seraient :

  1. les cancers
  2. les mutations mitochondriales (énergie)
  3. les déchets intracellulaires (athérosclérose, maladies neuro-dégénératives)
  4. les déchets extracellulaires (Alzheimer)
  5. la perte de cellules (système immunitaire, muscles)
  6. la sénescence cellulaire (diabète type 2)
  7. l’excès de connecteurs extracellulaires (presbytie)

La liste n’est pas exhaustive, on pourrait en rajouter indéfiniment mais il est significatif de ne pas prendre en compte les déficits hormonaux que je considère pour ma part comme le facteur le plus déterminant de la dégradation du système immunitaire, qui se répercute ensuite sur tous les organes et favorise les cancers... Il est indéniable qu’il y a des facteurs matériels, entropiques, à la dégénérescence, mais ce qui caractérise la vie, ce sont les processus anti-entropiques justement, ce sont donc eux qui sont en cause, le dérèglement de l’homéostasie interne qu’il faudrait restaurer.

Une autre stratégie cherche les gènes déficients et ceux qui procurent la plus grande longévité par une étude génétique de grande ampleur des personnes les plus âgées. On soupçonne par exemple l’insulin growth factor-1 (IGF1). Cependant, on reste encore dans l’illusion que la vieillesse serait un raté de l’évolution, ce que contredit la brève suivante.

- Le vieillissement génétiquement programmé

L’étude du petit ver bien connu Caenorhabditis elegans semble bien prouver que le vieillissement est avant tout génétiquement programmé, relativement peu sensible au stress subi. Surtout, la restitution des gènes de la jeunesse suffirait à prolonger la vie...

Scientists identified three genes that appear to control the majority of changes in gene expression that accompany aging. They then exposed the worms to a range of environmental stressors, including heat, DNA damage, and oxidative stress, and found that expression of the controller genes was largely unaffected. "It’s not environmental accumulation ; it’s a developmental clock".

On n’est pas au bout de nos peines encore car la théorie que ce ne serait qu’une erreur du développement du fait que les vers se font manger avant de devenir vieux me semble très insuffisante. Il faudrait se persuader au contraire que la génétique contrôle la durée de vie pour en optimiser la reproduction sur le long terme, il n’y a pas là de hasard, seulement de la variabilité.

- L’exercice physique ralentit l’Alzheimer

Les patients atteints de maladie d’Alzheimer modérée se trouvant en relativement bonne forme physique, ont des cerveaux plus gros que les patients atteints de maladie d’Alzheimer modérée dont la condition physique est moins bonne.


- Un antihistaminique contre Alzheimer
Le Parisien 18.07

Le Dimebon, un antihistaminique utilisé jadis en Russie en cas d’allergie, s’est révélé efficace dans le traitement des cas légers ou modérés de maladie d’Alzheimer, augmentant les capacités cognitives.

Cela renforce l’hypothèse d’un diabète de type 3 dû à l’inflammation mais c’est l’étanercept dont on a parlé au mois de février qui se révèle le plus prometteur dès la première prise.

- Rember, le médicament qui ralentirait la maladie d’Alzheimer

Mis au point à l’université d’Aberdeen et fabriqué à Singapour, le Rember vient de passer avec succès un test sur des patients. Il ne guérit pas la maladie mais en ralentit considérablement la progression.

Le Rember, fabriqué à Singapour par la société TauRX Therapeutics, agit au niveau des neurones et y détruit les agrégats de protéines tau. Ces formations sont caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, avec les plaques amyloïdes, sans que l’on connaisse leur rôle.

TauRX envisage maintenant un test de phase 3, c’est-à-dire mené sur un grand nombre de patients volontaires. Si les résultats sont positifs, le Rember sera commercialisé en 2012.

- Ralentir le cerveau des parkinsoniens

Les résultats, publiés dans le Journal of neurophysiology, montrent que la transmission du signal électrique est significativement plus rapide chez les animaux « parkinsonien » que chez les animaux normaux. « Cest un résultat relativement inattendu et contre intuitif puisque cette accélération du signal électrique est corrélée au ralentissement moteur des souris. Mais des données similaires ont été obtenues chez le primate. On a donc un faisceau d’évidences qui nous laisse penser que certains symptômes parkinsonien résultent d’une accélération excessive de la transmission du signal dans le réseau neuronal » précise Thomas Boraud.

Cette découverte pourra avoir des conséquences thérapeutiques directes à condition que les scientifiques parviennent à ralentir l’influx nerveux dans le cerveau. Une modération qui pourrait être chimique ou chirurgicale mais qui ne sera pas applicable avant la réalisation de travaux complémentaires.

- Protéger les neurones du glutamate avec du vénin d’araignée

Des chercheurs du Campus de Ribeirao Preto de l’Université de Sao Paulo (Brésil) ont isolé une molécule, la Parawixin1, qui présente un fort potentiel en tant que neuroprotecteur. La substance est extraite du venin d’une araignée commune en Amérique du Sud, la Parawixia bistriata.

Lors de tests sur des rats, les scientifiques ont découvert que cette substance permet de protéger les cellules neuronales des effets dévastateurs d’un excès de glutamate, acide aminé essentiel au métabolisme humain. La Parawixin1 permet d’éviter la mort cellulaire qui est normalement entraînée par un tel excès. Dans le cas des maladies auto-immunes, la substance peut agir comme une sorte d’aspirateur à glutamate.

- Parler avec son cerveau

Des scientifiques essaient de rendre la parole à des paralysés en interprétant directement l’activité du cerveau pour produire des sons. La réussite me paraît douteuse...


- Des champignons hallucinogènes contre l’anxiété

Une seule administration de psylocybine, principal composant actif des champignons hallucinogènes (proche du LSD), permettrait de réduire l’anxiété des patients cancéreux, l’effet bénéfique durant plus de 14 mois ! Le traitement médicalement assisté, pourrait servir aussi pour traiter la dépression et la dépendance aux drogues.


- Une relation sexuelle par semaine contre les troubles d’érection

Avoir au moins une relation sexuelle par semaine aiderait les hommes de 55 ans et plus à prévenir les troubles érectiles.

Selon les résultats, plus la fréquence des rapports sexuels est élevée, moins les risques sont grands de connaître des troubles d’érection modérés ou complets. Les hommes qui avaient moins d’une relation sexuelle par semaine étaient deux fois plus nombreux à avoir des troubles d’érection que ceux qui avaient un rapport sexuel par semaine. Et les participants qui avaient de trois à quatre rapports sexuels hebdomadaires étaient quatre fois moins nombreux à souffrir de dysfonction érectile.

La question qui se pause c’est de savoir si le fait d’avoir des relations sexuelles est une cause ou un effet ! Il n’en demeure pas moins qu’il est établi que l’activité sexuelle est nécessaire à la santé.

- Un ARN synthétique contre le SIDA

En masquant une certaine région du génome du VIH, le virus du Sida, il est possible d’en empêcher la multiplication au sein de la cellule infectée. Une équipe franco-américaine vient de préciser avec beaucoup de détails la bonne manière d’accrocher un ARN de synthèse à l’endroit voulu.

L’étude servira aussi, plus généralement, à mieux comprendre le fonctionnement des associations entre ARN (ou entre ARN et ADN) au niveau de structures en boucles, qui participent manifestement à la régulation de l’expression des gènes. Dans ces mécanismes, les différents types d’ARN jouent des rôles multiples et la compréhension de cette régulation constitue le grand chantier de la génétique actuelle.

- Soigner le foie avec les cellules du cordon

Les cellules souches issues du sang du cordon ombilical peuvent soigner les dommages hépatiques et peuvent constituer une alternative efficace à la transplantation..

Les scientifiques de l’Université de Grenade (Espagne), ont confirmé l’intérêt des cellules souches issues du cordon dans les pathologies dégénératives du foie. Ils ont en effet traité avec succès des rats souffrant d’insuffisance hépatique avec une greffe de cellules souches ombilicales d’origine humaine. La transplantation a rétabli la fonction hépatique et amélioré les dommages histologiques de la majorité des rongeurs.

- Vers des tests de dépistage du cancer dans le sang
Le Figaro 29.07

Martine Perez indique dans Le Figaro que les Pnas « publient les résultats de travaux réalisés à l’Institut de recherche sur le cancer Fred Hutchinson à Seattle (États-Unis) qui montrent que certains marqueurs génétiques tumoraux, les « micro-ARN », présents dans le sang, pourraient constituer des marqueurs fiables du cancer dans le sang ».

Ils mettent en tout cas en évidence l’intérêt de leur méthode pour le cancer de la prostate.

Les chercheurs se sont penchés sur 25 hommes atteints d’un cancer de la prostate avec métastases et à 25 autres hommes de même âge mais en bonne santé.

Ils ont mis en évidence qu’un des micro-ARN (141) était retrouvé chez plus de 60 % des patients atteints de cancer et chez 0 % des volontaires sains.

Ces recherches sur les micro-ARN dans le sang pourraient déboucher sur la mise au point de biomarqueurs dans le sang pour une large variété de cancers fréquents.

- La Lodamine : un anticancéreux porté par des nanoparticules

Protégée à l’intérieur d’une nanoparticule, une molécule attaquant les tumeurs, la TNP-470, peut être administrée par voie orale, résiste aux sucs gastriques, traverse la paroi intestinale mais ne pénètre pas dans le cerveau, où ses effets secondaires sont destructeurs. La Lodamine, son nom de baptême, pourrait devenir un médicament intéressant dans la prévention ou le traitement des cancers.

Ce produit inhibe la croissance des vaisseaux sanguins au sein d’une tumeur, c’est-à-dire l’angiogénèse.

- Le Cervarix « va être remboursé à 65 % »
Le Parisien, La Tribune 09.07

Le Cervarix, vaccin contre certains des papillomavirus à l’origine des cancers du col de l’utérus, va être remboursé à 65 % selon le Journal officiel, en dépit de certaines réserves sur l’efficacité et la nécessité du vaccin.

Le journal rappelle que « son prix est de 112 euros la dose ».

La Tribune constate également que le vaccin de GlaxoSmithKline « sera remboursé en France ».

Le quotidien parle de « bonne nouvelle pour le groupe pharmaceutique alors que la Haute autorité de santé publique avait recommandé que le Cervarix ne soit pas remboursé ».

- Cancer du col de l’utérus : le frottis plus efficace que le vaccin
Le Monde 09.07

Le Monde publie un entretien avec Claude Béraud, membre du Conseil médical et scientifique de la Mutualité française, qui appelle à un « moratoire » sur la vaccination contre les papillomavirus humains pour prévenir le cancer du col de l’utérus.

Le Pr Béraud explique ainsi que « l’utilité du vaccin est inconnue car sa commercialisation est trop récente et il faut en moyenne 15 ans pour qu’une infection due à certaines souches de papillomavirus détermine un cancer. En second lieu, on ignore quel est le niveau d’efficacité de ce vaccin. En dernier lieu, le coût de cette efficacité clinique serait très élevé ».

Une incertitude pèse sur la durée de l’immunité qu’il confère. Elle est probablement supérieure à 6 ans mais elle est peut-être insuffisante pour que ce vaccin conserve, en l’absence de rappels, son efficacité potentielle toute une vie.

Une autre incertitude concerne les perturbations écologiques que ce vaccin pourrait induire dans l’équilibre des souches virales, soit en favorisant le développement de souches résistantes, soit en accroissant la virulence de souches aujourd’hui inoffensives.

Les frottis évitent, lorsqu’ils sont réalisés dans les conditions optimales d’une prévention organisée, au moins 80 % des cancers du col utérin alors que le vaccin, même si son efficacité était conforme aux espérances des industriels, ce qui est hautement improbable, ne pourrait prévenir que 70 % des cancers liés aux souches présentes dans les vaccins.

La peur et l’angoisse suscitées par les campagnes médiatiques qui ont accompagné la mise sur le marché des vaccins ont conduit des jeunes femmes et des adolescentes souvent accompagnées de leur mère - cible préférée de la publicité culpabilisante des laboratoires - dans les cabinets médicaux. Rétablir la réalité du risque est donc nécessaire.

- Des seins et des fesses de rêve sans chirurgie
Le Parisien, 02.07

Un nouveau gel 100 % naturel, permet de « repulper » les seins ou de galber fesses et mollets sans recourir au bistouri.

Le produit, Macrolane, « un gel à base d’acide hyaluronique, (…) s’injecte directement dans le sein, à la dose demandée ».

Une formidable innovation, jugent les chirurgiens plasticiens.

A la base conçu par la société de biotechnologie Q-Med pour réparer les vilaines cicatrices en « creux », ou les accidents de liposuccion, ce gel transparent vient de recevoir son agrément européen pour l’augmentation mammaire. Il est indiqué aussi pour les hommes en mal de belles fesses ou de gros mollets...

On peut injecter la quantité qu’on veut en répartissant le volume idéalement. (…) La technique est malléable, on peut facilement rajouter du produit si la patiente trouve finalement que ses seins ne sont pas assez gros et, à l’inverse, on peut en enlever.


- Surveiller, guérir

Un téléphone mobile GSM doté d’un seul bouton pour contacter sa famille ou les urgences, télémédecine, capteurs, alarmes, surveillance permanente...

J’ai entendu des condamnés à la surveillance électronique dire : « J’en ai marre, je préfère retourner en prison. » C’est très lourd à porter psychologiquement, beaucoup plus lourd que l’enfermement… La nature humaine est ainsi, on ne peut pas rester sous surveillance en permanence, avec le risque constant d’enfreindre ses obligations. Psychologiquement, le condamné ne peut plus se soumettre. Ce n’est pas une question de souffrance ou de torture morale, nous ne sommes pas sur ce registre, mais de capacité, pour un individu normalement constitué, à supporter sa situation. Dans une prison, il y a une prise en charge, il y a des surveillants qui rappellent la loi, le règlement. Avec la surveillance électronique, le condamné doit s’autodiscipliner. A un moment, il ne sait plus gérer cela.

- Un processeur minuscule destiné... au corps humain

Le processeur Phoenix au centre d’une pièce de 1 cent US.

Phoenix mesure un millimètre carré et consomme 30 picowatts. Ses concepteurs ne veulent pas l’intégrer dans un téléphone portable mais sous la peau ou sur une lentille de contact, pour surveiller des paramètres biologiques, de la glycémie à la pression oculaire.

Ce minuscule circuit d’un millimètre carré ne consomme au repos que 30 picowatts (soit 30 millièmes de milliardième de watt). En utilisant les récentes batteries à film mince, dans lesquelles le classique électrolyte liquide est remplacé par un matériau solide, le volume total atteindrait un millimètre cube et fonctionnerait pendant une dizaine d’années. Avec une taille aussi petite, le processeur et sa batterie peuvent être implantés sous la peau et connectés à un capteur, par exemple pour mesurer la pression sanguine ou la glycémie. On pourrait aussi installer le tout dans l’épaisseur d’une lentille de contact où il pourrait suivre en permanence la pression intra-oculaire, qui doit être surveillée dans certaines pathologies.

- Des animaux transgéniques pour servir d’appareils médicaux !

Le jour, le mouton broute l’herbe du jardin. La nuit, il est placé à côté du lit du malade et le mouton transgénique sert de pompe pour régénérer le sang du patient.

Ce ne sont que des divagations d’artistes...

Jean Zin
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Commentaires
2 votes
par pg (IP:xxx.xx7.68.56) le 1er août 2008 a 14H21
pg (Visiteur)

concernant le Macrolane, on ne peut pas injecter la dose que l’on veut comme vous le precisez, mais 100 cc par seance L’effet dure 1 a 2 ans

0 vote
par bruno (IP:xxx.xx0.86.7) le 17 septembre 2008 a 21H47
bruno (Visiteur)

ma soeur soufre d’un cancer du col de l’uterus elle a 50 ans le cancer a fait des plaies au niveau du col de l’uterus aidé moi a trouver une solution jai pas les moyens pour la soigner