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Le stress : quelles solutions ?
Le stress : quelles solutions ?
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21 novembre 2008 | 4 commentaires
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Jean Krakowiecki, 3 articles (Conseiller en gestion du stress)

Jean Krakowiecki

Conseiller en gestion du stress
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Le stress : quelles solutions ?

Le stress : quelles solutions ?

Pour mieux gérer son stress, il y a de nombreuses techniques… mais il y a aussi des habitudes de vie que l’on peut changer. Jean Krakowiecki nous livre deux grandes pistes permettant de mieux nous adapter et gérer notre stress au quotidien.

Diminuer son stress personnel ...

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Le stress : quelles solutions ?

Comme le dit Philippe Rodet dans l’article précédent, la meilleure prévention du stress, qu’il soit personnel ou professionnel, passe par une action efficace sur les facteurs de stress. C’est ce que l’on nomme « Prévention primaire », la prévention de loin la plus efficace. Mais il n’est pas toujours possible d’agir sur ces facteurs de stress !

Il existe une panoplie de moyens contre le stress que l’on trouve sur le web. Toutefois, voici deux grandes pistes qu’il vous sera possible d’explorer selon vos envies.....et dont vous pourrez constater l’efficacité. En vous rappelant que c’est l’entraînement qui déterminera l’efficacité de votre action.

Travailler sa capacité d’adaptation :

« Ce qui ne s’adapte pas dans la Nature, meurt »

Nous sommes des « êtres d’habitudes ». Pour échapper au stress, notre meilleure arme est le contrôle. Au point que certaines personnes cherchent à contrôler au maximum leur vie. Bien entendu, ce sont ces personnes qui sont le plus exposées aux conséquences néfastes du stress. Le moindre grain de sable vient enrayer le train-train, ou à tout le moins, une vie réglée comme une horloge.

C’est à ce moment que notre cerveau prend le relais, et nous devenons de véritables « marionnettes » de nos habitudes.

Afin de prendre la mesure de ces conditionnements, amusez-vous ce soir à observer : quelle chaussure vous allez enlever en premier, de quel côté commencez-vous à vous laver les dents, pour les hommes, de quel côté vous rasez-vous ?...

Je peux vous donner la réponse : ce soir, vous risquez tout simplement d’oublier de le remarquer ! Vous n’y penserez plus, vous serez en « pilote automatique »... Au mieux, une fois que vous aurez commencé, vous y penserez alors ...pour vous apercevoir que vous faites jour après jour, les mêmes mouvements automatiques.

Pour travailler votre capacité d’adaptation, faites ceci :

1- prenez conscience de vos automatismes (pensées, trajets, places dans le métro, à table, au lit, ...)

2- obligez-vous à « casser » ces automatismes.

3- prenez conscience du stress que cela génère et considérez cela comme un exercice salutaire.

Ainsi, quand la vie ajoute un grain de sable, vous apprenez à développer des pensées transversales. Vous ne voyez plus le monde de la même manière, vous développez vos capacités d’adaptation.

Et en développant vos capacité personnelles d’adaptation, vous serez moins sujet au stress.

Sans trop développer ce sujet qui nécessiterait plusieurs pages, je voudrais attirer votre attention sur les pensées automatiques. La prise de conscience de ces pensées vous permettra de corriger éventuellement celles qui ne seront pas forcément appropriées.

Comme le disait le philosophe Epictète, « ce ne sont pas les événements qui troublent les hommes, mais l’idée qu’ils s’en font ».

Adopter un style de vie « basé sur l’effort »...

Dans une expérience [1] , des chiens avaient renoncé à résoudre des problèmes, après avoir compris qu’ils ne pouvaient pas s’échapper d’une cage dans laquelle ils recevaient des chocs électriques de faible intensité.

Les chercheurs ont appelé cette attitude « impuissance apprise ». [De mauvais esprits pourraient en tirer certaines conclusions sur l’avantage d’un « pouvoir » qui permettrait de générer un sentiment d’impuissance et de soumission...].

De la même manière, nous nous accoutumons aux petits désagréments de la vie quotidienne qui cumulés au cours du temps empoisonnent la vie.

Deuxième point : la société nous habitue à un certain confort de vie : nous mangeons des plats tout préparés, nous mettons notre linge en machine, ...

Or, la moindre activation du cerveau associée aux récompenses sans effort peut, au cours du temps, diminuer la sensation de contrôle de l’environnement, et augmenter la vulnérabilité aux maladies mentales, notamment la dépression.

Jamais il n’y a eu autant de dépressions et maladies mentales qu’aujourd’hui... et ce n’est pas fini !

La bonne nouvelle, c’est que s’il existe une « impuissance apprise », il y a aussi une « persévérance apprise ».

Une psycho-neurobiologiste, Kelly Lambert, a montré que les récompenses liées à l’effort activent le cortex pré-frontal, (résolution de problèmes), le striatum (contrôle les mouvements), le noyau accumbens (récompense et motivation). Selon ce chercheur, « cette expérience cérébrale est plus complète [qu’un effort intellectuel] et prépare à mieux affronter les épreuves de la vie ».

Ainsi, « réaliser un album photo, bricoler, aller au parc, au gymnase...sont des activités qui peuvent modifier le cerveau de façon plus cohérente que ne le ferait un médicament ».

Ainsi tout ce qui associe un effort et ses conséquences – et qui nous aide à sentir que nous contrôlons une situation difficile – est une « vitamine mentale » qui nous aide à améliorer notre résilience et à nous protéger contre la dépression. [2]

Jean Krakowiecki, président de l’Institut de Recherche sur le Stress

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Sources :

[1] Martin Seligman (La psychologie positive) ;

[2] Cerveau et Psycho-N°30-décembre 2008.
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La suite du dossier stress, la semaine prochaine. Vous pouvez dores et déjà poser vos questions et/ou poster vos impressions sur notre forum.

Consultez la vidéo sur le Stress sur CareVox.



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Mots-clés :
Stress
Commentaires
5 votes
par kalki (IP:xxx.xx8.34.180) le 21 novembre 2008 a 17H26
kalki (Visiteur)

(Merci Président de) l’institut de recherche ??? pour cadre ? dans une perspective de productivisme socio économique ?

"Or, la moindre activation du cerveau associée aux récompenses sans effort peut, au cours du temps, diminuer la sensation de contrôle de l’environnement, et augmenter la vulnérabilité aux maladies mentales, notamment la dépression."

Une autre des maladies comportementale courante amenant du stress et des maladies mentales sont le DENIE DE SOIT, de ses interrets, la salvation dans des activités compensatrices,l’hypocrisie quand à la réalité et les concéquences de ses actes et ses choix, le controle de sa vie.

La vie n’est pas une chose qui se ’controle’.( c’est ce qui me pique dans vos propos)

D’apres ce que je comprend de votre vision, il ne faut surtout pas être trop VRAI.

La vie est quelque chose qu’il faut vivre.

LE STRESS SI IL EXISTE (comme pour la peur ...), EST UNE INFORMATION IMPORTANTE, QU’il faut tenir compte , et peut etre cela permettra de revoir ses "objectifs" d’avenir , personnel et professionnel.

La premiere erreur est de nier.

MERCI

2 votes
par Jean Krakowiecki (IP:xxx.xx4.157.7) le 22 novembre 2008 a 21H24
Jean Krakowiecki (Visiteur)

Bonjour Pour répondre précisément à votre réaction, le productivisme n’est pas forcément une mauvaise chose en soi ... c’est comme tout : cela dépend de la manière dont c’est fait ! Demandez aux salariés de Renault au chômage technique, s’ils ne seraient pas intéressés de produire...

2- relisez moi : qui pourrait affirmer que la vie se contrôle ? J’ai parlé de la sensation de contrôle, qui répond à une partie de notre cerveau.

3- je ne suis ni philosophe, ni religieux et je ne prétends pas partager ma vision, juste partager avec vous les avancées scientifiques dans ce domaine.

4- le déni effectivement est une chose qui empêche d’agir, mais justement, le fait de travailler ses capacités de "prise de conscience" (exercice N°1) est la condition première de l’action.

Quant à passer en revue toutes les actions possibles pour lutter et gérer son stress, ce n’est pas possible ici ...

1 vote
par Rim (IP:xxx.xx8.85.59) le 22 novembre 2008 a 15H50
Rim, 51 articles (Medecin)

Le stress est une réaction normale du corps face à ce qu’il considère comme agression, provenant de l’intérieur de l’organisme ou de l’extérieur. En soi, le stress n’est pas une pathologie. Bien au contraire, c’est ce qui nous pousse à agir, à innover. C’est la réaction au stress qui peut devenir pathologique lorsque notre corps de suit pas (dépassement de ressource, stress trop intense, pathologie sous jacente). C’est sur cette "adaptation" qu’il faut agir

0 vote
par marcdamer (IP:xxx.xx2.94.148) le 8 décembre 2008 a 07H45
marcdamer (Visiteur)

très bien, merci