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Le sommeil, baromètre de l’humeur
Le sommeil, baromètre de l'humeur
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29 mai 2008
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Le sommeil, baromètre de l’humeur

Le sommeil, baromètre de l'humeur

Un trouble du sommeil tel que l’insomnie, peut cacher une dépression sous-jacente.

Les troubles du sommeil, même sans diagnostic psychiatrique associé, sont prédictifs pour l'avenir de troubles de l'humeur.


Les jeunes adultes ayant eu des symptômes d'insomnie, d’hypersomnie, ou des deux, présentent au cours de leur vie un risque de développer une dépression majeure multiplié par 10 ou par 20 par rapport à ceux qui n'ont pas eu de troubles du sommeil.

Dans une enquête réalisée auprès d’adolescents de 13 à 16 ans souffrant à la fois d'insomnie et de troubles psychiatriques, le début de l'insomnie a habituellement précédé la dépression, alors que les troubles d'anxieux ont le plus souvent précédé l'insomnie, suggérant des associations distinctes. L'insomnie et l'hypersomnie sont également associées au risque accru du début d’une dépression majeure ou d’un épisode maniaque.

Ce risque a été chiffré. Les sujets rapportant une insomnie à l’évaluation initiale sont 2 à 5,4 fois plus susceptibles que ceux sans insomnie à développer une dépression majeure au cours de leur vie dans un suivi sur 3,5 à 34 ans. De la même façon, l’hypersomnie est associée à un risque accru multiplié par 3 dans le développement d’une dépression majeure.

Ces études au long cours montrent également que la présence d’événements perturbateurs ou stressants dans les 4 mois précédents l’étude est également prédictif d’une augmentation du temps d’éveil au cours du sommeil, mais seulement pour les sujets ayant des antécédents de dépression et non pas pour les contrôles en bonne santé. Les femmes, qui ont un sommeil plus morcelé, ont également eu plus de dépressions autour du moment de l’accouchement.

L'insomnie et la fatigue sont les symptômes les plus fréquemment signalés avant un épisode de dépression récurrente. Dans environ la moitié des nouveaux épisodes dépressifs et trois quart des épisodes maniaques (d’excitation), l'insomnie précède l'apparition des changements d'humeur. Chez un patient atteint de maladie bipolaire la diminution ou l’augmentation de plus de 3 heures du temps de sommeil est fortement évocateur de l’apparition imminente d’un trouble de l’humeur.

Sources :
Sleep and mood disorders
Sleep Medicine Reviews, Volume 1, Issue 1, November 1997, Pages 45-56
Ruth M. Benca, Masako Okawa, Makoto Uchiyama, Shigeru Ozaki, Toru Nakajima, Kayo Shibui, William H. Obermeyer

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