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Infertilité masculine : les raisons
Infertilité masculine : les raisons
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28 novembre 2008 | 5 commentaires
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Rim, 51 articles (Medecin)

Rim

Medecin
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Infertilité masculine : les raisons

Infertilité masculine : les raisons

Les ZOZOS en danger

L’infertilité masculine est en nette augmentation dans le monde entier, notamment dans les pays développés malgré des conditions de vie relativement peu astreignantes, allant de l’hypofertilité à la stérilité totale et irréversible.

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De nombreux facteurs dans les pays développés accroissent l’infertilité masculine

Les anomalies du spermogramme sont de plus en plus fréquentes, découvertes dans la majorité des cas dans le cadre d’un bilan de stérilité du couple.

Outre les causes médicales qui peuvent être responsables d’altérations du spermogramme (maladies génétiques, infectieuses, inflammatoires, radiations, traumatisme), l’influence d’une exposition professionnelle ou non, d’une toxicité alimentaire, de l’hygiène de vie joue un rôle important dans la quantité et la qualité du sperme et des spermatozoïdes.

La pollution : contribue par la création de conditions de stress oxydatif au niveau du corps. Cela s’explique par une augmentation de la production de radicaux libres (toxiques pour nos cellules) et une diminution de leur élimination.
En effet, on est entouré de substances chimiques au quotidien. Récemment, une équipe française a démontré la toxicité des phtalates sur les cellules germinales qui constituent le précurseur des spermatozoïdes. Or les phtalates sont retrouvées, entre autres, dans de nombreux emballages plastiques, dans le PVC…
Les pesticides contribuent aussi à l’altération du sperme. Or, les pesticides sont fréquemment retrouvés dans l’air dans les zones agricoles, et sur les étales des marchés dans les fruits et légumes que nous consommons au quotidien. Une exposition prolongée à des quantités infinitésimales entraînerait une diminution du nombre des spermatozoïdes ainsi que des anomalies de ces spermatozoïdes, responsables de trouble de la fertilité masculine.
Il faut noter que plus l’exposition survient à un âge précoce, plus les risques de développer des altérations sont grands.

Les hormones : interdites en France depuis longtemps, les hormones de croissance sont encore utilisées dans de nombreux pays dans le but d’augmenter la rentabilité des élevages. Ces hormones sont stockées dans le tissu adipeux expliquant une action de longue durée. Ingérées durant la grossesse, elles sont responsables, en autres, de syndrome de virilisation chez le fœtus féminin et d’altérations gonadiques chez le fœtus masculin, entraînant une hypofertilité à l’âge adulte.

La chaleur : la spermatogenèse est un phénomène extrêmement sensible à la température. Les spermatozoïdes doivent être maintenus à une température entre 33-34°C. En fonction de la température les bourses se contractent ou se détendent de manière à conserver cette température constante.
Une augmentation de la température des testicules entraîne un ralentissement voire un arrêt de la spermatogenèse. A long terme on observe des destructions au niveau de la structure des testicules responsables de stérilité définitive.

L’alimentation : certains conservateurs alimentaires, des aliments contaminés de produits chimiques (emballages plastiques, PVC, etc.), par des pesticides (fruits et légumes), ainsi que la viande d’animaux nourris avec des produits contaminés, augmentent le risque de développer une ou plusieurs anomalies du spermogramme.

Le tabac : « Fumer tue »… Il n’y a pas que ça, car beaucoup des fumeurs, tout en étant conscients du danger sanitaire véhiculé par le tabagisme, oublient les risques à long terme au dépend d’un plaisir factice éphémère (le temps d’allumer une nouvelle cigarette). Mais l’un des impacts du tabagisme est les organes sexuels (impact plus important chez l’homme). Le tabagisme, par le biais du monoxyde de carbone, du stress oxydatif qu’il provoque, va entraîner une destruction des vaisseaux sanguins de l’appareil génital masculin. Au niveau du pénis ceci est responsable d’une altération de la qualité et de la durée de l’érection (pouvant aller jusqu’à l’impuissance). Au niveau des testicules, les altérations vasculaires entraînent une destruction plus ou moins irréversible de la spermatogenèse.

L’alcool : s’il n’est plus nécessaire de démontrer les bénéfices du vin rouge (1-2 verres par jour), les alcools forts et la consommation excessive d’alcool contribuent à un environnement de stress métabolique au niveau de l’organisme, responsable de la production de radicaux libres.

Les vêtements : le port de pantalons serrés, moulants, en tissus synthétiques entravent la circulation du sang au niveau du périnée et augmentent la température au niveau des testicules, provoquant des anomalies de la spermatogenèse.

Les traumatismes : vélo, équitation, ne sont pas les meilleurs amis sportifs de nos hommes. Microtraumatismes, augmentation de la chaleur locale et gêne à la circulation du sang menacent la qualité du sperme.

Le stress : agit à tous les niveaux de la spermatogenèse, depuis la stimulation cérébrale par inhibition ou dérèglement de libération hormonale aux testicules par altérations vasculaires, métaboliques, hormonales et tissulaires.


Prochainement un article sur les solutions à adopter au quotidien pour préserver et/ou améliorer la qualité du sperme.
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Commentaires
6 votes
par Dr P.Marchal (IP:xxx.xx0.22.113) le 28 novembre 2008 a 15H03
Dr P.Marchal (Visiteur)

Je souhaitais completer le très bonne article de rim en mettant l’accent sur l’alimentation et la fertilité masculine. Plusieurs vitamines et micronutriments naturellement présents dans notre alimentation ont démontré leur impact sur la qualité et la performance du sperme : Protection contre les réactions d’oxydation délétère causées par les radicaux libres (fonction antioxydante) Soutient du nombre, de la morphologie et de la mobilité des spermatozoïdes Lutte contre l’agglutination des spermatozoïdes. Vitamine C Diminution nbre spermatozoïdes anormaux Lutte contre l’agglutination des spermatozoïdes Antioxydant Vitamine hydrosoluble présente en quantité 6 fois supérieure dans le liquide séminal que dans le sang Kiwis, fruits rouges, tomates, poivrons, oranges… Vitamine E Mobilité des spermatozoïdes Antioxydant Vitamine lipophile antioxydante assurant la stabilité des structures cellulaires. Huiles de tournesol, de maïs, pépins de raisins, noisettes, amandes, germe de blé, poissons gras… VITAMINE B9 Concentration des spermatozoïdes Vitamine hydrosoluble participant à la synthèse des purines et des pyrimidines, constituants les acides nucléiques (ADN et ARN). Blé complet, épinards, jaune d’œuf, foie de veau, fenouil, salade… Selenium Mobilité des spermatozoïdes Antioxydant Minéral composant de la kératinoïde protéine responsable de l’intégrité du flagelle des spermatozoïdes. Œufs, viande, poisson, céréales, lentilles, pain… Zinc Nombre de spermatozoïdes Mobilité des spermatozoïdes Antioxydant Le zinc est le composant de plusieurs enzymes. Il est indispensable dans tout ce qui implique une duplication des cellules. Un éjaculat normal contient de 4 à 14 µmol de zinc. Fruits de mer, foie, viande, poisson, jaune d’œuf, céréales complètes… CARNITINE Développement & maturation du sperme Nombre de spermatozoïdes Mobilité des spermatozoïdes La carnitine est essentielle pour la maturation du sperme dans les testicules. Un éjaculat normal contient de 0,8-2,85 µmol de carnitine qui apporte une source d’énergie aux spermatozoïdes après éjaculation Viande rouge, produits laitiers, avocat…

Une alimentation variée & équilibrée devrait couvrir nos besoins en vitamines et micronutriments. Mais les enquêtes alimentaires démontrent que nos régimes alimentaires sont largement déficitaires. Par exemple seulement 18,7 % des hommes reçoivent au moins les 2/3 des apports journaliers recommandés en vitamine E et ils ne sont plus que 17,4 % pour les apports journaliers recommandés en vitamine C (Hercberg. S : Les français tels qu’ils mangent. Science et vie HS Alimentation, 1999, pp40-49.) Une supplémantation en vitamines et nutriments du type fertimax est souvent pertinente

5 votes
(IP:xxx.xx0.103.203) le 28 novembre 2008 a 15H21
 (Visiteur)

Pour ma part, je ne comprends pas que dans un monde saturé de toute part il faille encore se reproduire…

0 vote
par Lisa SION 2 (IP:xxx.xx8.135.207) le 29 novembre 2008 a 01H03
Lisa SION 2 (Visiteur)

Bonjour RIM,

" Les pesticides contribuent aussi à l’altération du sperme. Or, les pesticides sont fréquemment retrouvés dans l’air dans les zones agricoles"

Habitant une région prédisposée à l’élevage, ou le paysan a tout intérêt pour préserver son cheptel à protèger l’ensemble de son environnement, ceux-ci ont été rattrapés par la contamination. L’un d’eux, dont toute la commune avait été invité à visiter son exploitation modèle " tout automatique " est depuis, mort du cancer...Mais, le jour de sa visite, il nous avait tous semblé déjà malade.

Je vous joint deux vidéos trouvées ce jour, merci fonzibrain.

http://www.dailymotion.com/maquiche...

http://www.dailymotion.com/video/x6...

Bien à vous

0 vote
par Rim (IP:xxx.xx8.52.211) le 29 novembre 2008 a 07H34
Rim, 51 articles (Medecin)

Merci Dr Marchal pour ces informations sur l’impact alimentaire sur la qualité de la spermatogenèse. On a le droit de se demander comment s’en sortir dans un quotidien où tout est fait pour remettre la santé en question. Faute de ne pas pouvoir tout changer, limitons les risques dans l’espoir de freiner les déguats.J’ai excercé deux années au Moyen Orient, et jusque là je n’avais jamais vu autant de cas d’azospermies.Les altérations de la spermatogenèse sont devenues tellement fréquentes que beaucoup de jeunes hommes (même de 16-25 ans) viennent demander un spermogramme (pour être rassurés disaient-ils).Un certain nombre de cas d’altération de la spermatogenèse est détecté à l’occasion du bilan prénuptial. ça ne fait pas partie du bilan, fort heureusement, mais, dans une société où on n’est "complet" qu’après son premier enfant, les hommes ont décidé d’agir tôt.

0 vote
par Julia Pearl (IP:xxx.xx8.187.250) le 12 avril 2010 a 09H55
Julia Pearl (Visiteur)

Les premières études sur l’infertilité masculine remontent aux années 1994. Parmi les différents facteur identifié l’alimentation tient une part importante, tout comme l’hygiène de vie de façon générale. Il faut cependant distinguer la baisse de fertilité, de la baisse de production de spermatozoïdes. Je vous invite à lire le compte rendu de la dernière Rencontre du Centre de Procréation médicalement assistée, à Genève : http://blog.beaulieu.ch/2010/04/07/...