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Infection de la prostate : la prostatite
Infection de la prostate : la prostatite
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16 avril 2008
Auteur de l'article
Michel Schouman, 6 articles (Chirurgien Urologue)

Michel Schouman

Chirurgien Urologue
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Infection de la prostate : la prostatite

Infection de la prostate : la prostatite

La prostate est un organe typiquement, exclusivement masculin, source de bonheur et de malheur.

Le bonheur : La prostate sécrète plus de 50% du volume du sperme ; c’est grâce à elle si nous avons de belles éjaculations.

 
Le malheur : La prostate est parfois malade.
 
On distingue, schématiquement 3 types d’affections prostatiques :
- Infectieuses et / ou inflammatoires : La ou les prostatites.
- Augmentation de volume : Hypertrophie bénigne (HBP) appelée autrefois adénome.
-L’hypertrophie maligne ou Cancer (pour les savants : Adénocarcinome)

Nous ne nous occuperons aujourd'hui que de la première de ces affections.
 

La prostatite peut apparaître à tout âge mais touche surtout le sujet encore jeune (30 à 40 ans). Elle peut être aiguë, subaiguë ou chronique.

  • Prostatite Aiguë :

Elle se manifeste comme une « grippe » : 40 de fièvre, des frissons, des sueurs, mais au lieu de tousser on a des brûlures en urinant et des douleurs du bas ventre et du périnée. Parfois on ne peut plus uriner du tout.

Le toucher rectal est très douloureux au contact de la prostate. L’analyse d’urines, si elle est faite, montre souvent la présence de bactéries (souvent un colibacille encore appelé Escherichia Coli).

Il faut se reposer et prendre un traitement antibiotique prolongé (3 à 6 semaines) et des anti-inflammatoires. L’amélioration est rapide, mais si le traitement est interrompu trop tôt, le risque de rechute est important.

  • Prostatite Sub-Aiguë :

 On passe alors à la prostatite sub-aiguë, qui peut être inaugurale. Quelques troubles mineurs : Envie d’uriner un peu trop fréquentes pour des volumes plus faibles, picotements de l’urètre avec gêne à l’extrémité de la verge, jet un peu moins puissant, impression de mal vider sa vessie et de moins bien supporter la sensation de vessie pleine. Parfois également une gêne au niveau des bourses.

Au toucher rectal, la prostate est un peu augmentée de volume (ce que peut confirmer l’échographie), un peu trop sensible.

La culture du sperme peut montrer un microbe habituel et parfois, à condition qu’on en demande expressément la recherche, le laboratoire peut retrouver des germes particuliers : Mycoplasmes ou Chlamydiae. Il sont peu pathogènes, mais expliquent parfois les troubles persistants après un premier traitement. En effet, ils ne sont sensibles qu’à des antibiotiques particuliers, notamment la famille des cyclines en cure assez prolongée.

  • Prostatite Chronique :

La prostatite chronique, résultat d’une forme aigue ou sub–aigue négligée ou mal traitée, est ennuyeuse car ne guérit pas. La gêne, bien que le plus souvent mineure et assez comparable au tableau précédent, est permanente et résiste au traitement.

Il n’existe pas toujours de germe responsable dans les explorations bactériologiques.
Au toucher rectal, la prostate est sensible, avec perception par le praticien de petits nodules durs habituellement de petite taille. L’échographie confirme ces lésions sous la forme d’images « hyper-échogènes » correspondant à des calcifications signant le caractère séquellaire.
Des cures d’antibiotiques divers, des anti–inflammatoires, la phytothérapie, peuvent parfois améliorer le confort quotidien. Quelques précautions d’hygiène alimentaire sont utiles : Limiter les boissons alcoolisées et en particulier la bière, le vin blanc, les alcools forts. Remplacer le café par du décaféiné (on en trouve d’excellents), éviter les nourritures épicées.
 
La prostatite est donc une maladie bénigne mais sérieuse car :
- Elle touche parfois le sujet jeune
- Elle peut conduire à une gêne permanente
- Peut être associée à une autre pathologie prostatique qu’il faut néanmoins dépister
- Etre responsable de certaines stérilités masculines
Docteur Michel Schouman Urologue Andrologue
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