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Dégâts collatéraux : drôles de souvenirs dans les valises
Dégâts collatéraux : drôles de souvenirs dans les valises
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19 août 2008
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Bien sûr santé, 12 articles (Site internet)

Bien sûr santé

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Dégâts collatéraux : drôles de souvenirs dans les valises

Dégâts collatéraux : drôles de souvenirs dans les valises

Carnet de vaccination et passeport : en règle. Billets d’avion ou de train : en poche. Valises : bouclées. Tout est prêt ? Sans vouloir jeter un froid, il est préférable de prendre quelques précautions si l’on ne veut pas que notre croisière de rêve se transforme en galère d’été...

Les départs en vacances sont traditionnellement l’occasion de dresser des check-lists à rallonge qui s’achèvent malgré tout par la sempiternelle et angoissante question : "Qu’est-ce qu’on a oublié ?". En général, la réponse arrive toujours... dès qu’il est trop tard. Puisqu’il est encore temps, nous vous emmenons faire un petit tour des ennuis évitables. Moins agréable évidemment qu’un départ à l’aventure, mais beaucoup plus tranquillisant et reposant...

Transports : on voit le mal partout

Lorsque l’on évoque le mal des transports, on pense spontanément au mal de mer, au terrible roulis qui fait tanguer le coeur le mieux accroché. Mais, qu’il s’agisse du bateau, de la voiture ou de l’avion, la raison en est presque toujours la même et se situe au niveau de notre cerveau. Celui-ci cherche en permanence à se situer dans l’espace et utilise pour y parvenir, deux sources d’information. L’une est fournie par le regard, l’autre par l’oreille interne. Sur un bateau, en voiture ou en avion, ces deux perceptions peuvent être perturbées et... c’est le drame... Il ne suffit pas de chanter "il était un petit navire" pour se changer les idées sur l’eau.

Le mal de mer est souvent violent, répétitif et, un bonheur n’arrive jamais seul, durable. Pour l’éviter ou en minimiser les effets, il n’y a pas grand-chose à faire : le mieux est d’essayer de se placer au milieu du bateau, là où les effets mécaniques du tangage et du roulis sont les moins sensibles et à regarder au loin la ligne d’horizon (jamais les vagues ou le sillage). On peut aussi essayer de dormir car les efforts déployés par notre oreille interne pour nous situer dans l’espace se calment pendant le sommeil. En réalité, s’agissant du mal de mer, le vrai remède est d’ordre médicamenteux. Votre médecin vous prescrira - en comprimés ou en patches - soit des hypnotiques légers, soit des anti nauséeux qui vous aideront à tenir le cap avec dignité... D’une façon générale, respectez bien les précautions d’emploi car ces médicaments provoquent des états de somnolence et sont incompatibles avec la consommation d’alcool. Il convient donc de les prendre au moment le plus judicieux (juste avant le départ et avant d’être malade...).

Moins violent est le mal des transports ressenti sur terre. Lorsqu’il n’est pas dû à un pilotage trop vif (on peut de-mander au conducteur d’adopter une conduite plus souple), le malaise peut disparaître en accrochant le regard à un repère stable, loin devant soi (là encore, une légère médication peut s’avérer nécessaire et éviter bien des tracas).

Au milieu du ciel, le "mal de l’air" peut également frapper. Ses cibles privilégiées sont plus volontiers les femmes et les enfants. Les unes et les autres sont en effet sensibles aux vibrations imperceptibles générées par les moteurs et le fuselage. Le regard ne les percevant pas, c’est la discordance entre ces informations qui peut entraîner un malaise diffus, des vertiges et des vomissements.

Traitements médicaux : Faites un noeud à votre mouchoir

Si vous prenez un traitement médicamenteux, pensez à partir avec votre prescription et une réserve suffisante. D’une part les noms des produits changent parfois selon les pays, d’autre part tous ne sont pas disponibles
partout (et il existe aujourd’hui un marché très actif de médicaments contrefaits…) ou n’existent pas sous forme pédiatrique.
Certains traitements doivent impérativement être pris à heure fixe (par exemple au moment des repas). En cas de voyage lointain et de décalage horaire, demandez conseil à votre médecin.

Jet-lag, horaires décalqués

On le sait tous : notre organisme est calé sur l’alternance des cycles de jour et de nuit. Lorsque l’on saute les fuseaux horaires, tout se décale : cassé le sommeil, oubliée la bonne humeur. Fatigués, irritables on vit trois à quatre jours désagréables. Chacun y va de ses petits trucs mais les hommes d’affaires ou les sportifs professionnels en partagent un certain nombre. Le premier d’entre eux est de se mettre le plus vite possible à l’heure de la destination. On règle sa montre, bien sûr, mais on mange, on dort également aux horaires locaux pendant le voyage.
Ce petit jeu peut être dangereux car il ne faut pas se tromper de sens : si vous partez pour les Etats-Unis vous arriverez avec une horloge biologique réglée avec 6 heures d’avance et c’est à 5 heures du matin que vous aurez sommeil (il sera alors 23 heures à Paris). Au contraire, en route vers l’Asie, vous verrez le temps se raccourcir. Pour être à l’heure locale, vous ajouterez le nombre de fuseaux traversés à l’heure de la Gaule. C’est le trajet le plus éprouvant pour l’organisme. Rassurez-vous : pour rentrer, ce sera exactement l’inverse...

Luminothérapie : La machine à recaler le temps

Les Aéroports de Paris ont récemment proposé une étrange expérience aux passagers souffrant du décalage horaire : exposer leur visage à une lumière blanche de haute intensité rappelant celle du soleil pour aider à recaler leur horloge biologique.
Voici belle lurette que les sportifs de haut niveau utilisent cette technique pour passer d’un continent à l’autre sans souffrir du fameux jet-lag pendant les compétitions.
Si l’on va vers l’ouest, l’exposition doit avoir lieu l’après-midi ou le soir pour retarder l’heure d’endormissement. A l’inverse, les membres de la délégation française aux JO de Pékin cet été ont déjà prévu une séance de luminothérapie le matin du départ, suivie de plusieurs autres à l’arrivée.
Cela suffira-t-il à les faire briller ?

Lentilles de contact ou maladie veineuse ?

Lorsque l’on a un pépin de santé, les voyages lointains ne sont pas toujours recommandés et l’avis du médecin traitant est alors plus qu’une précaution à prendre. C’est le cas pour la plupart des maladies chroniques dans lesquelles les conditions de transport (pression, air conditionné) peuvent représenter un enjeu vital (asthme sévère, maladie cardiovasculaire...). Du porteur de lentilles de contact qui sera menacé de sécheresse oculaire au bout de 2 à 3 heures de vol (larmes artificielles et paire de lunettes à portée de main) au patient souffrant d’une maladie veineuse (bas de contention et promenades dans l’allée de rigueur), les mesures de prévention ne manquent pas...

Complètement dengue

Si les moustiques sont le premier vecteur de transmission du paludisme, ces charmantes bestioles sont également responsables des épidémies de dengue et de chikungunya qui ont défrayé la chronique sanitaire ces deux dernières années. Dengue et chikungunya sont des maladies infectieuses présentes dans les régions tropicales et sévissent régulièrement dans les départements et territoires français d’outre-mer. Les symptômes sont proches de la grippe ou du paludisme. Les mesures de prévention individuelle sont assez limitées : vêtements longs et clairs, lotions répulsives tôt le matin et en fin de journée, moustiquaire imprégnée de répulsifs la nuit ou pour la sieste.

Turista, la bien nommée

Qu’on l’appelle "turista" ou "diarrhée du voyageur", on peut dire que le résultat est absolument le même : celles et ceux qui en sont atteints doivent organiser leur parcours en fonction de la localisation des toilettes !
Ce désagrément majeur survient généralement 3 à 5 jours après l’arrivée sur le lieu de vacances et disparaît spontanément, avec un deuxième pic de fréquence vers le 10ème jour.
Si l’origine de la turista est multifactorielle (voyage itinérant, modification des habitudes alimentaires, âge...) la localisation de la région visitée est prépondérante.
L’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie du sud-est constituent ainsi des zones à haut risque. La cause, elle, est essentiellement infectieuse avec une prédominance bactérienne (20% des turistas sont cependant d’origine virale ou parasitaire).
La contamination s’effectue par ingestion d’aliments contaminés : fruits, crudités, poissons et fruits de mer, eau de boisson (les mains sales et les mouches sont des vecteurs importants de ces agents pathogènes).

Le traitement repose principalement sur la réhydratation (une boisson équilibrée + une alimentation riche en sucre), l’administration d’antiseptiques intestinaux, suivis éventuellement d’antidiarrhéiques. On connaît l’adage : mieux vaut prévenir que guérir et il suffit la plupart du temps de peler les fruits, d’éviter les crudités, de bien cuire les aliments et de ne boire que des boissons encapsulées.
Si vous vous lavez régulièrement les mains, que vous évitez les glaçons à l’apéritif et que vous vous lavez les dents à l’eau minérale, les visites des curiosités locales pourront alors prendre tout leur charme...

Pharmacie ambulante

Il n’existe pas de trousse à pharmacie idéale car tout dépend de votre destination. La check-list sera sensiblement différente selon que vous vous rendez à Londres ou à New Delhi. Voici celle que BIEN SÛR Santé vous recommande si vous partez loin. Elle ne tient pas compte des médicaments que vous prenez habituellement ni des éventuels traitements antipaludéens.
• Sparadrap, coton, bandages, pansements, compresses stériles, petits ciseaux, pince à épiler
• Savon de Marseille, antiseptique, désinfectant à usage
externe (sachets)
• Produit pour désinfecter, traiter ou conserver l’eau
• Antidiarrhéique, antispasmodique (douleurs), antiémétique (mal du voyage), antihistaminique (allergies)
• Crème solaire, larmes artificielles, collyre, crème répulsive et insecticides
• Antalgique, antipyrétique, thermomètre incassable

Paludisme : Gare aux moustiques

On l’appelle paludisme chez nous et malaria ailleurs mais c’est la même maladie qui sévit, principalement dans les zones intertropicales et particulièrement en Afrique.
Deux millions de personnes meurent encore chaque année du paludisme dans le monde et 5 000 cas sont recensés en France annuellement (dans la très grande majorité des cas, ce sont des voyageurs ayant séjourné longtemps en zone d’endémie sans prendre de précautions).
La maladie est transmise par un moustique (l’anophèle) et ses premiers symptômes sont proches de ceux de la grippe : fièvre, mal de tête, embarras gastrique.
Mais, la comparaison s’arrête là car le paludisme, par ses complications neurologiques, peut être mortel.
En matière de prévention, on combinera la protection contre les piqûres de moustique anophèle et les médicaments.
Les vilaines anophèles (et oui, il s’agit toujours de moustiques femelles) vivent la nuit. Il ne faut donc pas hésiter à faire usage de répulsifs et de produits insecticides dont on imprègne les indispensables moustiquaires.
Quant aux médicaments antipaludéens, il faut les prendre avant le départ, durant le séjour et de une à quatre semaines après le retour. Souci : il existe de plus en plus de résistances aux médicaments...
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