Colloque "Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant" : quelles mesures ?

Le colloque « Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant » s’est tenu le 25 novembre dernier à Paris. Le ministre français de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, Roselyne Bachelot, et la secrétaire d’État chargée de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avaient réuni de nombreux experts afin de mieux comprendre comment les produits chimiques affectent la reproduction humaine.

- Le colloque « Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant » s’est tenu le 25 novembre dernier
Dans l’ensemble des pays industrialisés en effet, la fertilité humaine s’altère avec notamment une diminution de la production spermatique de 50 % en 50 ans, un doublement de l’incidence du cancer du testicule et de certaines malformations génitales. Les causes sont multiples mais les produits chimiques semblent porter une responsabilité.
A l’issue de ce colloque, le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a proposé, au nom du principe de précaution, des mesures et des outils d’information sur les risques liés à l’utilisation de certaines substances chimiques, notamment à destination des femmes enceintes et des jeunes enfants.
Deux études seront notamment lancées :
-une expertise collective de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur « la mutagénèse et la reprotoxicité des produits classés CMR3 ». Ces derniers sont soupçonnés d’être cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques mais leurs effets n’ont pas été prouvés ;
-une évaluation des risques, pendant la grossesse et chez le jeune enfant, des cosmétiques, notamment ceux distribués dans les maternités, avec l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Par ailleurs, une campagne d’information à destination du grand public, des femmes enceintes ou susceptibles de l’être, mais également des professionnels de santé (dont les pédiatres, gynéco-obstétriciens et sages-femmes) sera menée par l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES). Cette campagne devrait mettre l’accent sur les risques potentiels liés à l’utilisation de certaines substances chimiques, notamment celles identifiées par l’expertise collective de l’Inserm, pendant la grossesse.
Dans ce même souci d’information, un message de mise en garde sur le risque potentiel de l’utilisation de certains produits pendant la grossesse devrait être inséré dans le carnet de maternité ainsi que sur l’emballage des produits cosmétiques.
« J’aimerais faire étudier, en partenariat avec les industriels, la possibilité d’apposer, sur les produits reprotoxiques, un logo indiquant qu’ils ne sont pas recommandés aux femmes enceintes et aux jeunes enfants », a indiqué Roselyne Bachelot.
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