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Chute de la fertilité : un colloque pour sauver les spermatozoïdes
Chute de la fertilité : un colloque pour sauver les spermatozoïdes
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20 novembre 2008 | 7 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Chute de la fertilité : un colloque pour sauver les spermatozoïdes

Chute de la fertilité : un colloque pour sauver les spermatozoïdes

Plusieurs produits chimiques dans notre environnement sont néfastes pour la fertilité des hommes et les spermatozoïdes.

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Les produits chimiques sont incriminés dans la chute de la qualité des spermatozoïdes

Les scientifiques en dressent un tableau sombre. Des substances chimiques présentes dans notre quotidien entraînent une chute de la fertilité chez les hommes. Ces molécules, qui ont reçu l’appellation de perturbateurs endocriniens, sont présentes dans les pesticides, dans les cosmétiques et dans les plastiques. Elles sont partout et interfèrent avec le fonctionnement des hormones.

Alors que des chiffres alarmants ont été apportés par les spécialistes, un colloque européen intitulé « Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant » tiendra lieu le 25 novembre prochain, chapeauté par la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Nul n’en doute, cet événement sera l’occasion d’un échange fructueux entre scientifiques européens, entre ceux qui estiment qu’on n’en sait pas encore assez pour en parler et ceux qui pensent disposer d’assez d’éléments pour aborder le sujet de front. Le professeur Alfred Spira, directeur de l’Institut de recherche en Santé Publique, apporte d’ores et déjà des précisions selon lesquelles le monde scientifique est en possession de preuves avérées concernant les liens entre la fertilité et l’environnement.

Plusieurs recherches effectuées dans les pays développés, et dont les résultats se recoupent, ont permis d’établir que la production de spermatozoïdes a chuté de moitié en l’espace de ces 50 dernières années. Aujourd’hui près d’un couple sur sept a du mal à avoir un enfant. Par ailleurs, l’on constate aussi un doublement des cas de cancer du testicule depuis 30 ans. Ces problèmes entrent dans le cadre complexe des rapports entre santé et environnement, que les scientifiques éludent jour après jour.

Un sujet devrait être très attendu lors du colloque européen : le problème des phtalates et le Bisphémol-A, des substances utilisées pour assouplir le plastique et très présentes dans notre univers quotidien. Ces dernières sont considérées comme des « perturbateurs endocriniens » et agissent comme des hormones féminines. Pour le professeur Bernanrd Jégou, président du conseil scientifique de l’INSERM, le verdict est sans appel : « Les mécanismes sont différents mais le résultat est à sens unique : une féminisation de l’appareil hormonal masculin ». Va t’on vers une féminisation de l’espèce ?

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Commentaires
7 votes
par Pierrot (IP:xxx.xx1.23.48) le 20 novembre 2008 a 12H57
Pierrot (Visiteur)

Article intéressant concernant un problème grâve.

Mais, le suivi de la qualité du sperme des donneurs au CEGOS a t-il une validité scientifique en fonction du faible nombre d’échantillons testés ?

Par ailleurs les 2 principales études sur les souris ne sont pas tout à fait cohérentes : affirmation nette d’une relation pour l’une des études, conclusions très mitigées et prudentes sur l’autre !

Par ailleurs les molécules de type "Phtalates" ont une structure moléculaire (un noyau benzénique et une courte chaîne aliphatique) très différentes de celles des molécules "stéroïdiennes" (multi cycliques, généralement 4 cycles).

Je pense qu’il est nécessaire de poursuivre les études afin d’aboutir à une conclusion démontrative et admise par les scientifiques.

Bonne journée.

3 votes
(IP:xxx.xx3.230.129) le 20 novembre 2008 a 13H53
 (Visiteur)

@Pierrot :oui,....et si une molécule courte prend la place d’une longue...que se passe -t-il ?

0 vote
par Pierrot (IP:xxx.xx4.196.2) le 24 novembre 2008 a 16H03
Pierrot (Visiteur)

Bonjour, je ne comprend pas votre question !

Je dis simplement qu’il me parait peu plausible qu’une molécule comme celle des phtalates puissent avoir un impact sur des molécules stéroidiennes et donc sur des perturbateurs d’hormones.

11 votes
par Neris (IP:xxx.xx3.199.46) le 20 novembre 2008 a 13H44
Neris (Visiteur)

Alors là, les mecs, bien fait pour vous !

Depuis le temps que vous l’empoisonnez la planète, elle a fini par trouver le truc pour se venger.

Ah au fait, les gars, on dit une planète, la Terre !

Je sais, je ne devrais pas, mais ça me fait bien rire.

3 votes
(IP:xxx.xx4.180.194) le 20 novembre 2008 a 14H23
 (Visiteur)

tres bon article sur ce sujet inquietant.

Il est grand temps que les etats et les scientifiques se penchent là dessus.

4 votes
par eugene wermelinger (IP:xxx.xx0.157.143) le 20 novembre 2008 a 17H32
eugene wermelinger (Visiteur)

On va encore nous endormir avec des "il n’y a pas encore d’études sérieuses et significatives sur la réalité de la chute de la fertilité", alors que de toute part on sait d’où vient la ou mieux les causes. Chimie à outrance, perturbations par le smog électromagnétique, la radioactivité, etc... Destruction de la terre arable, des corps vivants ... D’un autre côté on peut se demander comment arrêter de verser dans une cruche qui est pleine et qui déborde. Une terre qui ne saura plus nourrir ses enfants. Alors cette chute de la fertilité peut être la meilleure des nouvelles. Car, si on doit venir à cette solution :

http://www.dailymotion.com:80/video...

ce sera bien pire ! En prendre conscience est déjà un bon point de départ.

2 votes
par pacontent (IP:xxx.xx8.54.40) le 21 novembre 2008 a 16H31
pacontent (Visiteur)

Bonjour, Il y a bientôt vingt ans que ce problème est connu ; les usines chimiques n’ont pas été fermée pour autant ! Vingt ans, c’est à peu près le temps qu’il faut pour que les problèmes les plus graves tombent dans le domaine public ; pour l’amiante ça a été plus long.