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Actualités de la santé : décembre 2008
Actualités de la santé : décembre 2008
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8 décembre 2008
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Jean Zin, 23 articles (Rédacteur)

Jean Zin

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Actualités de la santé : décembre 2008

Actualités de la santé : décembre 2008

Toutes les dernières actualités du monde de la santé

- Le vin contre le mécanisme universel de vieillissement !

Rien de nouveau dira-t-on, sauf qu’on vient de comprendre pourquoi le resveratrol contenu dans le vin permettait d’allonger la vie en retardant le mécanisme universel du vieillissement !

La définition du vieillissement ici, c’est l’arrêt de la reproduction des cellules qui serait dû au fait que la protéine SIRT1 chargée de la réparation de l’ADN serait aussi nécessaire à sa reproduction et qu’avec l’accumulation des dommages subis par l’ADN il ne resterait plus de protéine libre, toutes occupées à réparer l’ADN, bloquant du même coup la reproduction (sans doute pour ne pas reproduire un génome endommagé qui ne serait pas viable). Ce serait le même phénomène dans les levures déjà et donc un mécanisme universel, ce qui ne veut pas dire que ce soit la seule cause du vieillissement mais qu’on pourrait agir facilement sur celui-là peut-être.

Or le resveratrol présent dans le vin (et le raisin) est bien connu pour stimuler SIRT1 et allonger la vie... Le vin n’est pas un aliment, c’est un médicament pour les vieux. Ceci dit, on sait aussi que jeûner ou manger très peu stimule SIRT1, mais on nous prépare des médicaments avec des doses de resveratrol sans commune mesure avec ce qu’on trouve dans le raisin ! C’est à peu près la seule piste à l’heure actuelle pour allonger la vie mais elle semble de plus en plus sérieuse.

- Des pesticides dans le raisin et le vin

Malheureusement, ce sont les vignes qui consomment le plus de pesticides et les bienfaits du vin pourraient être effacées par les méfaits des traitements chimiques...

Une grande enquête a été menée par 5 ONG , dont le MDRGF pour la France, dans 5 pays européens (Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes.

Résultats globaux :

  • 99,2% des raisins analysés contenaient des résidus de pesticides ! Soit 123 des 124 échantillons testés. Seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides.
  • 0.65mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.
  • 20% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides différents.
  • 4,8% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu’on ne doit pas dépasser !
  • 3 échantillons contenaient des pesticides interdits dans les pays de production.
  • Un échantillon dépassait la dose de référence pour la toxicité aiguë de l’Organisation mondiale de la santé ! Le dépassement de cette dose de référence, même une seule fois, peut endommager la santé humaine, en particulier la santé des enfants.

Et parmi tous ces pesticides de nombreuses matières actives présentaient des risques potentiels pour la santé. On a trouvé des pesticides neurotoxiques, suspectés d’être cancérigènes ou encore pouvant perturber le système hormonal.

- Test sanguin en 10mn

Cette puce serait capable de détecter en 10mn la présence de 35 protéines spécifiques de certains cancers.

- Un nouveau traitement contre le diabète

Grâce à la découverte d’une nouvelle voie d’assimilation du glucose dans les cellules, des chercheurs français espèrent à terme offrir des moyens alternatifs pour soigner le diabète. Les espoirs reposent sur une hormone, l’apeline, qui a les mêmes effets que l’insuline.

Normalement, c’est l’insuline qui assure la régulation de la glycémie en permettant aux cellules de capter le glucose en circulation dans le sang en fonction des besoins de l’organisme. Chez les diabétiques de type 1, le système ne fonctionne pas faute d’insuline et il faut compenser par des piqûres régulières. Chez les diabétiques de type 2, dits insulino-résistants, ce sont les récepteurs à l’insuline qui deviennent insensibles. Cette maladie est une complication fréquente de l’obésité.

C’est là que l’apeline entre en scène : elle a les mêmes effets que l’insuline tout en utilisant une autre porte d’entrée de la cellule, révèlent les chercheurs. Par conséquent, même lorsque les récepteurs à l’insuline sont défaillants, la voie d’action de l’apeline reste active et efficace.

Voir aussi Futura-Sciences.

- L’injection jet : une nouvelle thérapie génétique contre le cancer

Ce procédé inédit, l’injection jet, consiste à injecter, sous haute pression, de l’information génétique dans un tissu tumoral. Lors de l’étude clinique réalisée avec succès sur 17 sujets, les scientifiques sont parvenus à injecter, de manière précise et efficace, un gène directement dans la tumeur des patients.

Contrairement aux méthodes utilisant des virus inoffensifs porteurs d’un message génétique qui sera ensuite dirigé vers une tumeur pour la traiter, la technique d’injection jet n’emploie pas de support protecteur, le gène se suffit à lui-même pour être appliqué à la tumeur. Ce procédé requiert par ailleurs des quantités bien moins importantes de matériel génétique. D’après le Dr. Walther, l’utilisation d’un traitement génétique dépouillé de toute enveloppe biologique présenterait deux avantages. Dans un premier temps, il permettrait d’éviter les problèmes que peuvent parfois causer les traitements anti-tumoraux utilisant un virus comme vecteur biologique.

- Les propriétés anti-inflammatoires des statines

Il y a une polémique sur le sujet mais si toute substance active a des effets secondaires et comporte des risques (tout dépend du bon diagnostic et de la dose), le bilan est tellement positif que l’étude a dû être interrompue tellement il y a avait des différences de mortalité entre le groupe statine et le groupe placebo ! Cela n’empêche pas qu’il faut souhaiter qu’on trouve mieux mais l’important c’est de bloquer coûte que coûte l’inflammation qui est notre tueur silencieux (et qu’on peut réduire aussi par l’alimentation et l’exercice).

Les chercheurs associés au projet international JUPITER ont démontré qu’un taux élevé de la protéine hs-CRP (protéine C réactive-ultasensible) entraine un risque accru et « grandement sous-estimé »de maladies cardiovasculaires. Mais plus important encore, ils ont découvert que ce risque pouvait être abaissé de 44% grâce à un traitement à base de statines, des médicaments anti-cholestérol (et 21% de baisse de mortalité).

Les statines ayant la propriété de faire baisser le taux de cholestérol, elles sont actuellement utilisées pour la prévention des maladies cardiovasculaires chez les patients ayant un risque lié à un taux de cholestérol élevé. Or les maladies cardiovasculaires résultent aussi d’une inflammation des vaisseaux sanguins, dont un des marqueurs est le taux de hs-CRP. Ces résultats démontrent que les statines agissent aussi bien sur le cholestérol que sur l’inflammation, un résultat suspecté depuis longtemps mais qui n’avait pas été prouvé.

- Alzheimer : le ginkgo non, le THC peut-être

On a vu que des traitements plus efficaces contre l’Alzheimer arrivent bientôt mais il faudra peut-être combiner plusieurs anti-inflammatoires quand même. Le fait que le ginkgo biloba ne protège pas de la démence ne signifie en aucun cas qu’il serait sans vertus, améliorant la circulation au moins.

De nouvelles études à paraître disqualifient le ginkgo biloba comme thérapie contre la démence. En revanche, le THC (principe actif du cannabis) serait bon pour le cerveau des personnes âgées car il réduit les états inflammatoires.

Les résultats de l’étude montrent que 240 mg de ginkgo quotidien n’ont aucun effet sur l’apparition de la démence ou le développement de la maladie d’Alzheimer.

En revanche, les chercheurs de l’université de l’Ohio ont présenté aujourd’hui lors d’un congrès de neurosciences des données préliminaires indiquant que le THC peut être bon pour le cerveau des personnes âgées en réduisant l’inflammation cérébrale et peut-être même en stimulant la formation de nouvelles cellules du cerveau.

Signalons que Rue89 a fait un article sur le cannabis thérapeutique, faisant le point des recherches, suite à la découverte de l’action antibiotique de certains de ses composés contre le staphylocoque doré résistant à la méticilline (MRSA) qu’on avait signalé au mois d’octobre, ou ses propriétés anti-douleurs et anti-inflammatoires. On cite aussi son action contre les tumeurs du poumon chez les souris ou la détérioration des artères cardiaques chez les rats, ou encore inflammations de l’intestin, allergies de la peau, athérosclérose, ostéoporose, scléroses en plaques (SEP), etc.

Un médicament appelé Sativex -qui délivre deux composés cannabiques en spray sous la langue- en est maintenant au dernier stade des essais cliniques en Europe pour les patients atteints de SEP.

A noter aussi qu’on a trouvé du cannabis cultivé dans la tombe d’un chaman chinois d’il y a 2700 ans, ce qui n’est pas si vieux puisqu’on vient de retrouver en Israël une tombe de chamane vieille de 12000 ans mais sans drogues conservées cette fois, semble-t-il !

- Stimulation électrique contre le TOC

Les thérapies cognitives voulaient faire reconnaître leur statut de sciences face à la psychanalyse dans le traitement des Troubles Obsessionnels Compulsifs, entre autres, mais c’est la bionique qui pourrait avoir le dernier mot. La réussite n’est cependant pas évidente pour l’instant...

Concrètement, les patients ont subi une stimulation cérébrale profonde en continu d’une région du noyau sous-thalamique (ou subthalamique). Celle-ci nécessite l’implantation – par voie chirurgicale – de deux électrodes reliées à un stimulateur implanté sous la peau. Cette sorte de pacemaker neurologique délivre un courant électrique qui module les séquences de signaux anormaux émis par le cerveau.

Au terme d’une stimulation de 3 mois, 7 patients sur 10 ont répondu au traitement et ont vu leur état s’améliorer, avec la disparition de 25% de leurs symptômes en moyenne. « Mon cerveau est libre aujourd’hui », témoigne une patiente.

- Hyperactivité et surpoids, un manque de sommeil ?

Une étude québécoise sur plus de mille enfants semble montrer un lien entre des nuits trop courtes chez le très jeune enfant et l’apparition d’un surpoids vers 6 ans. Ce manque de sommeil serait aussi une cause du syndrome d’hyperactivité.

Je suis assez dubitatif sur cette théorie qui voudrait que l’hyperactivité et l’obésité soient dues au fait que les enfants ne dormiraient pas assez, ce qui veut dire moins de 10h par nuit. C’est sans doute vrai pour une partie des hyperactifs ou des obèses mais sûrement pas pour tous, de même que d’autres avaient voulu faire de la télévision le seul coupable (cela pourrait être relié car ceux qui regardent le plus la télé dorment moins). La question semble plutôt d’une plus ou moins grande fragilité individuelle au déficit de dopamine.

- Des thérapies en ligne...

Les programmes de santé en lignes se multiplient pour gérer son diabète ou même pour des psychothérapies minutes...

Depuis deux ans, l’Institut de la santé britannique a lancé également deux programmes en ligne : FearFighter, pour traiter les phobies et les paniques et Beating the Blues pour combattre les petites dépressions, qui ont montré également des résultats significatifs.

“Nous avons montré qu’anxiété en ligne était aussi efficace qu’une thérapie en face à face, alors que le programme sur le web prenait beaucoup moins de temps.” Les chercheurs de l’université de Melbourne travaillent à un programme de santé en ligne pour traiter des désordres psychiques plus sérieux, comme le trouble bipolaire via le programme international MoodSwings.

- Les recherches sur Google pour suivre les épidémies

Les questions qu’on pose à Google, notre seul ami, en disent beaucoup sur nous et notamment sur notre état de santé car si on recherche des informations sur la grippe, il y a pas mal de chance qu’il y ait quelqu’un de malade dans notre entourage, ce qui pourrait se révéler un signal très pertinent pour notre conscience collective mais avec pour contrepartie l’exploitation publique un peu effrayante de nos informations les plus intimes...

Aux Etats-Unis, Google.org prétend détecter les épidémies de grippe en analysant les requêtes des internautes. Son système Google Flu Trends serait plus rapide que les services d’alerte habituels et l’entreprise américaine.

Jean Zin
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