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200 médicaments en libre service
200 médicaments en libre service
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7 juillet 2008
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Roseline, 56 articles (Rédacteur)

Roseline

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200 médicaments en libre service

200 médicaments en libre service

Le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a présenté mardi dernier la liste d’environ 200 médicaments qui seront désormais délivrés sans ordonnance. C’est le premier pas vers l’automédication validée par l’État.

L’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) a fixé la liste des médicaments concernés qui soigneront les petits maux du quotidien comme des douleurs légères et modérées, des fièvres, des diarrhées, des toux, le rhume, le mal de gorge, les troubles cutanés, les substituts nicotiniques,…

En fait, il s’agit des « médicaments de médicamentation officielle ».

La liste contient 217 spécialités pharmaceutiques qui sont répartis dans 71 domaines thérapeutiques, ainsi que 12 médicaments à base de plantes et 19 médicaments homéopathiques.

Le décret publié permet d’autoriser le libre accès de ces traitements dans les pharmacies.

Les pharmaciens auront pour obligation de créé un espace dédié à ces médicaments, séparés des autres, à proximité de leur comptoir pour faciliter l’échange entre le pharmacien et le client.

Ces indications ont été données par le ministère, afin d’adoucir la transition entre la médicamentation par le médecin traitant et l’automédicamentation.

Roselyne Bachelot précise qu’aucun pharmacien n’est obligé de suivre cette nouvelle tendance au sein de leur officine.

Le Directeur général de la santé, Didier Houssin, ajoute que cette mesure « va dans le sens de la simplification de la vie des gens mais aussi de la responsabilisation ».

Par contre, Elle « ne transige pas sur la sécurité sanitaire ».

Le mardi 1er juillet 2008, le décret étant passé au journal officiel, l’accès à ces médicaments est donc maintenant officiel.

L’Etat justifie cette volonté par le fait que les patients vont pouvoir bénéficier de la concurrence des laboratoires et donc d’une baisse des tarifs de ces fameux médicaments.

Cette théorie reste à prouver en espérant que les laboratoires ne s’entendent pas sur les prix.

Et, il faut prendre conscience que ces médicaments seront une charge pour le patient, car non remboursés.

Et, bien entendu, un avantage pour l’Etat qui favorise l’accès à l’automédicamentation et donc favorise l’absence du remboursement même partiel de la visite chez le médecin, des médicaments remboursables par la sécurité sociale et/ou par la mutuelle.

Surtout que l’Etat ne se cache pas qu’à terme, il compte bien rendre éligibles plus de 3 000 produits.

Par contre, l’Etat masque le risque qu’encourt les patients par la mise en avant du conseil du pharmacien.

Ne confondons pas les professions !

Un pharmacien ne sera jamais un médecin.

Il est évident que les français ont tendance à se diriger vers l’automédicamentation seuls, mais il faut être conscient qu’un rhume ou une gastroentérite mal soignés, par exemple, peuvent engendrer des maladies beaucoup plus graves.

En fait, la ministre de la Santé pousse le vice jusqu’à admettre que le manque de médecins en campagne peut inciter à ce type de comportement pour «  combler le vide ».

Est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux résoudre le problème du manque de médecins généralisé dans certaines zones pour que tout le monde ait accès aux soins !

Nous nous dirigeons vers le modèle québécois qui favorise une automédicamentation avant une première visite chez un médecin.

Mais, justement, nous aimerions bien savoir qu’elles sont les résultats des études faites sur nos amis francophones pour mettre en évidence les avantages et les inconvénients de cette méthode pour le patient et non pour l’Etat !

Un autre risque peut se présenter.

Cette banalisation de la vente de médicaments va voir naître de nouvelles propositions sur Internet où l’Alliance Française Européenne pour l’Accès aux Médicaments Sûrs informe trouver que 6 médicaments sur 10 vendus sur Internet sont des faux ou des produits de très mauvaise qualité.

L’étude faite informe également que certains cadeaux commerciaux offerts à la clientèle en ligne sous forme d’échantillon peuvent provoquer « des effets conjugués dangereux ».

Il faut savoir aussi que 9 pharmaciens virtuels sur 10 sont dans l’illégalité, car ils se donnent le titre de pharmacien et envoi des documents faussement officiels.

Mais les patients qui vont demander des conseils à ces faux pharmaciens et recevoir des faux médicaments et/ou des échantillons dangereux, comment vont-il pouvoir faire la différence avec le pharmacien de quartier avant qu’ils leur arrivent un malheur ?

Roseline

NB : en PJ, liste des 200 médicaments autorisés en libre service

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Sources : www.liberation.fr : Plus de 200 médicaments vont passer devant le comptoir du pharmacien et «  l’automédication progresse, il faut faire avec », www.nouvelobs.com : Présentation des 200 médicaments en libre-service, www.france-info.com  : Médicaments en vente sur Internet : une ouverture prudence préconisée.

Roseline Buarotti
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