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Virus de Schmallenberg : Inquiétude au Salon de l’agriculture
Virus de Schmallenberg : Inquiétude au Salon de l'agriculture
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27 février 2012
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Virus de Schmallenberg : Inquiétude au Salon de l’agriculture

Virus de Schmallenberg : Inquiétude au Salon de l'agriculture

Le virus de Schmallenberg, qui contamine un grand nombre d’élevages bovins, ovins et caprins en Europe, a été identifié à l’automne dernier en Allemagne et aux Pays-Bas. Ce virus, qui provoque des agneaux morts-nés ou porteurs de malformations mortelles pour le nouveau-né comme pour sa mère, a rapidement gagné la Belgique -au 27 février, 166 élevages y sont touchés-, le Royaume-Uni -pas moins de 74 exploitations anglaises sont frappées au 26 février- et la France -qui compte désormais 277 élevages concernés dans 28 départements-. Et le virus s’est aussi propagé à l’Italie et au Luxembourg. Les spécialistes prennent la mesure de la menace, et Schmallenberg fait ainsi partie des maladies émergentes qui sont actuellement mises en avant par le CIRAD au Salon de l’agriculture de la porte de Versailles.

Depuis les dernières semaines de 2011, le virus de Schmallenberg (du nom de la commune allemande où il a été recensé pour la première fois) poursuit une progression sans répit à travers la partie centrale de l’Europe occidentale. Les cas d’infections fœtales et de malformations multiples gagnent ainsi les agneaux et quelques veaux et chevreaux de sept pays. Le CIRAD, qui est le centre de recherche agronomique pour le développement, est actuellement présent au Salon de l’agriculture, au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, pour faire le point sur cette maladie avec les experts, les professionnels et les visiteurs.

Les personnes intéressés ont jusqu’au 4 mars pour s’y rendre, s’y informer et, pourquoi pas, y débattre. Venu au Salon avec détermination, Renaud Lancelot, épidémiologiste, s’efforce ainsi de faire la lumière sur Schmallenberg aux yeux du grand public, qui découvre ce nouveau mal affectant les animaux de la ferme. Mais les experts eux-même ne savent pas tout. Si le virus a pu être importé à l’automne dernier par des moucherons, le reste est relégué au rang des hypothèses, à commencer par sa transmission éventuelle entre les animaux. Et un vaccin pourrait prendre deux ans à développer.

Les 277 élevages touchés actuellement par le virus de Schmallenberg en France se répartissent dans les 28 départements suivants : 02, 08, 10, 14, 16, 21, 27, 36, 49, 50, 51, 52, 54, 55, 57, 58, 59, 60, 62, 67,70, 71, 76, 80, 86, 87, 88 et 89. Une surveillance spécifique a été mise en place par la DGAL, par le biais d’une plate-forme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale. Celle-ci sert notamment à suivre l’évolution de la maladie dans l’hexagone. Les animaux malades des élevages touchés sont pris en charge par les vétérinaires affectés aux exploitations et par les services publics.

Capture d'écran : Department for Environment, Food and Rural Affairs (Royaume-Uni).
 

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