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Une chaîne humaine pour sauver les éléphantes Baby et Népal
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7 janvier 2013 | 2 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Une chaîne humaine pour sauver les éléphantes Baby et Népal

Une chaîne humaine pour sauver les éléphantes Baby et Népal

C’est au cri de « Justice pour les éléphantes » que se sont réunies près de 200 personnes, le 6 janvier dernier, devant l’entrée principale du parc de la Tête d’Or, à Lyon. Ce rassemblement, organisé à l’initiative de l’association Dignité Animale, visait à « sauver Baby et Népal », les deux éléphantes de Lyon atteintes de tuberculose et menacées d’être euthanasiées. En marge de ce rassemblement, Brigitte Bardot -qui a menacé de demander la nationalité russe si les deux pachydermes venaient à être abattus- a de nouveau donné de la voix, souhaitant que son combat « soit davantage pris au sérieux ».

La mobilisation continue en faveur des deux pachydermes mal en point et devenus, bien malgré eux, les plus célèbres de France. Près de 200 personnes étaient présentes, le 6 janvier dernier en tout début d’après midi, devant l’entrée principale du parc de la Tête d’Or (porte des enfants du Rhône), à Lyon. Elle répondaient à l’appel de l’association Dignité Animale pour soutenir les deux éléphantes du cirque Pinder, Baby et Népal, menacées d’être euthanasiées car supposément atteintes de tuberculose. L’association milite contre leur mort et également contre leur retour au cirque, « véritable suplice pour les animaux ». Un représentant de la Fondation Brigitte Bardot était sur les lieux. Celui-ci a lu un message adressé à la préfecture du Rhône, demandant de revenir sur l’arrêté déposé le 11 décembre dernier et prévoyant d’euthanasier Baby et Népal.
 
En écho, les participants au rassemblement (dont le conseiller municipal de Lyon UMP Emmanuel Hamelin) ont signé une pétition à l’attention de Jean-François Carenco, le préfet du Rhône, dans le but de le faire fléchir. Le sort des deux animaux est actuellement aux mains du Conseil d’Etat, qui examine le pourvoi en cassation déposé par Gilbert Edelstein, directeur du cirque Pinder et qui entend mettre tout en œuvre pour empêcher l’abattage des éléphantes, dont il est propriétaire. Gisèle Souchon, agrégée de philosophie et professeur en classes préparatoires au lycée du Parc, à Lyon, est catégorique : « La Fondation Brigitte Bardot propose de financer les soins, qui s’élèvent à 70 000 euros par an ».
 
Et si la princesse Stéphanie de Monaco a apporté son soutien au directeur du cirque Pinder, l’European Circus Association a fait savoir qu’elle mettrait leur vétérinaire, le docteur Christine Lendl, à disposition du vétérinaire du cirque, Florence Ollivet-Courtois, pour procéder à de nouveaux tests. Brigitte Bardot, l’ancienne actrice en personne -qui a menacé de prendre la nationalité russe si l’Etat venait à mettre à mort de façon effective les pachydermes-, a elle-même proposé de confier Baby et Népal à sa fondation, où elles seraient entièrement prises en charge avant d’être placées dans un sanctuaire. L’ancienne star du cinéma en a profité pour pousser un coup de gueule contre le gouvernement : « Je suis en colère car l’Elysée et Matignon traitent par le mépris toutes nos interventions, et elles sont nombreuses. Le cas des éléphantes à Lyon n’est pas isolé, il y a les animaux utilisés à des fins de recherche, la corrida, ou notre demande visant à soutenir une meilleure protection des ours polaires ».
 
Pour en revenir à Baby et Népal, qu’en est-il plus précisément de leur tuberculose ? Selon lyoncapitale.fr, il apparaîtrait à ce jour que les deux éléphantes ne présentent pas de symptômes cliniques typiques de la tuberculose. Et pour ce qui est de savoir si elles sont porteuses, « des tests effectués en 2010 démontraient que Baby était saine alors que le cas de Népal serait douteux ». Un vétérinaire spécialiste de la tuberculose a indiqué au site lyonnais que « ces tests ne semblent pas confirmer à l’époque une quelconque infection au bacille de la maladie. Cependant, le statut sérologique des deux éléphantes a pu évoluer, et la fiabilité des tests n’est pas totale ». Le quotidien Le Progrès va plus loin : « Personne ne pourra dire avec certitude qu’elles ne sont pas contagieuses. Or Java, l’autre éléphante du parc décédée l’été dernier, au vu des résultats de l’autopsie et des examens complémentaires, l’était. Il y a de bonnes raisons de croire que Baby et Népal sont bel et bien infectées. Il y a un risque majeur pour l’homme et les autres animaux du parc ». Il est vrai que les soigneurs du zoo n'approchent plus Baby et Népal qu'avec des masques.

La tuberculose chez l’éléphant est-elle courante ? Jean Hars, vétérinaire spécialiste des maladies de la faune sauvage, a indiqué pour terraeco.net qu' « elle est assez fréquente chez les pachydermes mais potentiellement contagieuse pour l'homme  ». lyoncapitale.fr indique à ce sujet qu’il y a eu « 36 cas avérés de tuberculose chez des éléphants captifs aux Etats-Unis entre 1994 et 2006 ». S’agissant d’une éventuelle loi à appliquer dans le cas de Baby et Népal, le site d’informations locales traduit bien l’embarras des autorités : « L’apparition d’un cas confirmé de tuberculose chez un éléphant doit être déclaré aux autorités compétentes. En revanche, la législation ne précise pas quelles sont les démarches à effectuer lorsqu’un cas est suspecté ». Concernant un traitement éventuel, il existe. Mais le vétérinaire David Gomis insiste sur le fait que « les traitement sont très lourds et nécessitent des conditions presque hospitalières. Les soigneurs peuvent être contaminés et il n’y a pas de garantie de non-récidive ». Ethiquement, le cas de Baby et Népal est peut-être plus douloureux pour les vétérinaires que pour les éléphantes elles-mêmes.

 

Photo : Maxime Ginolin (http://maxime-ginolin.skyrock.com/)

POST-SCRIPTUM

  • Révélation de lyoncapitale.fr le 27 décembre dernier :

    Le 26 décembre la vétérinaire du cirque, Florence Ollivet-Courtois, a demandé à effectuer de nouveaux tests sur les pachydermes, visant à montrer si elles sont porteuses du bacille de la tuberculose.

    Elle a pour cela contacté le vétérinaire de la Tête d’Or, et ce dernier a répondu : "Si vous venez, vous prendrez un bon café avec nous, mais vous ne pourrez pas approcher Baby et Népal, car la Préfecture nous a donné l’ordre que vous n’approchiez pas les éléphantes".

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Commentaires
4 votes
par chantal (IP:xxx.xx2.0.102) le 8 janvier 2013 a 10H51
chantal (Visiteur)

Les animaux sont malades des hommes et de leur immense bêtise Si les animaux en captivité -prisonniers-contractent des maladies transmissibles aux humains ....Qui est à blamer ? Maintenant , que le mal est fait ...il faut y porter remède...On n’achève pas les tuberculeux bon sang .

0 vote
par desabuse (IP:xxx.xx8.200.195) le 9 janvier 2013 a 09H37
desabuse (Visiteur)

Exactement. J’ai un proche porteur sain de la tuberculose. Heureusement qu’il ne passe pas devant ce tribunal.