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Un paon de Genève, suspect n°1 dans la flambée d’une épizootie
Un paon de Genève, suspect n°1 dans la flambée d'une épizootie
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8 janvier 2013
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Un paon de Genève, suspect n°1 dans la flambée d’une épizootie

Un paon de Genève, suspect n°1 dans la flambée d'une épizootie

Victimes de la maladie de Newcastle, hautement contagieuse pour de nombreuses espèces d’oiseaux mais sans impact réel pour l’homme, 140 poules d’une ferme de la campagne genevoise, en Suisse, ont été mises à mort et leurs œufs détruits. On suspecte un paon, originaire d’un jardin botanique et qui a été vendu à l’exploitation, d’avoir déclenché l’épizootie. Des analyses sont en cours pour cerner au plus près le parcours du virus.

Les volatiles de Suisse ne sont décidément pas en forme. Après l’hécatombe des pigeons morts à Genève il y a deux ans (non pas empoisonnés, mais à cause de la maladie de Newcastle comme on le saura plus tard), c’est au tour des poules des environs de cette ville d’être mises à mal. Le 7 janvier dernier, pas moins de 140 poules pondeuses d’une exploitation du canton de Genève ont du être gazées, et leurs œufs détruits, en raison d’une épizootie. La maladie de Newcastle, aussi appelée "pseudopeste aviaire", hautement redoutée dans les élevages avicoles, a en effet été diagnostiquée dans une ferme de la commune de Meinier (non loin du lac Léman d’un côté, et à proximité de la frontière française de l’autre) lors de prélèvements de surveillance effectués le 24 décembre dernier.
 
Des échantillons des volailles ont été prélevés pour analyses, dont les résultats devraient être dévoilés dans le courant de la semaine. Selon les vétérinaires, aucun symptôme clinique n’aurait été détecté chez les poules des autres exploitations environnantes. La maladie de Newcastle, qui est hautement contagieuse et se transmet de manière aérogène ou par contact direct, avait jusqu’ici plutôt épargné les volailles de Suisse. Le virus naturel est probablement diffusé par les oiseaux migrateurs, mais les épizooties chez la volaille semblent liées aux pratiques avicoles. Comme le souligne le vétérinaire cantonal Jérôme Föllmi « l’infection s’avère parfois très rapide, entraînant la mort subite de l’animal. Et si la maladie se développe, les symptômes sont la fièvre, une apathie prononcée, une anorexie, voire des difficultés respiratoires ou des paralysies locales ».
 
Quoiqu’il arrive, pas d’inquiétude particulière pour l’homme, qui ne court pas grand danger. Dans le cas le plus critique, un individu en contact avec les animaux malades pourra développer, au pire, une conjonctivite. Une enquête a été entamée par des vétérinaires du canton pour déterminer la provenance du virus, et une piste a déjà été établie : elle mène à un paon du jardin botanique de Genève. Gilles Nussbaum, responsable du parc animalier de ce jardin botanique, s’explique : « Nous avions vendu un de nos paons, l’an dernier, à la ferme de Meinier où a eu lieu la contamination ». Depuis cette révélation, des vétérinaires effectuent des prises de sang sur des paons mais aussi des poules et des canards du parc.
 
Inquiet, Jérôme Föllmi attend les résultats des analyses avec angoisse : « Si les résultats s’avéraient positifs, il faudrait tirer des conclusions sur les oiseaux du parc. D’un autre côté, on ne peut absolument pas contrôler le passage des oiseaux indigènes ». Le virus peut affecter tous les lieux où vivent des oiseaux. Et, comme le rappelle très justement le vétérinaire, les oiseaux d’appartement, comme les canaris et les perruches, ne sont pas à l’abri. Pour l’heure, la Suisse ne procède pas à la vaccination des volailles, comme c’est le cas dans les pays frontaliers. Mais un projet de loi sur les épizooties, et qui serait votée courant 2013, pourrait changer la donne.
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Mots-clés :
Animaux Oiseau Poule Suisse