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TOC : les animaux touchés aussi !
TOC : les animaux touchés aussi !
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2 février 2010
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LC

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TOC : les animaux touchés aussi !

TOC : les animaux touchés aussi !

Au secours mon chien tourne sans cesse en rond dans l’appartement !
Une récente étude réalisée sur le génome de dobermans montre que les TOC (troubles obsessionnels du comportement) auraient une origine génétique.

Les TOC, c’est quoi ?

Si vous vérifiez sans arrêt que l’ordinateur est bien débranché, la lumière éteinte, le gaz coupé : vous êtes peut-être atteint de TOC, les troubles obsessionnels compulsifs. 2,5 à 8% de la population humaine serait atteinte de troubles obsessionnels compulsifs. Attention toutefois à ne pas confondre petites manies et TOC. Les TOC sont des pensées obsédantes qui obligent les personnes qui en souffrent à se plier sans répit au même rituel. Il peut s’agir de se laver les mains de façon répétitive, pour les personnes souffrant d’une obsession phobique de contamination, ou de vérifier sans cesse que les plaques sont bien éteintes, les portes bien fermées…On parle de TOC lorsque les troubles occupent au moins une heure par jour de la vie d’une personne et ont des répercussions négatives sur ses activités, son relationnel. Ces comportements obsessionnels ne touchent pas que les Hommes, les animaux en sont également affectés.

TOC chez les animaux de compagnie et des zoos

Ce que nous prenons bien souvent pour des jeux chez les animaux, comme tourner en rond ou courir après sa queue pour les chiens, faire le tour de l’enclos, balancer la tête de gauche à droite, ou chasser des mouches imaginaires pour les chevaux, mâchouiller de la laine pour les chats siamois, arpenter son espace pour les animaux en captivité comme le font les ours polaires, les tigres,… seraient en fait des troubles obsessionnels compulsifs. Le stress, l’anxiété et l’ennui développeraient de tels types de comportement chez les animaux. Ainsi les chiens provenant d’élevages intensifs ou de refuges sont plus affectés par les TOC.
Une étude réalisée par le Dr Karen Overall, vétérinaire spécialisée en éthologie, de l’université de Pennsylvanie montre que les chiens mâles sont trois fois plus touchés que les femelles et que chez les chats, bizarrement c’est l’inverse. Et selon le Dr Overall, le fait de suspendre un chien par son collier étrangleur pour le discipliner, contribue à l’apparition de tels troubles du comportement.
Jusqu’ici les thérapies comportementalistes et les antidépresseurs permettaient de contrôler ces maladies sans toutefois pouvoir y remédier. De récents travaux dirigés par le Dr Nicolas Dodman, directeur de la clinique d’éthologie de la Cummings School of Veterinary Medecine et le Dr Edward Ginns, directeur du laboratoire de diagnostic moléculaire de l’université du Massachusetts viennent de montrer qu’une prédisposition génétique peut expliquer ces troubles du comportement apparaissant lors d’exposition à des situations ou des environnements stressants.

TOC et génome 

L’étude a été réalisée sur 167 chiens, des dobermans. 94 d’entre eux ont été sélectionnés parce qu’ils avaient des troubles de comportement compulsifs, soit ils suçaient leur flanc ou des couvertures soit ils faisaient les deux. Les 73 autres dobermans ne montraient aucun signe de trouble du comportement et ont été choisis en tant qu’animaux - témoins. Les chercheurs ont étudié et comparé le génome des deux groupes de chiens. Leur pedigree a également été pris en compte afin de mettre en avant des modes de transmission génétique.
Les résultats de l’analyse ont montré une différence génétique entre les deux groupes de doberman se situant sur une partie du chromosome canin 7, contenant le gène CDH2 (cadhérine 2). Cette protéine est présente chez tous les animaux et chez l’Homme. Elle intervient dans la transmission des signaux en assurant la liaison intercellulaire. Elle est également depuis peu associée aux troubles relatifs à l’autisme, marqués par des comportements compulsifs et répétitifs.
 
Ainsi même si cette étude doit être approfondie, elle ouvre de nombreuses perspectives de recherche sur la compréhension du cognitif et des troubles compulsifs, aussi bien chez les animaux que chez les humains.
L.C Journaliste pour CareVox

SOURCES

  • http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/principales_maladies/ps_2559_troubles_obsessionnels.htm
    Le Figaro 29 janvier 2010
    The New York Times
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