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Suicide des animaux : mythe ou réalité ?
Suicide des animaux : mythe ou réalité ?
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30 novembre 2011 | 2 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

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Suicide des animaux : mythe ou réalité ?

Suicide des animaux : mythe ou réalité ?

Près de 61 baleines se sont échouées sur la plage de Farewell Spit, au sud de la Nouvelle-Zélande, le 14 novembre dernier. Les Néo-Zélandais restent dubitatifs face à ce phénomène, qui se reproduit dans des conditions similaires deux à trois par an.

Les observateurs ont en mémoire l’exemple du chien fidèle rendant volontairement son dernier souffle auprès de son maître, lui-même éteint. Certaines personnes ont signalé le cas d’un canard se maintenant sous l’eau assez longtemps pour se noyer après la mort de son partenaire. Des experts ont pu établir que des rats-taupes atteints d’une maladie contagieuse sont allés mourir seuls, à l’écart de leur colonie, et des vaches se seraient jetées du haut d’une falaise. Mais voici donc une tragédie de masse : Le 14 novembre dernier, des baleines pilotes -en réalité des globicéphales de la famille des delphinidés et donc proches des dauphins- se sont jetées par dizaines sur une plage néo-zélandaise, sur la pointe de Farewell.

Les autorités locales, qui se sont résolues à euthanasier les 18 baleines survivantes, sont désemparées. Les scientifiques, de leur côté, s’interrogent : Sommes-nous confrontés à un acte de suicide collectif dans un élan de désespoir ? Plusieurs spécialistes ont avancé deux hypothèses : Soit le sonar des malheureux cétacés aurait été perturbé en eau profonde par un phénomène non identifié, soit ceux-ci auraient suivi la trajectoire erronée de l’un des leurs qui serait tombé malade. Pour Roland Maurer, spécialiste d’éco-éthologie à l’Université de Genève, et qui est a été interviewé par le quotidien suisse Le Matin, l’hypothèse d’un suicide collectif est peu probable : « Le suicide chez l’animal répond toujours à une logique d’augmentation du succès du reproducteur. Les mâles de certaines espèces d’araignées se laissent par exemple consommer par la femelle lors de l’accouplement. La femelle transforme alors les calories du mâle en œufs supplémentaires, qui deviennent les petits du mâle  ».

Et Roland Maurer est également sceptique sur la question en ce qui concerne les animaux "plus évolués" : « Je n’ai jamais entendu parler de suicide collectif chez les singes anthropoïdes par exemple. J’ai souvenir d’un cas de jeune singe qui s’est laissé dépérir suite au décès de sa mère, mais il s’agissait d’un animal au comportement social déjà globalement pathologique ». En France, le site Slate s’est également saisi de la question en se demandant « si un animal peut avoir conscience de son existence et conceptualiser la relation de cause à effet qui mènera de son acte à sa disparition, éventuellement à l’abrègement de ses souffrances ».

Le site de Jean-Marie Colombani soupçonne dans cet élan que certains animaux tels que les dauphins, les primates, les pies et les éléphants, qui reconnaissent leur image dans un miroir, peuvent faire preuve d’une certaine conscience de leur individualité. Certains "feraient même semblant" en jouant. Slate, par ailleurs, s’est penché sur le cas des algues unicellulaires : « Des chercheurs ont récemment découvert que le suicide de certaines cellules favorisait la croissance des cellules survivantes ». Et le site s’est même intéressé à un parasite, Toxoplasma gondii, qui pousserait les rongeurs à se tourner vers leur ennemi le plus dangereux, le chat. Finalement, la science sait encore peut de choses à ce sujet, et nul ne peut établir avec certitude ce qui a conduit plusieurs dizaines de baleines à venir s’échouer en même temps sur une plage. Olivier van Canneyt, spécialiste des mammifères marins, reconnaît lui-même y perdre sa boussole : « Il est très difficile de mettre en évidence les causes d’un échouage ».

Photo : Tasmanian Parks and Wildlife Service, Liz Wren

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Mots-clés :
Animaux Suicide Baleine
Commentaires
2 votes
par Rey (IP:xxx.xx5.43.43) le 13 décembre 2011 a 09H29
Rey (Visiteur)

Et ces scientifiques prennent ces dauphins pour plus cons qu’eux-même : perturbés ou suivant un malade, quand on arrive là où il commence à manquer d’eau, on n’est pas CON : ON RECULE !

2 votes
par Rey (IP:xxx.xx5.43.43) le 13 décembre 2011 a 09H39
Rey (Visiteur)

entre-nous, je dis que vu la tournure que prennent les évènements, l’environnement, tout ça, il vaut mieux se suicider maintenant que de crever massacrés ou empoisonnés par le SEUL VRAI nuisible de cette planète.