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Schmallenberg : un danger pour les moutons, pas pour les hommes
Schmallenberg : un danger pour les moutons, pas pour les hommes
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5 mars 2012
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Schmallenberg : un danger pour les moutons, pas pour les hommes

Schmallenberg : un danger pour les moutons, pas pour les hommes

Le virus de Schmallenberg n’en finit pas de s’étendre aux exploitations animales du centre de l’Europe occidentale. Outre-Rhin, et selon un décompte arrêté au 2 mars, les autorités sanitaires ont annoncé que 820 élevages allemands de bovins, ovins et caprins ont été touchés par le virus. Mais la communauté scientifique de Berlin a rejoint la position des chercheurs britanniques du National Institute of Health (NHS) : Selon toute vraisemblance, Schmallenberg ne présenterait pas de danger pour les humains, tant par la voie de l’infection que par celle de la consommation.

L’Allemagne pleure ses moutons. L’Institut Friedrich-Loeffler (FLI), qui est le principal organisme de recherche en santé animale d’Allemagne et qui a pour mission de surveiller les épizooties, a annoncé le 2 mars dernier que le virus de Smallenberg (SBV) est désormais recensé dans 716 élevages de moutons, 66 de bovins et 38 chèvres. Et La France est loin d’être épargnée : 411 élevages répartis dans 34 départements de l’hexagone ont été détectés "positifs" au SBV à la date du 1er mars selon le ministère de l’Agriculture. Cinq autres pays sont touchés : le Royaume-Unis, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et l’Italie. Le CIRAD (centre de recherche agronomique pour le développement) a beau alerter les esprits au Salon de l’agriculture de la Porte de Versailles à Paris, Schmallenberg y est devenu tabou tant le moral des éleveurs est plombé par ce virus.

Maigre consolation : L’Institut Friedrich-Loeffler a indiqué lors d’un point presse qu’il est fortement improbable que le SBV puisse se transmettre à l’homme. Et ce en raison de la nature du virus : Ce dernier est très proche génétiquement d’autres orthobunyavirus, tels que les virus Akabane, Aino et Shamonda qui ne présentent pas de danger pour le genre humain. Les échos scientifiques de Londres ont pris une orientation similaire : La Food Standards Agency, l’organisme en charge de la santé alimentaire au Royaume-Uni, a fait savoir qu’en l’état des connaissances actuelles, le SBV ne présenterait pas de risques pour les consommateurs de viande contaminée.

Ces éléments sont corroborés par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), qui confirme qu’à ce jour aucun homme n’aurait été infecté. Toutefois en Allemagne le Robert-Koch Institut (RKI), en charge de la surveillance sanitaire pour l'Homme, a procédé à des tests sanguins auprès d’éleveurs ovins pour se prononcer définitivement sur la non nocivité du SBV chez les humains. Rappelons que les symptômes engendrés par le virus de Schmallenberg, transmis très probablement par des moucherons du genre culicoïdes ou des moustiques, sont :

• une perte d'appétit et une chute de production chez les vaches laitières
• des fièves
• des diarrhées sévères
• des avortements ou des naissances d’agneaux ou de veaux malformés pouvant résulter de ces deux premiers symptômes. L’issue étant une mort rapide.
Thomas Balenghien, un entomologiste vétérinaire qui est chercheur au CIRAD a été tout récemment invité à s’exprimer sur le site Agro-media.fr. Ce dernier reconnaît qu’« on ne sait pas d’où provient le virus de Schmallenberg ». En outre, « l’élaboration d’un vaccin prendra au total plus de 18 mois ».
 

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