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Santé animale / Schmallenberg : Le Foll veut des normes internationales
Santé animale / Schmallenberg : Le Foll veut des normes internationales
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23 mai 2012
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Santé animale / Schmallenberg : Le Foll veut des normes internationales

Santé animale / Schmallenberg : Le Foll veut des normes internationales

Depuis le début de l’année, le virus de Schmallenberg fait des ravages dans les bergeries de France et d’une grande partie de l’Europe occidentale, affaiblissant de nombreux cheptels d’éleveurs. Le nouveau ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a décidé de faire face à ce phénomène d’épizootie en appelant à une uniformisation des normes relatives à la santé animale à l’échelle de la planète.

Tout juste nommé à la tête du ministère de la rue de Varenne, Stéphane Le Foll entend passer à la vitesse supérieure pour enrayer le terrible mal qui décime les troupeaux de moutons dans l’hexagone et chez nos voisins européens. Le ministre de l’Agriculture a donc saisi l’occasion du lancement de la 80ème session générale de l’Organisation mondiale de la santé mondiale (OIE), qui se tient du 20 au 25 mai à Paris, pour appeler à la mise en place de normes communes à l’échelle mondiale pour renforcer la sécurité sanitaire du commerce mondial des animaux et de leurs produits.

L’initiative de monsieur Le Foll, considérée comme légitime par la plupart des observateurs, intervient dans un contexte où la Russie a suspendu, depuis le 20 mars, toute importation de bovins, ovins, caprins et porcs en provenance de l’Union européenne, une mesure critiquée dès le départ par Bruxelles. Les faits sont là : Même si les médias lui prêtent moins d’attention que lors de son émergence au cours de l’hiver dernier, en partie en raison de son caractère inoffensif pour l’homme, le virus de Schmallenberg reste particulièrement tenace. Le 18 mai dernier, selon le ministère de l’Agriculture, le nombre d’élevages touchés en France s’élevait à 1 623, essentiellement ovins, répartis sur 52 département (01, 02, 03, 08, 10, 14, 16, 17, 18, 21, 23, 24, 27, 28, 33, 36, 37, 39, 41, 45, 47, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 76, 77, 79, 80, 86, 87, 88, 89, 95).

Pour l’heure, aucune restriction n’a été adoptée en direction des exploitations infectées. La maladie peut se manifester par de la fièvre, une chute de production ou des malformations à la naissance. Et si le virus n’est pas contagieux d’un animal à l’autre, sa propagation par des insectes vecteurs est avérée. Mais Schmallenberg n’est pas la seule menace, loin de là : L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a remis un rapport, le 22 dernier, dévoilant les résultats de ses recherches sur les maladies exotiques susceptibles d’atteindre les élevages français. 62 virus transmissibles ont ainsi été identifiés.

Photo : augsburger-allgemeine.de
 

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