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Quel sort pour les éléphanteaux orphelins d’Afrique ?
Quel sort pour les éléphanteaux orphelins d'Afrique ?
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13 novembre 2013 | 1 commentaires
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IFAW, 35 articles (Protection des animaux)

IFAW

Protection des animaux
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Quel sort pour les éléphanteaux orphelins d’Afrique ?

Quel sort pour les éléphanteaux orphelins d'Afrique ?

Si vous suivez les actualités, vous savez certainement que le braconnage d’espèces sauvages fait actuellement des ravages. Les pachydermes sont particulièrement ciblés, massacrés pour leurs défenses dans le seul but d’alimenter un trafic d’ivoire en pleine expansion.

Si nous n’intervenons pas urgemment, il ne restera bientôt plus aucun éléphant sauvage sur Terre.

Mais qu’advient-il des éléphanteaux qui, privés de leur mère, de leurs tantes et des membres de leur famille, se retrouvent livrés à eux-mêmes ?

Qui se soucie de ces bébés en pleurs qui ne doivent leur salut qu’à l’absence de défenses et errent désespérément parmi les cadavres de leurs semblables après les raids des braconniers ?

Le deuil des éléphants s’apparente grandement à celui des humains. Je ne peux qu’imaginer l’immense souffrance qui déchire les éléphanteaux alors que leur mère est assassinée et découpée en morceaux sous leurs yeux.

En Zambie, il existe une organisation qui se soucie de ces petits éléphants orphelins et accomplit un travail formidable. Le Projet d’orphelinat pour les éléphants du GRI (Game Rangers International) porte ainsi secours aux éléphanteaux orphelins et les réintroduit dans des familles de pachydermes sauvages qui vivent dans des habitats protégés.
L’an dernier, j’ai eu la chance de me rendre en Zambie et ai pu constater de mes propres yeux le remarquable travail réalisé par toute l’équipe.

Tout d’abord, les bébés éléphants sont conduits à l’infirmerie de Lilayi et soumis à des soins intensifs. Une fois les examens cliniques conduits, ils sont réhydratés et leurs blessures pansées.

Pour poursuivre le processus de guérison, chaque éléphanteau se voit attribuer un gardien chargé de veiller sur lui nuit et jour, afin de lui apporter une certaine stabilité et de l’aider à se remettre du traumatisme psychologique qu’il a subi. Au bout de quelques mois de soin, voire plusieurs années dans certains cas, l’éléphant est confié au Parc national Kafue (on parle alors de « transfert »), où il passera du temps avec d’autres membres de son espèce et poursuivra sa réinsertion.

Quelques années plus tard, le temps sera venu de dire au revoir à leur gardien et de s’intégrer dans une famille de pachydermes sauvages.

Un travail de longue haleine certes, mais qui porte véritablement ses fruits.

Découvrant le travail du GRI, IFAW (Fonds international pour la protection des animaux) a tout de suite compris qu’il trouverait là un partenaire idéal. La David Shepherd Wildlife Foundation, fondation qui a largement contribué – et contribue toujours – à la mise en place et au maintien du projet en Zambie, s’est également joint à eux. Celui-ci bénéficie en outre du soutien de l’autorité zambienne chargée de la faune sauvage.

Un mémorandum d’entente entre IFAW, le GRI et la David Shepherd Wildlife Foundation a donc été signé en octobre, donnant naissance à notre nouveau partenariat.

Nous sommes tous impatients de partager notre expertise, d’en apprendre davantage sur les bébés éléphanteaux pris en charge et, surtout, de permettre leur retour à la vie sauvage. J’espère de tout cœur que, d’ici quelques années, les sympathisants d’IFAW entendront parler des éléphanteaux dont nous nous sommes occupés, suivront leur évolution et apprendront à les aimer comme nous les aimons.

Gail A'Brunzo

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Commentaires
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par Marchaux (IP:xxx.xx6.169.125) le 16 novembre 2013 a 17H23
Marchaux, 94 articles (Rédacteur)

je n’étais pas au courant, merci pour cet article