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Quand les poissons ont le cancer de la peau
Quand les poissons ont le cancer de la peau
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7 août 2012
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Quand les poissons ont le cancer de la peau

Quand les poissons ont le cancer de la peau

Une étude anglo-australienne menée par l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, et par l’Institut australien des sciences marines, indique que des truites évoluant dans la Grande Barrière de Corail, située sous le plus grand trou du monde de la couche d’ozone, présentent des lésions cutanées de type cancéreux. Ces travaux ont été publiés le 1er août dernier dans la revue PloS One.

Les humains ne seraient donc pas les seuls à souffrir du cancer de la peau : des poissons développeraient eux aussi des mélanomes. Une équipe composée de chercheurs britanniques et australiens a découvert que des truites de corail de l’océan Pacifique présentent des lésions cutanées à cause des rayons ultraviolets qui passent dans l’eau. Comme le rapporte le quotidien Le Figaro, les scientifiques ont pêché 136 de ces poissons en différents points de la Grande Barrière. Les experts ont ainsi remarqué que 15% d’entre eux présentent des tâches noires recouvrant jusqu’à 5% de leur peau orangée. Et les truites touchées par ces noirceurs n’ont pas fait long feu : 6 mois d’espérance de vie au lieu de 4 ans.
 
Bien entendu, les auteurs de l’étude se gardent bien de formuler des conclusions hâtives. Néanmoins, ces éléments suggèrent que l’épiderme des poissons, constitué d’écailles, serait aussi sensible aux rayons ultraviolets que la peau de l’homme… une hypothèse d’autant plus troublante que les poissons étudiés évoluaient dans des eaux au dessus desquelles des trous dans la couche d’ozone stratosphérique sont régulièrement observés. Le Docteur Michael Sweet, rattaché à l’Université de Newcastle, estime ainsi que « les rayons UV seraient la cause la plus vraisemblable de ces anomalies, car nous avons écarté les autres facteurs les plus plausibles comme les microbes ou la pollution marine. Nous allons désormais entamer de nouvelles études pour déterminer la cause exacte de ces cancers ».
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