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Puce du canard : elle attaque les mollusques, les oiseaux et les baigneurs
Puce du canard : elle attaque les mollusques, les oiseaux et les baigneurs
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28 septembre 2011
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Puce du canard : elle attaque les mollusques, les oiseaux et les baigneurs

Puce du canard : elle attaque les mollusques, les oiseaux et les baigneurs

On observe depuis les années 90 une recrudescence et une extension de la dermite des baigneurs, appelée plus communément « la puce du canard ». Elle se manifeste surtout en Europe et en Amérique du nord, et notamment dans les lacs et plans d’eau. Concrètement, il s’agit d’une larve microscopique, la cercaire, qui colonise de petits escargots avant d’infester certains oiseaux. Il lui arrive cependant de se tromper de cible et de s’en prendre aux hommes. Cette attaque parasitaire se produit essentiellement lors des saisons printanières et estivales, et occasionne des démangeaisons au sortir de l’eau.

Jean Mario, chercheur au Musée d’histoire naturelle de Genève, affirme qu’une étude avait déjà recensé 1250 cas de piqures de puces de canard à Genève en 1983. De ce côté-ci des Alpes Françoise Muller avait offert en 2009 un témoignage cinglant sur la situation dans le lac d’Annecy dans les colonnes du Dauphiné Libéré : « J’ai bénéficié à mon retour de la plage et surtout le lendemain d’une attaque en règle de la puce du canard qui m’a obligée, vu la réaction allergique aux 249 boutons recensés, à consulter les urgences de l’hôpital d’Annecy où il m’a été prescrit un traitement à base de cortisone ». Les pauvres canards, dans lesquels se nichent ces parasites, n’y sont pour rien et la victime semble le comprendre : « Je sais pertinemment qu’on ne peut pas supprimer tous les canards, mais au moins que les fonds du lac fassent l’objet d’un traitement ».

De fait, des actions systématiques sont entreprises depuis quelques années par le Sila (Syndicat intercommunal du lac d’Annecy) pour combattre les puces de canard. Il y a effectivement eu une "chasse aux canards" (qui a désormais pris la forme d’un plan de régulation des canards sédentaires, mis en place par la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt), mais également la mise en place d’un arsenal anticercaire permettant de tasser le fond du littoral et de l’aspirer pour récupérer les mollusques logés dans les interstices des rochers. En brisant les mollusques, les puces se retrouvent sans hôte et meurent dans les trois heures.

Les Suisses, quant à eux, ont adopté une approche plus écologique du littoral en misant avant tout sur la prévention. En France comme en Suisse, le phénomène ne semble pas encore totalement compris, mais des évidences ont été mises en lumière. Comme le note Sophie Lavigne, biologiste au Service de l’écologie de l’eau (coté Suisse), «  la puce du canard se développe dans des eaux peu profondes, riches en végétation et dont la température dépasse les 20°C  »… et entraine le parasitage des mollusques et des canards présents. Afin de limiter les risques, il est conseillé d’éviter les eaux stagnantes, de prendre une douche après la baignade, puis de se sécher vigoureusement le corps à l’aide d’une serviette.

En cas d’apparition des symptômes de la puce du canard, il serait bon de consulter un médecin ou de se rendre dans une pharmacie pour bénéficier d’un traitement symptomatologique adapté. Dans ce cas, une application locale de pommades anti-inflammatoires ou, en cas de surinfection, d’acide fusidique est toute indiquée. Par ailleurs, la pause de glace sur les zones touchées, dès l’apparition des premiers signes, procure un soulagement immédiat. Dans tous les cas il convient de se rassurer : la dermatite cercarienne ne représente aucun danger, même si les démangeaisons qu’elle provoque s’avèrent persistantes.

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