Accueil du site
> Dossiers > Menace sur les abeilles
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Pesticides : L’Europe consciente du danger pour les abeilles
Pesticides : L'Europe consciente du danger pour les abeilles
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
17 janvier 2013 | 6 commentaires
Auteur de l'article
Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

Rédacteur
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
495
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Pesticides : L’Europe consciente du danger pour les abeilles

Pesticides : L'Europe consciente du danger pour les abeilles

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié, le 16 janvier dernier, un rapport montrant clairement les risques des pesticides pour les abeilles. Il y aurait un certain nombre de risques associés à trois types d’insecticides néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame) pour la santé et la survie de ces dernières. En conséquence, l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) a demandé en ce 17 janvier le retrait du marché de ces produits. Et le sujet sera à l’ordre du jour du comité permanent de l’Union européenne le 31 janvier prochain. En 15 ans, la mortalité des colonies d’abeilles est passée de 5% à 30%.

Il y a de quoi s’inquiéter lorsque l’on songe à ce propos, non dénué de sens, d’Einstein : « Quand les abeilles disparaîtront, beaucoup de plantes dont la pollinisation dépend d’elles disparaîtront, au bout de la chaîne, l’homme disparaîtra aussi  ». Suite à une requête de la Commission européenne, l’EFSA a évalué les risques associés à l’utilisation de la clothianidine, de l’imidaclopride et du thiaméthoxame, utilisés comme traitement des semences ou sous forme de granules, sur la santé des abeilles. Et le verdict est inquiétant puisque pour les trois substances, pour ce qui est de l’exposition au pollen et au nectar, « des risques aigus ont été identifiés sur certaines cultures qui attirent les abeilles ».
 
Si ces pesticides néonicotinoïdes (qui sont les plus utilisées à l’échelle mondiale en agriculture) agissent sur le système nerveux central des insectes, ils ont plus spécifiquement un impact létal pour les abeilles, qui se retrouveraient particulièrement désorientées au point de ne plus retrouver leur ruche. Concernant l’exposition à la guttation (gouttellettes d’eau aux extrémités ou au bord des feuille), c’est le maïs traité avec du thiaméthoxame qui aurait un effet particulièrement nocif sur les abeilles. Et pour ce qui est des poussières produites lors des semis, leur simple contact serait fatal à l’hyménoptère.
 
Le biologiste David Goulson a estimé que « l’EFSA a pris une orientation juste en réaction aux preuves de plus en plus solides que l’utilisation des néonocotinoïdes affecte négativement les populations d’abeilles ». Et l’expert ajoute que « ce n’est pas surprenant que l’EFSA reconnaisse désormais les risques significatifs associés à l’utilisation actuelle de ces produits ». Ces constatations viennent renforcer l’hypothèse selon laquelle ces insecticides jouent un rôle majeur dans le déclin accéléré des insectes pollinisateurs (en une quinzaine d’année, leur mortalité est passée de 5 à 30%). L’UNAF, qui rappelle qu’« il y va de la survie des abeilles et des pollinisateurs sauvages », a demandé le retrait du marché des produits incriminés.

La Commission européenne, qui a inscrit le sujet à l’ordre du jour pour une réunion du comité permanent de l’UE le 31 janvier prochain, pourrait proposer d’interdire, au moins en partie, les pesticides visés par l’étude. Commercialisés sous plusieurs marques (Gaucho, Cruiser, Poncho, Nuprid, Argento, etc.), ces pesticides sont produits par le groupe allemand Bayer et le suisse Syngenta. La France a déjà retiré, l’an dernier, l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR dans le cadre du traitement pour le colza… mais pas pour le maïs. Alors que l’Allemagne et l’Italie interdisent l’usage des pesticides incriminés spécifiquement pour le maïs, et que les Pays-Bas l’interdisent pour toutes les plantes susceptibles d’attirer les abeilles.

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Commentaires
0 vote
par José (IP:xxx.xx2.80.152) le 18 janvier 2013 a 12H54
José (Visiteur)

C’est le mammouth dégraisseur de mammouth, alias Dr Faust, alias Claude à l’aigre, le contempteur du principe de précaution, qui va en faire une gueule !

0 vote
par germain (IP:xxx.xx2.165.205) le 18 janvier 2013 a 20H08
germain (Visiteur)

consciente du danger, mais se bande les yeux pour laisser monsanto nous tués sur le principe du fric

Pétition pour une protection de l’apiculture et des consommateurs face au lobby des OGM

http://www.bastamag.net/article2885.html

http://www.actu-environnement.com/a...

0 vote
par germain (IP:xxx.xx2.165.205) le 18 janvier 2013 a 20H09
germain (Visiteur)

il y a longtemps qu’il est aigre claude

0 vote
par eau-du-robinet (IP:xxx.xx0.212.98) le 18 janvier 2013 a 21H32
eau-du-robinet (Visiteur)

Bon article !

Première remarque : AFSSAPS à change son nom l’année dernière, elle s’appel désormais « Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé » ( ANSM).

Cela me rappel « étrangement » au Crédit Lyonnais qui après des gros scandales à « ravalée sa surface » en se renomment LCL !

Quand appliquons nous voire notre gouvernement le principe Pollueur = Payeur http://fr.wikipedia.org/wiki/Princi...

Le principe pollueur-payeur a été adopté par l’OCDE en 19721. Il figure dans l’Acte unique européen signé en 1986.

En France, il est défini par à l’article L110-1, II, 3° du code de l’environnement selon lequel « les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et de lutte contre celle-ci doivent être supportés par le pollueur. »

Croyez moi si ce principe Pollueur = Payeur été applique, ce qui n’est pas le cas, on serra très vite débarrassé de toutes ses polluants.

Les agriculteurs des cultures intensives qui polluent l’environnent et notamment les nappes phréatiques poursuivent leur activités polluantes sans être enquit d’être poursuivi !

http://www.developpement-durable.go...

Que dit Claude Bourguignon ?

http://www.youtube.com/watch?v=pcrr...

On ne peut pas correctement interpréter un sol si on na pas à la fois une approche physique, chimique et biologique !

Hors avec les pesticides c’est simple on détruit tout ce qui est biologique ( la vie dans le sol ).

0 vote
par eau-du-robinet (IP:xxx.xx0.212.98) le 18 janvier 2013 a 23H09
eau-du-robinet (Visiteur)

rapport EFSA 2013

http://www.efsa.europa.eu/fr/press/...

Une ONG demande l’interdiction des néonicotinoïdes

http://www.europolitique.info/polit...

PERTE DE 4,5 MILLIARDS

Une autre étude du Humboldt Forum for Food and Agriculture, publiée le 15 janvier, prévient que l’interdiction des traitements de semences à base de néonicotinoïdes pourrait réduire les rendements de certaines cultures clés de 20 % et coûter dans l’UE 4,5 milliards d’euros par an. Parrainée par Bayer Crop Sciences et Syngenta avec le soutien de l’Association européenne des semences, le Copa-Cogeca et l’association européenne de protection des cultures, l’étude avertit qu’un retrait des pesticides se traduirait par plus d’un million de pertes d’emplois et une hausse du prix des aliments.

0 vote
par Jacques Fabry (IP:xxx.xx4.144.230) le 17 mars 2013 a 10H51
Jacques Fabry (Visiteur)

Si vous avez le courage de sortir des idées reçues et matraquées, si vous voulez vraiment savoir ce qui cause la désorientation massive s des abeilles alors lisez la 2ème moitié de cet article illustré de photos : http://www.eauseccours.com/article-... et n’hésitez pas à me contacter pour en parler plus en détails.