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Ours des Pyrénées : Que faire pour le sauver ?
Ours des Pyrénées : Que faire pour le sauver ?
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14 juin 2011 | 3 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Ours des Pyrénées : Que faire pour le sauver ?

Ours des Pyrénées : Que faire pour le sauver ?

Selon le dernier rapport annuel de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, au moins 19 ours vivent aujourd’hui dans les Pyrénées, dont 17 côté français. Ils attendent vainement l’arrivée de l’ourse promise en son temps pour 2011 par Chantal Jouanno, ministre l’Ecologie de l’époque, pour remplacer l’ourse Franska, tuée accidentellement en 2007.
Nicolas Sarkozy, appuyé par des lobbies, se refuse à sauver l’espèce. Pourtant, comme le rappellent plusieurs associations de protection des animaux, « la restauration d’une population viable d’ours brun dans les Pyrénées constitue un impératif au regard des engagements internationaux de la France et demeure un objectif à atteindre ».

L’ours brun des Pyrénées n’a jamais été à la fête. Abondamment chassé par l’homme, on n’en trouvait plus qu’une petite centaine au début du XXème siècle, un nombre ramené à une quinzaine dans les années 80 puis à cinq au milieu des années 90. Inscrit sur la liste des espèces protégées depuis 1979, l’ours n’a fait l’objet jusqu’à présent que d’une timide attention de la part des autorités. Son sort est pourtant plus que préoccupant : La dernière ourse de souche pyrénéenne, Cannelle, a été abattue par un chasseur en 2004, et une ourse slovène, issue d’un programme de réintroduction, a été tuée dans un accident de la route trois ans plus tard.

Un lâcher d’ours femelle dans les Pyrénées-Atlantiques est donc vital pour l’espèce. Mais bien qu’annoncé par Chantal Jouanno, ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, ce lâcher est aujourd’hui compromis. Le président de la République Nicolas Sarkozy et la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet (pourtant initiatrice le 19 mai dernier d’une nouvelle stratégie nationale de la biodiversité) y sont en effet opposés, évoquant la sécheresse (qui n’a pourtant pas touché le département des Pyrénées-Atlantiques). Pour les associations écologistes, « le refus de lâcher ce printemps une ourse en Béarn signe l’arrêt de mort de cette espèce dans cette région où elle est présente depuis des millénaires ».

Les défenseurs des ours évoquent désormais les obligations européennes de la France : En ne contribuant pas à la restauration d’une population viable d’ours dans la région, l’hexagone s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’au gel des financements communautaires pour les Pyrénées. Et les associatifs ne sont plus seuls dans ce combat. A l’appel du collectif Pays de l’Ours-Adet, cinq anciens ministres de l’environnement (ayant été en poste depuis 1996) ont signé un texte de soutien à l’ours : Jean-Louis Borloo, Yves Cochet, Corine Lepage, Nelly Olin et Dominique Voynet. Même si leurs efforts ne brillaient pas toujours d’intensité, ils avaient dans l’ensemble œuvré en leur temps à la conservation de l’animal.
 

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Commentaires
4 votes
par crazycaze (IP:xxx.xx9.248.112) le 15 juin 2011 a 23H07
crazycaze (Visiteur)

Je me rappelle, dans mon enfance, la photo où posaient les chasseurs derrière l’ours abattu, fin des années 60, début des années 70, dans la République des Pyrénées... Pourtant, à l’époque, la population (a vista de nas) ne devait pas excéder la vingtaine de représentants. Peu à peu, on les signalait de plus en plus vers les pyrénées centrales, fuyant les vallées d’Ossau ou d’Aspe qu’ils affectionnaient pourtant. En 1984, nous avions quand même pu identifier sa présence au-dessus d’Etsaut...

Je suis écologiste, et pourtant je ne peux que constater de façon amère que la cause de l’ours actuelle n’est que posture, communication, et ne pose pas le problème dans sa réalité écologique, celle de son biotope... Est-il concevable de développer tourisme vert, stations de ski, surveillance des troupeaux avec des jumelles depuis son 4x4, et présence de l’ours ??

Les opposants à la présence de l’ours campent sur des positions aussi idéologiques et de mauvaise foi que ceux qui veulent imposer cette réimplantation sans vivre dans la société éco-touristico-pastorale. De tout temps, les ours ont fait moins de dégâts que des orages, des chiens errants, etc.

Par contre, il est vrai que comme tout animal sauvage, quand il découvre un moyen simple et peu coûteux au niveau énergétique de se procurer de quoi s’alimenter, il va bien entendu opter pour cette solution (surtout si le milieu ou la saison n’est pas propice). Toutefois, les patous avec leur collier aux pointes acérées savaient faire face, et le berger avait vite fait de faire fuir l’importun, à condition bien entendu d’avoir ramené les brebis dans le corral (en californie, les éleveurs qui ont à faire face au grizzlys utilisent des patous et cela se passe bien...).

Mais à présent, les éleveurs, compte tenu de l’absence de ce prédateur,et du prix de revient de leur travail, préfèrent se passer des bergers - car beaucoup de bergers étaient des employés, ils n’étaient pas forcément propriétaires des troupeaux dont ils assuraient la surveillance durant l’estive. Un vacher en haute vallée d’Aspe me racontait ainsi que l’ours avait bon dos, qu’il connaissait des veaux et des brebis qui attendaient sagement au fond des congélateurs, alors qu’elles avaient étaient indemnisées par le fond d’intervention eco-pastoral pour avoir été victimes du fauve (tu comprends, dans les village, on a gardé des trophées, en général la patte... alors quelques coups de griffes "façon ours", quelques poils, quelques vestiges de l’agression... et hop, le tour est joué !).

Facile pour des décideurs politiques de répondre favorablement à une directive européenne qui ne va troubler que quelques culs-terreux du fin fond des vallées pyrénéennes pour se donner bonne conscience face aux entorses maintes fois répétées aux autres règlementations européennes écologiques mais gênant pour le coup les magnats d’agro-alimentaire, de l’industrie ou de l’immobilier, d’en faire sa vitrine, son fond de commerce, son green washing.

Pendant qu’on fait semblant de sauver l’ours, on continue à étendre ces cancers que sont les stations de ski, on continue à ruiner les petits paysans, on ne fait rien pour décentraliser les services, ni encourager l’implantation de médecins dans ces régions, on s’ingénue à faire du tourisme vert de masse, etc.

Oui, c’est une grande perte de ne pas avoir su préserver un espace viable pour l’ours et les bergers... C’est une honte de n’avoir rien fait en ce sens alors que chacun savait. Je suis désolé, mais c’est malheureusement trop tard... alors au lieu de batailler sur un échec à terme, chacun ferait mieux d’analyser les erreurs du passé et oeuvrer pour préserver de façon durable ce qui peut l’être, pour que tous ceux qui vivent dans ces zones montagneuses, végétaux, animaux et humains, puissent co-évoluer de façon harmonieuse.

L’écologie, c’est comprendre les liens entre un organisme et son environnement, son eco-système. Faire de l’écologie, c’est accepter cette complexité et composer avec.

1 vote
par anti bouseux (IP:xxx.xx3.44.21) le 16 juin 2011 a 06H29
anti bouseux (Visiteur)

en italie ca pose beaucoup moins de problèmes, les gens acceptent la présence des betes sauvages et ils sont indemnisés en cas d attaques de leur troupeau. En France règne encore la mentalité paysanne/beauf , surtout que les élus locaux sont pourris par l electoralisme

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par mixx (IP:xxx.xx4.79.215) le 10 octobre 2011 a 12H27
mixx (Visiteur)

Dans les pyrénées atlantiques , nous ne sommes pas contre l’ours mais contre les méthodes du gouvernements. Imaginés, si un ours est aperçu devant votre camping ; vous êtes obligés de le fermer pendant 1 mois pour ne pas le déranger. En attendant, vous faîtes comment pour faire votre famille pendant ce temps ? Donc, oui à l’ours mais pas à ces lois absurdes.