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Moutons, chèvres et bovins : un nouveau virus frappe l’Europe
Moutons, chèvres et bovins : un nouveau virus frappe l'Europe
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28 janvier 2012
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Moutons, chèvres et bovins : un nouveau virus frappe l’Europe

Moutons, chèvres et bovins : un nouveau virus frappe l'Europe

Un premier cas du virus de Schmallenberg a été détecté sur le territoire français. Ce nouveau virus, qui semble être véhiculé par des moucherons, provoque diarrhées et malformations chez les animaux. Il touche les moutons, les chèvres et les bovins. Connue sur d’autres continents, la maladie frappe désormais l’Europe : Elle a atteint l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique… et un élevage de l’hexagone, situé en Lorraine, est touché à son tour.

Les symptômes engendrés par le virus de Schmallenberg (du nom de la ville allemande où il a été détecté en Europe pour la première fois en novembre 2011) sont :

• une perte d'appétit et une chute de production chez les vaches laitières
• des fièves
• des diarrhées sévères
• des avortements ou des naissances d’agneaux ou de veaux malformés pouvant résulter de ces deux premiers symptômes. L’issue étant une mort rapide.

Bien que ce virus, inconnu des services vétérinaires français, ne se transmette pas directement d’un animal à l’autre, le monde agricole est particulièrement inquiet. Les femelles en gestation sont les plus exposées. Étant donné que la période de mise à bat des ruminants a débuté, il est recommandé aux éleveurs de faire preuve d’une grande vigilance. En France, 25 cas suspects sont en cour d’analyse par le laboratoire de l’Agence sanitaire de l’alimentation, à Maisons-Alfort, et le département de la Moselle (actuellement le plus exposé au virus en France) est en alerte. La maladie a touché d’autres pays européens avant d’atteindre l’hexagone : La Belgique, le Royaume-Uni, l’Allemagne (où 51 élevages sont touchés) et tout particulièrement les Pays-Bas.

Coen Gelinck, porte-parole du ministère de l’Agriculture néerlandais a fait savoir que « 76 exploitations, principalement de moutons, mais également de chèvres et de bovins, sont contaminés aux Pays-Bas ». Jack Luiten, porte-parole de la fédération néerlandaise des agriculteurs, indique quant à lui que « ce virus est proche d’autres virus qui ont été détectés par le passé en Australie ou en Amérique du Sud ». Ce dernier précise en outre que « tout laisse à penser en l’état actuel des choses que le virus ne peut pas être transmis à l’homme ».

Aux Pays-Bas, les éleveurs constatant des malformations à la naissance auprès de leurs animaux doivent, depuis décembre 2011, en informer les autorités. Une mesure identique devrait être prise sous peu en Allemagne, qui plaide en outre pour qu’une réglementation soit adoptée au niveau européen. En France, un plan de surveillance a été mis en place par la Direction générale de l’alimentation (DGAL), mais aucune restriction particulière n’a été décidée en direction des exploitations suspectes, la nouvelle maladie étant encore à l’étude. A noter enfin qu’en raison du virus, la Russie a suspendu les importations de moutons et de chèvres néerlandais depuis la mi janvier.
 

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