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Maladies rénales aiguës et chroniques chez les lézards
Maladies rénales aiguës et chroniques chez les lézards
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6 avril 2011
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Maladies rénales aiguës et chroniques chez les lézards

Maladies rénales aiguës et chroniques chez les lézards

Les lézards ont un métabolisme très lent. Chez eux, la plupart des maladies laissent donc écouler un laps de temps assez conséquent avant d’atteindre un seuil critique. Et la guérison, à son tour, nécessite beaucoup de temps. Parmi les maux qui affectent les lézards en captivité, les maladies du rein -chez les adultes notamment- sont une des causes majeures de mortalité. Ces maladies, entraînées par une insuffisance rénale chronique, sont contractées suite à un mauvais traitement ou une mauvaise alimentation ayant souvent des répercussions infectieuses ou toxiques.

Afin de pouvoir cerner la problématique des maladies rénales chez les lézards, il faut savoir que ces reptiles éliminent les sous-produits du métabolisme des protéines par l’excrétion d’acide urique, et ce à l’aide des reins. Des niveaux élevés d’acide urique sont ainsi susceptibles de provoquer la goutte chez les lézards déshydratés (cette pathologie est surtout rencontrée chez des lézards végétariens qui sont nourris de façon inadaptée avec de la viande animale, comme par exemple la nourriture en conserve pour chats). Chez les lézards, l’urine produite par les reins s’écoule pour passer par la vessie ou dans le colon distal avant d’être évacuée par excrétion.

Une maladie rénale aiguë se traduit généralement ici par l’apparition de la dépression, de la léthargie, d’une production d’urine faible ou inexistante, et d’une perte de forces. L’administration de médicaments (ceux-ci pouvant se révéler toxiques pour les reins) ou l’accumulation de toxines ou divers poisons en sont souvent la cause. Chez les lézards, le potentiel de la maladie rénale peut régulièrement être mesuré par les conditions d’élevage (faible humidité et manque d’eau sur le long terme menant à une déshydratation) ou des facteurs nutritionnels (richesse en protéines ou administration excessive de vitamines D3). Et les effets sont visibles : Perte d’appétit et perte de poids viennent renforcer une mauvaise condition physique et des douleurs abdominales chez ces animaux.

Lorsque survient le diagnostic, le vétérinaire doit bien souvent procéder à un hémogramme complet et à une analyse d’urine, et les radiographies sont préconisées pour évaluer la taille des reins et détecter la présence de calculs rénaux et/ou de goutte. La biopsie rénale s’avère ici déterminante pour établir un état des lieux de la maladie. Les chances de guérison complète sont réelles. Pour cela, l’animal souffrant doit être réhydraté et faire l’objet de tests réguliers en laboratoire. L’allopurinol (un médicament hypo-uricémiant faisant baisser l’uricémie) sera dans certains cas préconisé pour réduire la production d’acide urique par le foie. Dans le cas du déclenchement de la maladie par une toxine, Il faudra extraire cette dernière, et dans le cas d’une maladie rénale aiguë causée par une infection bactérienne, un traitement aux antibiotiques sera préconisé.

Bien souvent, le propriétaire de l’animal ne détectera pas les premiers signes de la maladie, et le vétérinaire devra donc stabiliser le lézard en apportant un traitement spécifique. Y compris, au besoin, en faisant appel à la chirurgie. A long terme il s’agira d’évaluer les besoins en protéines. Et si une présence trop importante de phosphore est détectée dans le sang, des chélateurs de phosphates pourront être prescrits. Par ailleurs, une exposition aux rayons du soleil fournira au lézard des vitamines D3, un niveau d’humidité adéquat devra lui être apporté, et son appétit pourra lui être rendu par le biais d’injections de vitamines B et des stéroïdes anabolisants. Dans le cas d’une persistance des maux, les chances sont grandes pour que l’animal ait la goutte. une prise en charge diététique est alors requise, bien que peu de recherches aient été effectuées pour déterminer le traitement approprié de la goutte chez les reptiles.

Pour aller plus loin : Maladie et soins Lézard
 

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