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Madagascar : Les lémuriens en danger critique
Madagascar : Les lémuriens en danger critique
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20 septembre 2012
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Madagascar : Les lémuriens en danger critique

Madagascar : Les lémuriens en danger critique

Les lémuriens, ces petits animaux immortalisés par le film d’animation "Madagascar", seraient les mammifères les plus menacés de la planète. C’est ce que révèle une étude récente de l’Union Internationale pour la Préservation de la Nature (UICN).

Claude-Marcel Hladik, chercheur au CNRS et éco-anthropologue au Muséum d’histoire naturelle, s’est penché sur l’animal pour le site de RFI : « Les lémuriens sont des prosimiens, les plus primitifs des primates, plus primitifs que leurs cousins singes qui sont restés sur le sol africain. S’il existe quelques espèces nocturnes sur le continent, comme les Galagos ou les Arctocèbes, la majorité des lémuriens, diurnes et nocturnes, a évolué en solitaire sur l’île ; raison pour laquelle ils ne ressemblent à aucun autre mammifère ». Aujourd’hui l’animal serait gravement menacé. L’atelier international sur les primates, qui s’est déroulé du 9 au 14 juillet dernier à Antananarivo, au Madagascar, a alerté les experts : Les lémuriens, qui représentent encore 20% des primates à la surface du continent, seraient pour la grande majorité d’entre eux gravement menacés d’extinction, les plus exposés parmi les mammifères.
 
Dans le détail, la liste rouge des espèces menacées établie par l’UICN fait état de 23 espèces de lémuriens en danger critique, 52 en danger, 19 fragiles et 3 presque menacées. Seules 3 espèces de lémuriens sont "moins concernées". Les primates malgaches sont surtout menacés par la perte de leur territoire : La population malgache ne cesse en effet de croître, entraînant davantage de terres vouées aux cultures, notamment des rizières, ce qui accentue le phénomène de déforestation.
 
Les lémuriens, tout comme le reste de la faune, sont ainsi en danger. Près de 28 500 km2 de forêt primaire ont été détruits entre 1992 et 2011, et la tendance auprès du gouvernement malgache, après le dernier coup d’état militaire, n’est pas favorable à l’aide non humanitaire et au financement de plans environnementaux et de conservation. Le salut des lémuriens viendra-t-il du tourisme écologique ? Désormais, des naturalistes mobilisés et débarqués sur l’île décuplent d’efforts pour préserver l’habitat des lémuriens, tout en soutenant des initiatives locales qui vont dans ce sens. Les spécialistes réunis à l’occasion de l’atelier international sur les primates, veulent d’ailleurs y croire : « Les espèces uniques et merveilleuses de Madagascar constituent son plus grand atout et sa meilleurs figure emblématique. Le reste du monde ne laissera pas tomber les lémuriens ».
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