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Les tortues marines victimes de polluants perturbateurs endocriniens
Les tortues marines victimes de polluants perturbateurs endocriniens
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27 avril 2011
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Les tortues marines victimes de polluants perturbateurs endocriniens

Les tortues marines victimes de polluants perturbateurs endocriniens

Des agents contaminateurs tels que les PCB s’accumuleraient dans la chaîne alimentaire des tortues, et affecteraient tout particulièrement les tortues migratrices. Telle est la conclusion d’une étude américaine publiée ce mois-ci dans la revue Environmental Toxicology and Chemistry et relayée par le site indépendant Summit Voice.

Une étude a été menée dans les environs de Port Canaveral, en Floride (Etats-Unis) sur 29 tortues marines munies de colliers émetteurs. Celle-ci laisse entendre que les tortues migratrices évoluant le long des côtes seraient exposées à des niveaux élevés de perturbateurs endocriniens chimiques générés par les activités humaines (ces derniers étant désignés comme des polluants organiques persistants en raison de leur non décomposition dans l’environnement). Selon l’équipe de scientifiques, les tortues migratrices seraient victimes d’un empoisonnement cumulatif : Une infiltration des contaminateurs dans la chaîne alimentaire s’opèrerait en effet à travers des proies telles que les crabes. Le repérage par satellite employé pour pister les polluants en milieu maritime a mis en lumière les risques potentiels encourus par les tortues, menacées par les produits chimiques synthétiques.

Et les travaux, publiés cette semaine dans la revue Environmental Toxicology and Chemistry, ont comparé les niveaux et la nature des produits chimiques présents dans le sang des tortues migratoires d’un côté, et sédentaires de l’autre. Pour l’auteur principal de l’étude, Jared Ragland, chercheur à l'Université de Caroline du Sud, « il est encore impossible à l’heure actuelle de déterminer le niveau de risque induit par les polluants organiques persistants chez les espèces menacées de tortues caouanne ». Pourtant, comme l’estime l’expert, « une bonne compréhension de ces risques est essentielle pour que naturalistes et scientifiques puissent maintenir les individus en bonne santé et ainsi garantir la survie de l’espèce ». Jared Ragland, optimiste, estime que les bases sont posées : « La tortue figure depuis 30 ans au rang des espèces menacées. Mais dès à présent, et sans perdre davantage de temps, nous pouvons nous concentrer sur l’examen des effets des produits chimiques synthétiques sur ces animaux dans la nature ».

L’observation des 29 tortues, analysées dans le cadre du projet afin de déceler des traces éventuelles de pesticides organochlorés, de biphényles polychlorés, éthers diphényliques polybromés et toxaphènes (pouvant mener à des cancers et à des troubles neurologiques), a ainsi, pour l’heure, dessiné cette tendance nette : Les tortues évoluant vers le nord après la saison de reproduction détiennent une concentration élevée de polluants organiques persistants dans le sang, les exposant davantage à une toxicité que les tortues restées en Floride.
 

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